LES GRANDS DISPARUS

 Biographie de Sylvanus Epiphanio Kwami OLYMPIO

 

Kwame Olympio

Kwame Olympio

6 septembre 1902 : Naissance de Sylvanus Epiphanio Kwami OLYMPIO à Kpando, dans le Togo britannique de l’époque, région annexée au Ghana peu avant son indépendance. Son père, Epiphanio Elpidio OLYMPIO (1873-1968), était un riche commerçant en vivres – tissus et planteur de cocoteraies venu s’installer au Togo, dés l’âge de 19 ans. Ce dernier était né d’une femme yoruba, princesse nigériane d’Abéokuta et de Francisco da Silva OLYMPIO, brésilien et trafiquant d’esclaves établi à Agoué, lui-même fils d’un brésilien d’origine portugaise et d’une amérindienne. La mère de Sylvanus, Fidélia AFE (1862 environ-1967), était une femme d’origine esclave de l’ethnie mamprusi de la région de Dapaong.

 

 

 

 1914 : Après ses études primaires à la Mission catholique allemande à Lomé, puis à l’école coloniale française Sylvanus OLYMPIO est inscrit à l’Ecole secondaire anglaise, la région de Kpando où il vivait avec ses parents étant située dans le Togo britannique, partie du territoire qui est le produit de la division du Togo entre la France et la Grande Bretagne après la défaite militaire subie par les troupes allemandes dans le pays en 1914, dès les débuts de la première guerre mondiale (1914 à 1918). Togo français et Togo britannique seront deux territoires dont la Société des nations (SDN) va ratifier le partage entre la France et la Grande Bretagne auxquels il confie un mandat d’administration qu’il supervise dans le cadre d’un régime de tutelle.

Sylvanus Epiphanio Olympio le Père de l'Indépendance

Sylvanus Epiphanio Olympio le Père de l'Indépendance

6 septembre 1902 : Naissance de Sylvanus Epiphanio Kwami OLYMPIO à Kpando, dans le Togo britannique de l’époque, région annexée au Ghana peu avant son indépendance. Son père, Epiphanio Elpidio OLYMPIO (1873-1968), était un riche commerçant en vivres – tissus et planteur de cocoteraies venu s’installer au Togo, dés l’âge de 19 ans. Ce dernier était né d’une femme yoruba, princesse nigériane d’Abéokuta et de Francisco da Silva OLYMPIO, brésilien et trafiquant d’esclaves établi à Agoué, lui-même fils d’un brésilien d’origine portugaise et d’une amérindienne. La mère de Sylvanus, Fidélia AFE (1862 environ-1967), était une femme d’origine esclave de l’ethnie mamprusi de la région de Dapaong.

 

1920-1927 : Parti à l’âge de 18 ans, Sylvanus OLYMPIO poursuit ses études à Londres (Angleterre) où il obtint la London Matriculation (l’équivalent du baccalauréat français) avant d’entamer un cursus universitaire d’économie politique à la London School of Economics (1922 – 1926) d’où il sort diplômé pour aller poursuivre, ensuite, des études supérieures de droit international à Dijon (France) et à Vienne (Autriche).

1927 : Engagé à la fin de ses études comme employé par la Lever Brothers Company, Sylvanus OLYMPIO y entame une carrière professionnelle à Londres.

1928-1930 : Retour en Afrique où Sylvanus OLYMPIO est affecté d’abord comme adjoint à l’agent général de la compagnie Unilever à Lagos (Nigeria) puis est muté comme chef de la société à Hô (Ghana).

 1932 : Jusque là adjoint de l’agent général de la Compagnie Unilever pour le Togo, Sylvanus OLYMPIO est muté au Togo où il revient s’établir pour accéder au poste d’Agent général de la United Africa Company (UAC), filiale du groupe Unilever en zone française. Promotion exceptionnelle alors pour un africain autochtone, il était le plus en vue de toute l’élite africaine de Lomé et se voit désigner, de ce fait, comme Président de la Chambre de commerce de Lomé. La même année, il accepta d’être le conseiller technique d’un groupement pré-politique : le Conseil des notables créé par le pouvoir colonial français comme un instrument destiné à l’aider à administrer le Togo.

Sylvanus Kwame Olympio

Sylvanus Kwame Olympio

1930 : Il épouse Dina Grunitzky, une jeune métisse togolaise fille d’un officier allemand d’origine polonaise et d’une mère anlon de Kéta (Ghana), née de la famille royale des Amégashie. Elle est la sœur d’un certain Nicolas Grunitzky qui fera parler de lui plus tard à l’assassinat de son beau-frère Sylvanus auquel il accepta de succéder à la tête de l’Etat togolais après son assassinat. Ils eurent 5 enfants dont trois garçons et deux filles : Kwassi Bonito Herbert (décédé le 25 août 1994), Ablavi Rosita, Kwami Gilchrist Sylvanus, Ayaba Sylvana et Kodzo Elpidio Fernando.

 

1934 : Olympio participe au comité de rédaction du journal « Le Guide du Togo » créé par Jonathan Savi de Tové, comme outil d’éducation politique.

1936 : OLYMPIO est désigné vice-président du Cercle des Amitiés Françaises qui joua le même rôle que le Conseil des notables.

