TOGO : LA LOI PORTANT MODIFICATION DU CODE ELECTORAL ADOPTEE SANS L’UFC ET LE CAR


Le groupe parlementaire RPT a adopté hier unilatéralement, la loi portant modification du code électoral. La séance étant boycottée par l’opposition parlementaire notamment l’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau.

Au total 14 dispositions ont été modifiées dans l’ancien code électoral.Parmi les principales innovations, l’instauration des Commissions électorales locales dans tous les arrondissements de Lomé et dans chaque préfecture. Selon les nouvelles dispositions, la cour constitutionnelle publiera la liste des candidats 25 jours avant la date du scrutin.

« Compte tenu du poids qui existe sur la Céli de Lomé, nous avons proposé qu’il y ait désormais des Céli dans chaque arrondissement, ce qui donne 5 Celi pour la capitale » a expliqué Pascal Akoussoulèlou le porte parole du gouvernement à Lire la suite

KOFI YAMGNANE : « LE PRESIDENT NIGERIEN PREND LE RISQUE DE FAIRE EXPLOSER SON PAYS ».


Kofi Yamgnane

Kofi Yamgnane

Le président nigérien Mamadou Tandja « prend le risque de faire exploser son pays », a affirmé dimanche à la télévision nationale (TVT) l’homme politique franco-togolais Kofi Yamgnane.

« M.Tandja  risque de faire exploser le Niger et il partira quand même », a déclaré M. Yamgnane lors de l’émission « Plateau de la Semaine ».

Le président nigérien a annoncé vendredi soir qu’il allait prendre les « pouvoirs exceptionnels » pour gouverner, évoquant une disposition de la constitution.

« Je ne sais pas les raisons qui ont poussé le président Tandja à aller à l’affrontement avec tout le monde : dissoudre l’Assemblée nationale et vouloir changer la constitution pour faire un troisième mandat », a indiqué M.Yamgnane. Lire la suite

Me ABI TCHESSA « L’OPPOSITION EST CAPABLE DE SE RASSEMBLER POUR QUE LA VICTOIRE SOIT LA LEUR EN 2010. »


Dans une interview qu’il nous accordée, Me Abi Tchessa, l’ancien ministre de la justice chargé des institutions de la république, avocat à la cour, président du Pacte Socialiste pour le Renouveau revient  notamment sur l’élargissement du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation Nationale, et le boycotte des séances au CPDC par l’opposition parlementaire. Etant l’un des acteurs politiques qui réclamaient l’élargissement du cadre, le patron du PSR a laissé entendre que l’opposition est capable de se rassembler pour que la victoire soit la leur en 2010 tout en nous confiant qu’ils sont en discussion avec les autre partis de l’opposition pour dégager un candidat unique. Lecture…

 Sylvio Combey : Me Abi Tchessa Bonjour 

Me Abi Tchessa : Bonjour !    

SC : Vous faisiez partie de ceux là qui demandaient l’élargissement du CPDC  à d’autres partis politiques c’est finalement fait est-ce que vous êtes satisfaits ?

AT : Nous ne sommes pas satisfaits. En effet, notre parti le PSR a demandé l’élargissement du CPDC pour être conforme à l’Accord Politique Global. Dans l’esprit de l’Accord Politique Global, l’Assemblée Nationale qui devrait être issu de l’élection législative d’octobre 2007 devrait être une assemblée composée de plusieurs partis. D’ailleurs le choix du mode du scrutin proportionnel de liste était dicté par cet impératif. Etant donné que cette élection n’a pas permis que beaucoup de partis politiques siègent à l’Assemblée nationale, il eut été normale que le cadre soit élargi à un certain nombre de partis politiques ayant pris part à cette élection et qui constituent des acteurs reconnus du jeu politique national donc le PSR avait recommandé que des mesures soient prises pour que le CPDC soit élargit à ces partis politiques. Nous avons noté malheureusement que le gouvernement n’a réagit que lorsqu’il y a eu blocage au CPDC. Ce n’est pas finalement l’élargissement mais c’était un mécanisme destiné à parer à ce blocage et de la sorte cela ne répond pas à l’esprit de l’accord politique global.

Me Abi Tchessa- Président du Pacte Socialiste pour le Renouveau (photo Sylvio Combey)

Me Abi Tchessa- Président du Pacte Socialiste pour