13 mars 1941 : Olympio participa à la création du « Comité de l’Unité togolaise », une association initiée au départ par le gouverneur Lucien Montagné comme une amicale entre autochtones et colons français, à l’image du Conseil des notables d’avant guerre pour contrer les revendications du regroupement dénommé Deutsche Togo Bund. Créé le 1er septembre 1924 et enregistré à Accra (Ghana) en 1924, ce dernier menait campagne pour la reconstitution du territoire togolais tel que délimité sous la colonisation allemande ce qui garantirait la réunification du peuple Ewe artificiellement divisé entre deux territoires du Togo et du Togo britannique (annexé plus tard au Ghana) par les colons français et britannique.

1942 : Olympio est arrêté et emprisonné pendant trois semaines, avec six de ses collègues, à Djougou, dans le nord du Dahomey d’alors, par le gouverneur colonial qui représentait, au Togo, le régime de Vichy parce que, comme commerçants, ils travaillaient pour des entreprises britanniques. On était en effet à l’époque en pleine IIe Guerre mondiale où un pacte, conclu avec Hitler par le Maréchal Pétain qui dirigeait alors la France, partagea cette dernière en deux. La moitié nord du pays fut laissée aux nazis alors qu’un gouvernement de « collabos » des nazis dirigé par Pétain se mettait en place dans la ville thermale de Vichy. Dans toute la France y compris dans les colonies, la chasse s’engagea alors contre ceux qui, comme Sylvanus Olympio, continuaient à entretenir des relations – fussent-elles commerciales – avec des représentants de l’Angleterre, pays considéré comme « ennemi » de l’Allemagne et de Vichy dans cette guerre. A l’annonce du débarquement des troupes alliées en Afrique du nord, toute l’Afrique occidentale française se rallia à la résistance française dirigée depuis Londres par Charles De Gaulle. Olympio fut alors libéré mais se vit intimer, par l’administrateur, l’ordre de quitter immédiatement la prison, en pleine nuit, au milieu de la brousse, sans voiture, ni autre moyen de déplacement qu’à pied.

30 janvier – 8 février 1944 : Avant même la fin de la IIe Guerre mondiale, Charles de Gaulle, convoqua la Conférence de Brazzaville pour tenter de sauver les intérêts coloniaux français en Afrique qui menaçaient d’être balayés par le soulèvement des peuples africains dont les premiers soubresauts se manifestaient déjà à ce moment même où la France, sortie totalement exsangue de cette guerre, ne pouvait y résister. En effet particulièrement dure été, pour les Africains, les affres de toutes sortes qu’ils avaient subies au titre de l’effort de guerre : surexploitation organisée à travers la pratique esclavagiste du travail forcé avec son lot de brimades et exactions, envoi de troupes servant de « chair à canon » en première ligne sur les fronts de cette guerre, etc.. Il y fut décidé un train de réformes : suppression du régime discriminatoire de l’« indigénat » dès la fin de la guerre, abolition du travail forcé dans un délai de cinq ans, représentation élue de députés africains à l’Assemblée constituante française qui allait se mettre en place. Au Togo où, sous la direction de Sylvanus OLYMPIO, le combat du CUT pour l’indépendance la réunification du peuple ewé s’intensifiait, ces décisions suscitent une vive contestation comme le note ainsi Claude Gérard (cf. Les pionniers de l’indépendance) : « Au Togo, par contre, l’indépendance future de ce Territoire sous Tutelle des Nations Unies, administré par la France depuis la première guerre mondiale, est souhaitée par tous. Aussi les recommandations de la Conférence de Brazzaville, excluant toute perspective même lointaine « de self-governments dans les colonies », déclenchent-elles à Lomé des manifestations hostiles ».

27 avril 1946 : A la réunion de renouvellement du Conseil d’administration du « Comité de l’Unité togolaise », Sylvanus Olympio proposa et fit adopter qu’il change de nature pour devenir un véritable parti nationaliste. C’était dans un contexte où, le 9 avril 1946, avait été créé, par Pedro OLYMPIO (un cousin de Sylvanus) et Nicolas Grunitzky, le Parti togolais du progrès (PTP). Les membres de ce parti, inféodés à l’administration coloniale française – tout comme l’Union des chefs et des populations du nord (UCPN)–, que cette dernière créera de toutes pièces en 1951, s’illustraient par leur farouche opposition au combat des nationalistes togolais qui menaient ouvertement campagne pour la réunification du peuple Ewé arbitrairement divisé entre les deux Togo par les colonisations française et britannique.

9 juin 1946 : A l’initiative de Daniel Chapman, un professeur du collège d’Achimota en Gold Coast (le Ghana de l’époque) fut créée la « All Ewe Conference » qui s’était fixée pour objectif de combattre pour la réunification du peuple Ewe. Sylvanus OLYMPIO en devint un représentant au Togo, pays que les colons français et britanniques se sont partagés la fin de la première mondiale en le divisant en deux territoires soumis à leur domination respective et dont les peuples ont également été divisés par une frontière artificielle.

10 novembre 1946 : Aux élections des députés au Conseil de l’Union française, le parlement français de l’époque, total fut le succès du CUT dirigé par Sylvanus Olympio qui inscrivit l’unification et l’indépendance du Togo au programme qu’il proposa aux citoyens en présentant Martin AKU comme candidat : avec 4 270 voix, il obtenait 73 % des suffrages exprimés contre 1 460 voix soit 25 % des suffrages exprimés pour Nicolas Grunitzky, le candidat présenté par le Parti togolais du progrès (PTP). Martin AKU alla donc siéger à l’Assemblée nationale française.

8 décembre 1946 : Aux élections à la première Assemblée représentative du Togo, le CUT conforta ses positions en raflant presque tous les sièges. Olympio fut alors appelé à présider cette assemblée pour 5 ans. Il avait alors 44 ans.

8 octobre 1947 : Délégué de la « All Ewe Conference », OLYMPIO se rend pour la première fois à l’ONU pour plaider la cause de la réunification du peuple Ewe. Il fera par la suite ce voyage chaque année, et même deux fois par an parfois.

 

1951 : Muté par le groupe Unilever à Paris dans les services de la « Compagnie du Niger », sa filiale, suite aux interventions manoeuvrières du pouvoir colonial français auprès de ses patrons anglais pour l’empêcher de continuer à diriger le combat politique du CUT au Togo, OLYMPIO fut convoqué à Londres. Là ses patrons le sommèrent de choisir un des deux termes de cette alternative : ou bien partir en croisière aux frais de la société, en Grèce ou ailleurs afin de ne pas être à Paris où devait se tenir une session de l’ONU devant laquelle Sylvanus était susceptible d’intervenir au compte des nationalistes togolais ou bien démissionner ! Spectaculairement, OLYMPIO choisit de démissionner pour ne pas trahir la cause du combat pour l’indépendance du Togo ce qui lui conféra un énorme prestige.

Olympio Kwame Sylvanus

Olympio Kwame Sylvanus

7 janvier 1951 : Congrès de réorientation politique générale du CUT à Kpalimé. Précédée d’une Conférence prémiliminaire tenue à Kusuntu, sur la route menant à Missahöhe et rassemblant toues les organisations pan-éwéistes et pan-togolais du BMT et du Togo sous tutelle française. Il rassembla, sous la présidence du chef Apetor II de Kpalimé, tous les cadres nationalistes favorables à l’unification et à l’indépendance du Togoland notamment les chefs traditionnels du Nord et du Sud. Le Congrès élut un Conseil d’administration avec Pa De Souza comme président et Sylvanus Olympio comme l’un de ses vice-présidents.

 

1952 : Réélu à l’Assemblée territoriale togolaise où le CUT venait cependant de perdre la majorité des sièges grâce aux fraudes massives organisées par le pouvoir colonial français au profit de leurs suppôts du PTP, OLYMPIO doit laisser à ces derniers la présidence de cette assemblée.

 

 27 avril 1958 : De nouvelles élections législatives sont organisées au Togo pour la désignation d’une nouvelle assemblée, cette fois-ci, sous la supervision d’une mission l’ONU (dirigée par le Hawaïen Max Dorsinville) à la demande des nationalistes. C’était pour éviter les fraudes massives régulièrement planifiées jusque-là par le pouvoir colonial français lors des précédentes consultations électorales pour imposer frauduleusement la victoire de ses suppôts du PTP et de l’UCPN. Déchu de ses droits civiques, OLYMPIO ne pouvait y être candidat. Bien que les fraudes du pouvoir colonial eurent lieu quand même notamment au niveau de la manipulation des listes électorales, leur limitation permit au CUT de gagner ces élections. De l’avis de tous les observateurs, ce fut avec une totale surprise que la victoire des partisans de l’indépendance immédiate « Ablodé ! » regroupés autour du CUT s’imposa « avec l’ampleur d’une lame de fond ». Les nationalistes venaient de remporter une confortable majorité de 33 sièges sur les 46 à pourvoir pour la nouvelle assemblée en ce 27 avril 1958.

Sylvanus Epiphanio

Sylvanus Epiphanio

1954 : Arbitrairement accusé de « trafic de devises » entre le Togo et le Ghana par le pouvoir colonial français, OLYMPIO se voit proposer par ce dernier de renoncer à la vie politique pour que cette supposée « infraction » ne soit pas retenue contre lui. Ayant refusé avec indignation cette grossière tractation, il est condamné à une amende de 5 millions de F CFA et à la déchéance de ses droits civiques, ce qui l’empêcha d’être candidat aux consultations électorales ultérieures sous le régime colonial français.

 

16 mai 1958 : Après avoir proclamé dès sa première séance une amnistie qui restitua à Sylvanus OLYMPIO ses droits civiques, l’Assemblée législative l’investit Premier ministre de la République du Togo.

Automne 1958 : Nommé Premier ministre, OLYMPIO se rend à Paris pour y rencontrer le Président de la République, Charles de Gaulle, afin de négocier avec lui un cadre politique disposant que, bien que les Togolais se soient prononcés pour l’indépendance immédiate, le 27 avril 1958, il souhaitait ne pas traduire immédiatement cette volonté dans les faits et préférait attendre encore deux ans, jusqu’en avril 1960, pour la proclamation effective de l’accession du Togo à la souveraineté internationale.

15 novembre 1959 : Aux élections municipales le CUT confirme à nouveau son triomphe en raflant 136 sièges sur les 160 à pourvoir. Sylvanus OLYMPIO est élu maire de Lomé.

27 avril 1960 : Lors de cérémonies grandioses organisées à Lomé en présence de représentants d’Etats et institutions venus du monde entier, Sylvanus OLYMPIO proclame solennellement, à minuit l’indépendance du Togo par ce discours :

Sylvanus olympio proclamant l'indépendance du Togo

Sylvanus olympio proclamant l'indépendance du Togo

 

« « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ?

La nuit est longue mais le jour vient ! »

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Le grand jour tant souhaité est enfin arrivé.

Notre pays, le cher Togo qui, depuis 1884, a été successivement protectorat allemand, condominium franco-britannique, territoire sous tutelle de la France retrouve, en ce jour du 27 avril 1960, sa liberté d’antan.

De ce moment et à jamais affranchi de toutes sujétions, de toutes entraves, maître de son destin, maître de ton destin, cher Togo, mon cher pays, te voilà libre enfin.

Au nom du peuple togolais, je proclame solennellement l’indépendance du Togo, notre patrie. »

9 avril 1961 : Sylvanus OLYMPIO est élu Président de la République togolaise au terme des élections remportées par le Parti de l’unité togolaise qui rafla 560 938 voix sur les 564 617 votants et 627 688 inscrits soit 89 % des votants et 97 % des suffrages exprimés (la Juvento, l’allié d’avant qui s’opposait alors au CUT, n’avait pas pu se présenter n’étant pas arrivée à déposer la caution fixée dans les délais prévus).

30 janvier 1962 : Une grave crise politique éclate au sommet de l’Etat où le gouvernement de Sylvanus OLYMPIO prend la décision de dissoudre son allié de toujours, la Juvento, après l’annonce de la découverte d’un complot faisant suite à l’apparition de divergences de ce parti avec le CUT qui a conduit au départ de ses membres du gouvernement, alors que d’autres sont arrêtés et emprisonnés à Mango.

13 janvier 1963 : Sur les téléscripteurs du monde entier tombe cette information : « Coup d’Etat au Togo. Le président de la République Sylvanus OLYMPIO assassiné ». Etienne GNASSINGBE Eyadéma a publiquement revendiqué l’avoir abattu, à bout portant, par des balles tirées en pleine poitrine et au bas-ventre avant de lui sectionner, au couteau, les veines des poignets. Puis, avec la baïonnette de l’arme, il lui taillada la cuisse gauche tout en expliquant fièrement à ses camarades : « C’est comme ça que je faisais en Algérie pour m’assurer que mes victimes étaient bien mortes ». OLYMPIO agonisa longuement ainsi au sol en se vidant de son sang, dans d’atroces souffrances. C’était le premier coup d’Etat sanglant de l’Afrique indépendante, fomenté par les réseaux du tristement célèbre Jacques FOCCART, ministre français de la coopération du gouvernement dirigé par Charles de Gaulle. Pour cet assassinat dont l’organisation fut confiée aux bons soins du commandant Maîtrier, cet officier français qui commandait la gendarmerie nationale togolaise, on eut recourt à la manipulation de demi-soldes démobilisés de l’armée française à la fin de la guerre d’Algérie. Chose tout à fait étonnante qui démasque un complot organisé du plus haut sommet de l’Etat français : à 6 H du matin, ce 13 janvier 1963, France Inter, la radio de l’Etat français annonça la nouvelle de l’assassinat d’Olympio alors qu’il n’avait même pas été retrouvé par le commando envoyé pour le tuer. Ayant réussi à lui échapper une première fois, il s’était réfugié à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, cachette que l’Ambassadeur des Etats-Unis, Léon Poullada, révéla à l’Ambassadeur de France, Louis Mazoyer, et d’où le commando ira le sortir en escaladant le mur d’enceinte, en violation flagrante de la règle d’extraterritorialité protégeant toutes les Ambassades. Récupéré par le révérend père Jean Gbikpi, son corps échappa ainsi à la disparition comme celui de Lumumba du Congo (qu’on fit dissoudre dans un bac d’acide), fut acheminé clandestinement par Christophe da Gloria au Bénin où il a été inhumé au carré des Afro-brésiliens du cimetière d’Agoué.

20 septembre 1964 : Décès à Cotonou (Bénin) de Dina, épouse de Sylvanus OLYMPIO qui, inconsolable et traumatisée après l’assassinat de son mari, ne put lui survivre. Elle fut enterrée à côté de son mari à Agoué.

 

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KWAME NKRUMAH – LE PERE DU

PANAFRICANISME
      Au cœur de la pensée panafricaine se trouve Kwame Nkrumah. Il est celui qui a porté la Côte d’Or a son indépendance pour en faire le Ghana, premier pays africain à être libéré de l’emprise coloniale. Sa vision dépassait les intérêts de son seul pays et il aura œuvré toute sa vie pour l’Unité africaine. Mort dans la déchéance, longtemps resté impopulaire, sa pensée panafricaine lui a survécu. Portrait.

(Osagyefo Kwame Nkrumah)

(Osagyefo Kwame Nkrumah)

 

A l’heure où le Sommet de l’Union Africaine s’ouvre à Maputo, le panafricanisme n’est plus seulement un idéal. L’Afrique œuvre pour son unité, celle tant rêvée par Kwame Nkrumah, père de l’Indépendance du Ghana. En 1957, la Côte d’Or est alors le premier pays africain à se libérer du joug de la présence coloniale britannique et très vite, la pensée émancipatrice de Nkrumah s’affirme au delà des frontières du Ghana. En 1960, quelques mois après son accession à la fonction suprême de président de la République, celui qui se fera appelé Osagyefo, le Rédempteur, écrit : « le nationalisme africain ne se limite pas seulement à la Côte d’Or, aujourd’hui le Ghana. Dès maintenant il doit être un nationalisme panafricain et il faut que l’idéologie d’une conscience politique parmi les Africains, ainsi que leur émancipation, se répandent partout dans le continent ».

(Osagyefo-kwame-nkrumah)

(Osagyefo-kwame-nkrumah)

 

Les prémisses de l’idéologie panafricaine

Fils unique d’une mère commerçante et d’un père chercheur d’or, Kwame Nkrumah est né en 1909 à Nkroful, un village du sud ouest de la colonie britannique de la Côte d’Or. Les fondements de sa pensée panafricaine prennent leurs sources dans un parcours qui le mène de la Côte d’Or à l’Angleterre en passant par les Etats-Unis. En 1935, il quitte son pays pour aller étudier l’économie et la sociologie à l’université Lincoln en Pennsylvanie. Là il découvre les écrits des auteurs noirs Marcus Garvey et W.E.B Du Bois qui alimenteront sa future idéologie. Il se plonge dans l’histoire politique américaine et comprend que la puissance des Etats-Unis réside dans son unité. En 1943, il écrit son premier pamphlet anti-colonial Towards colonial freedom, dans lequel il dénonce l’asservissement de l’Afrique.

 

Osagyefo Nkrumah

Osagyefo Nkrumah

En 1945, il embarque pour Londres afin de poursuivre des études de droit mais très vite, l’émulation politique qui règne dans le pays au sein des communautés issues des colonies le gagne. Il rejoint le syndicat des Etudiants d’Afrique de l’Ouest et organise la 5ème conférence panafricaine de Manchester. Il travaille aux côtés de politiciens africains qui deviendront les principaux instigateurs de l’indépendance dans leur pays, parmi lesquels Jomo Kenyatta, futur président du Kenya. Ses textes enflammés, publiés dans le journal « Le Nouvel Africain » promettent l’unité africaine et font parler de lui : le nom de Nkrumah est désormais synonyme de radicalisme pour l’administration coloniale en Côte d’Or.

 

 

Retour triomphal

 

Osagyefo N'krumah

Osagyefo N'krumah

En 1947, son retour au pays est triomphal et lui promet une ascension fulgurante. Il prend immédiatement la tête du nouveau parti pour l’Indépendance United Gold Coast Convention, et mène des actions dans tout le pays tandis que la puissance colonisatrice réprime les velléités émancipatrices qui gagne le peuple. En 1948, Nkrumah est emprisonné pour agitation politique lors d’une manifestation contre le gouvernement : il devient alors un martyre politique, un rôle qu’il accepte et cultive. La pression est grande et l’administration coloniale est obligée de faire des concessions. En 1952, Nkrumah devient le premier ministre de la Côte d’Or et son nouveau parti, le CPP (Convention People’s party) gagne toutes les élections organisées par les Britanniques pour tester les préférences politiques du peuple. Le 6 mars 1957, le combat de la première révolution arrive à son terme : la Côte d’Or devient indépendante et se rebaptise Ghana.

 

 

« Nkrumaïsme »

 

Kwame Nkrumah

Kwame Nkrumah

A la tête du premier Etat indépendant d’Afrique, dont il devient le président en 1960, Nkrumah, pris dans l’euphorie de la victoire, voit grand. Il œuvre activement pour la libération des pays encore soumis à la domination coloniale. C’est ainsi qu’il apporte 25 millions de dollars de soutien à la Guinée suite à la déclaration de son indépendance en 1958. La même année, la réunion des chefs d’Etat africains se tient à Accra sous l’égide du ghanéen qui affirme la nécessité pour l’Afrique « de développer sa propre communauté et sa personnalité », et son non-alignement aux deux blocs.

 

 

La politique extérieure de Nkrumah est toute entière dédiée à la construction de l’Unité africaine qu’il pense comme une fusion organique des Etats Indépendants et non comme leur simple coopération. Il entend promouvoir sa doctrine originale, le « consciencisme », qu’on appelle parfois aujourd’hui le « nkrumaïsme ». Empreinte d’un marxisme non orthodoxe associé au concept traditionnel africain de collectivisme, elle vise « la résurrection des valeurs humanitaires et égalitaires de l’Afrique traditionnelle dans un environnement moderne ». En 1963, Nkrumah sera ainsi l’un des pères-fondateurs de l’Organisation de l’Union Africaine qui, toutefois, délaissera vite les idées trop radicales du Ghanéen.

De l’euphorie au calvaire

Très vite, le rêve de Nkrumah d’une Afrique unie se heurte aux idées des nouveaux leaders de pays indépendants qui ne sont pas prêts à renoncer à leur toute nouvelle souveraineté. L’Unité africaine devient aux yeux du monde le rêve d’un égocentrique ambitieux qui cache en réalité des plans expansionnistes. En période de guerre froide, elle est vécue comme une manœuvre pour soumettre toute l’Afrique au communisme. Le président ghanéen est désavoué sur la scène africaine et internationale. Les ex-puissances coloniales le diabolisent et tentent de museler la voix dissonante de cette Afrique radicale, compromise dans le léninisme.

 

Nkrumah Kwame

Nkrumah Kwame

Au Ghana, la politique économique de la « seconde révolution » de Nkrumah est un échec. Les dépenses nationales ont ruiné le pays et quand la population descend dans la rue exprimer son mécontentement, elle est réprimée dans le sang. En 1962 et 1964, Nkrumah est victime de deux tentatives d’assassinat. Choqué, il tombe alors dans l’excès de la mégalomanie et prend des mesures drastiques pour se protéger. Il emprisonne sans procès des ministres de son gouvernement qu’il soupçonne de complicité et s’entoure d’une armée de gardes du corps. Il se déclare alors président à vie de la République du Ghana et instaure le parti unique. En février 1966, pendant un voyage du président en Chine, l’armée procède à un coup d’Etat et destitue Nkrumah. La colère accumulée par le peuple refait surface et les manifestations spontanées éclatent dans le pays pour célébrer sa chute. C’est la fin du rêve ghanéen et africain pour Kwame Nkrumah. Acculé, il ne retourne pas au Ghana et s’exile en Guinée. Il meurt d’un cancer en 1972, dans un hôpital à Bucarest, en Roumanie.

 

 

En cinq ans, Nkrumah est passé du mythe à la déchéance. Longtemps impopulaire, on retient aujourd’hui de lui la portée visionnaire de ses ambitions panafricaines. L’éveil d’une conscience africaine, la construction d’une unité humaine, politique et économique maîtresse d’un destin qui lui appartient. Autant de thèmes qui sont au cœur de la pensée panafricaine contemporaine.

Bibliographie

Kwame Nkrumah, Ghana, autobiographie de Kwame Nkrumah, Présence africaine, 1960.

Ralph Kent Rasmussen, Modern African political leaders, Facts on file, 1998.

Cécile Laronce, Nkrumah, le panafricanisme et les Etats-Unis, Editions Karthala, 2000.

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Patrice Lumumba – Un passage fulgurant au pouvoir à Léopold Ville

 

Patrice Lumumba

Patrice Lumumba

S’il est un héros tragique des indépendances africaines, c’est à coup sûr Patrice Lumumba. Durant sa courte vie – assassiné à 36ans – et sa plus courte encore « carrière » politique, si l’on peut, en l’occurrence, oser ce terme-six ans de militantisme et six mois au pouvoir-, il aura tout synthétisé : la prise de conscience de l’oppression coloniale dans ses aspects les plus brutaux, ceux de l’administration belge ; la volonté d’indépendance, exprimée dans un défi sans concession ; le refus de tous les particularismes régionaux ou tribaux ; la méfiance à l’égard d’une « bourgeoisie  nationale » trop prompte à de substituer au colonisateur ; le rêve d’une Afrique une solidaire des autres mouvements de libération des Autres du  Tiers Monde ; enfin la coalition contre lui des petits traîtres locaux, des grands intérêts privés, d’une administration onusienne complice et d’une puissance américaine mobilisant la CIA pour assurer sa perte.

 

Patrice

Patrice

Né le 2 juillet 1925 à Onalua, petit village du district de Sankuru, dans le nord du Kassaî, Patrice Emery Lumumba, cadet d’une famille de quatre enfants vivant pauvrement de revenus agricoles amputés par les impôts de l’administration coloniale, entendît très tôt les « récits terrifiants » de ce qu’avaient été la conquête et l’occupation, puis l’exploitation sans merci du Congo pour le compte du roi Léopold, qui avait fait du pays sa propriété personnelle.

 

 

 

 

Il faut pourtant attendre les années cinquante et la découverte des villes –Stanleyville, future Kisangani, et Léopoldville, aujourd’hui Kinshassa- pour que l’adolescent, puis l’adulte, entré dans l’administration des postes et marqué par le racisme ambiant, commence à rêver d’indépendance et à militer activement au sein des associations de ceux qu’on appelle les « évolués », embryon d’une première élite africaine. Un voyage en Belgique, en 1956, le conforte dans cette voie. Puis, en août 1958, le discours à Brazzaville du général De gaulle, qui offre à l’autre Congo, sur la rive droite du fleuve, un référendum sur l’indépendance.

Les choses, dès lors, se précipitent. En janvier 196, une table ronde organisée à Bruxelles accepte l’indépendance du Congo pour le 30 juin suivant, après des élections qui consacrent la prééminence du MNC. Et ce 30 juin, comme le roi Baudouin en personne vient, dans un discours paternaliste, de paraître « octroyer » généreusement l’indépendance à son ancienne colonie, Lumumba, depuis huit jours Premier ministre, s’offre le luxe de lui rappeler sans fard, devant des officiels belges scandalisés, ce qu’avait été l’horreur de l’oppression coloniale de son pays.

Lumumba

Lumumba

Deux jours plus tard, à l’initiative de Lumumba, un groupe d’«évolués » adresse un mémorandum dans le même sens au gouverneur général du Congo. Puis, en octobre suivant, ils créent à cette fin le Mouvement national congolais (MNC). Double évènement : car c’est le premier mouvement politique formé sur une base nationale et non ethnique. En Décembre, à la Conférence panafricaine d’Accra organisée par Kwame N’krumah, Lumumba le confirme sans équivoque : « En dépit des frontières  qui nous séparent et malgré nos différences ethniques, nous avons tous la même conscience plongée, nuit et jour, dans l’angoisse par notre même désir de faire de l’Afrique un libre et heureux continent débarrassé des troubles et de la peur, comme de toute forme de domination coloniale. »

 

 

Lumumba Patrice

Lumumba Patrice

Son insolence, il ne tardera pas à la payer. Le 5 juillet, une mutinerie de la Force publique contre ses officiers belges donne à Bruxelles le prétexte à envoyer des troupes. Le 11, Moïse Tshombé, pour le compte de la puissante Union minière, multinationale européenne qui contrôle les immenses richesses minérales du Katanga, proclame la sécession de sa province. Le  16 juillet, de troupes de l’ONU censées assurer le départ des Belges. Une rupture suit entre Lumumba et son ex rival, Joseph Kassavubu, devenu président de la République. Dans la foulée, le colonel Joseph –Désiré Mobutu, ex-chef d’une Force publique devenue Armée nationale congolaise, se proclame commandant en chef et prend pratiquement le pouvoir avec la complicité de Kassavubu et le soutien des services américains. Arrêté, Lumumba, qui s’est placé sous protection des soldats de l’ONU, sera finalement livré à Mobutu qui l’expédie, entravé et brutalisé, au Katanga, où Tshombé le fera massacrer.

 

Source : Jeune Afrique No2033-2034 – Du 28 Décembre 1999 au 10 Janvier 2000

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MIRIAM MAKEBA « MAMA AFRICA » : LA MEMOIRE DES TOWNSHIPS.

 Miriam Makeba ne parle pas beaucoup. Elle pose sur le monde qui l’entoure un regard scrutateur, parfois las. Africaine du siècle ? Elle ne semble pas être sure de mériter ce vocable. « Je suis d’abord une chanteuse. Auparavant j’étais quelqu’un d’ordinaire. Puis j’ai regardé  autour de moi, je n’ai vu que souffrance. Je me suis dit qu’il était impossible de se contenter de la musique. J’ai pris ce que je voyais et je l’ai mis dans mes chansons : la joie comme les tourments. Je suis restée une citoyenne, simplement je me soucie de ce qui se passe autour de moi.

A Paris, elle loge chez son bassiste camerounais, fait ses courses au marché africain de la rue du château-Rouge. Sa vie, vaste voyage a travers toute la planète, au gré des concerts et des exils, a été semée de grandes stratégies et de quelques bonheurs. Née en 1932 à Johannesburg, en Afrique du sud, elle est la première chanteuse, pour ne pas dire l’unique, à avoir conquis un public occidental avec des mots zoulou, sothos, ou xhosas et les fameux  « clic », ces claquements sonores de la langue. Son style est incassable : jazz ? Folk ? « Chanteuse africaine », aime t- elle à répondre. Bannie de son pays en 1963 pour avoir publiquement dénoncé le système répressif  de Pretoria, trente- deux ans se sont écoulés avant qu’elle ne foule à nouveau le sol de sa partie. Entre-temps, elle a vécu une belle et douloureuse histoire d’amour avec Stokely Carmichael, le leader des Black Panthers, aux Etats-Unis puis en Guinée ; et a perdu sa fille unique, Bongi.

Après l’élection de Nelson Mandela à la présidence, Miriam Makeba est retournée vivre à Pretoria, à quelques kilomètres de la township ou elle avait grandi. Depuis six ans, la vie n’est pas facile, mais Makeba n’est pas déçue par la lenteur des reformes. Elle sait que se sont des bébés noirs ou blancs qui vivent actuellement ensemble dans les crèches qui composent la véritable nation arc-en-ciel dont rêvent les anciens militants de l’ANC.

Pour joindre le geste à la chanson, celle que l’on appelle aujourd’hui « Mama Africa » a crée une fondation pour les jeunes filles des townships en difficulté et finance la réfection d’un ancien foyer de travailleurs, cédé par la municipalité de la ville de Siyathemba et destiné à devenir une première maison d’accueil. Nouveau défi, nouveau combat, la lutte continua !

La voix légendaire du continent africain et mondialement connue s’est éteinte dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 novembre2009, à 76 ans, près de Naples, en Italie. L’artiste a été victime d’une crise cardiaque, juste après être sortie de scène, à la suite d’un concert de soutien à l’écrivain Roberto Saviano, auteur de Gomorra, menacé de mort par la Mafia. Devenue un des symboles de la lutte contre l’apartheid, la chanteuse sud-africaine, née à Johannesburg le 4 mars 1932, n’aura de cesse de plaider dans ses chansons pour l’amour, la paix et la tolérance. Son titre phare "Pata, Pata" a fait le tour de la planète.

 

 

 

 

 

 

 

 

25 Réponses

  1. Dabitude kd jlit ds histoires com cellci jme sensfiere detre afrcaines mais en mem tps triste d ‘etre pa ne en ces tps la car il y a ue grde differe’ce e’tre ceux ci et ces votours de dirigea k ns avons maint.soyons conscients mes chers frers sonon ‘s resteron en rtard a jamais.abn entendeur salut

  2. les africains doivent faire le deiulle de leurs illustre disparus pour implorer leurs pardon car ils ont été trahis par leurs frères de plus leurs sacréfie n’a srvit à rien

  3. que Dieu benisse l’afrique

  4. Afrique réveille-toi! Africains, réveillons-nous et ouvrons les yeux!

  5. L’Afrique souffre toujours de ces grands disparus… mais c’est pas tard on va se relever un beau jour

  6. seulement je me demande sil aura a regreter aussi comme ces illustres tampoms qui restent gravee dans nos memoires.oh non les francais regreterons quand ces escuies presidents africain qui ne cessent demporter tout a leur profit mouront.

  7. POURQUOI POURQUOI DONC MES FRÈRES ET SŒURS APRÈS AVOIR PLEURES LEVONS LA TÊTE ET DIRE NON NON NON

  8. Afrique reveille-toi! Africains, reveillons-nous et ouvrons les yeux!

  9. Quoi qu’il puisse paraître nous avons besoin de la paix.Ne nous tuons pas ;de grâce aimons nous les uns des autres.

  10. Oh oh oh que le tout puissant pardone les africains qui ont sacrifié leurs propres frères des raisons tribale, ethnique et d’interêt personnel. Que nous, enfants de cette afrique intélectuels ou pas, riches ou pauvres, polititiens ou pas, animistes, chétiens, musulman…éveillions nous pourque ses ""sale jeux"" ne puissent se reproduire encore sur notre continen. Soyons vigilant face aux enjeux électoraux qui sont les vecteurs principaux de ces genres de situations horibles. Et que l’interêt de nos pays et de notre continen soit prioritaire sur nos ambition personnelles. Je vous remercie. Que DIEU bénisse vraiment le TOGO en particulier et l’AFRIQUE en général ! ! !

  11. Je voudrais bien faire connaitre à mes amis de Martinique, les grands noms de l’ histoire du Togo.

  12. Ce blog est tres bien ,tres instructif mais insuffisant,je remercie l’auteur de continuer a nous faire découvrire ces grandes figures afin que nous nous inspirions pour cette nouvelle lutte pour la démocratcie et les droits de l’homme

  13. honte aux occidentaux…

  14. C’est vraiment triste pour l’Afrique .les plus grandes figures africaines, qui pensaient , un jour changer positivement l’Afrique et le comportement des africains ,ont étè sacrifiès très tôt par l’occident ,appuyé par des africains oportunistes et traitres.Mais des changements sont toujours possible parceque ,y’a une partie de notre jeunesse qui est optimiste,que l’Afrique a sa place dans la mondialisation.Le combat continue.

  15. Salut consœur, je suis très émerveillé par le travail fou que tu abats. Tu es vraiment un exemple à suivre. Avec vous la presse togolaise à de l’avenir. Je ne peux que te féliciter et t’encourager pour tes efforts surtout que tu fait honneur aux femmes qui ont aussi embrassé ce métier noble et passionnant.

  16. Je suis très heureux de découvrir ce blog. Tout comme Puy-Denis, je pense que la liste des grandes figures africaines est (beaucoup) plus longue que ça… J’avais des questions à vous poser à ce sujet, mais je ne vois pas comment vous contacter par mail. Pouvez-vous m’écrire SVP ?

    Je suis heureux au travers des commentaires que je lis ici, de voir que la lutte continue. Un ami africain m’a dit un jour que pour s’en sortir, l’Afrique devait arrêter de suivre (le modèle occidental), et trouver son propre chemin. J’y crois.

  17. je suis fier du parcours!

  18. Je suis très touché des informations contenues dans cet article; nous avons tous été trompé à l’école au sujet du Pére de l’indépendance du Togo. Maintenant , tout est clair et net que cette France a toujours été un artisant des malheurs du peuple togolais en organisant des fraudes et des assassinants contres les vrais <> de la liberté. Ces fraudes qui continuent et ce depuis les élections de 1998, où nous avions tous porté nos choix pour un changement.
    Je suis convaincu que tout finira un jour, même après nous, et que nos enfants dirons comme OLYMPIO <>

  19. L’AFRIQUE DE DEMAIN, il faut y croire.
    Tant qu’il aura des combatants de notre Liberté, des Visoinnaires comme Laurent GBAGBO, l’espoir se pointera à l’horizon. C’est pour trés bientot.
    Debout peulpe d’Afrique, faisons un, derrière ces leaders et dressons un barage contre l’imperialisme, l’affairisme et l’ignorance.
    Debout, Debout, Debout !

  20. L’AFRIQUE DE DEMAIN, il faut y croire.
    Ta

  21. J’ai regretté de ne pas avoir trouvé la mention de grandes figures africaines sud-africaines, ivoiriennes, burkinabé ou bissau-guinéenne disparues tragiquement ou non.
    Je pense, par exemple, à "Nino" Vieira, assassiné il y a un an par des militaires manipulés.
    Je pense à Sankara ou au"Vieux" de Yamoussoukro, qui était loin d’être un ange, mais qui a amené son pays à un niveau de développement exemplaire et dans le travail est réduit par un petit dictateur et son épouse à néant.

  22. L’histoire retiendra à travers ces précurseurs africains de pensées de réunification, leurs actes, faits et gestes que le Schengen,l’union européenne n’est que l’usurpation de l’idéologie panafricaine pour ne pas dire pan africaniste.

  23. la lutte continue, quelque soit la longueur de la nuit ,l’afrique vera le jour .

    • slt mes chers compatriotes africains personnes ne vienda changé l’afrique à notre place donc on doit levé levé pour combatre tout ça

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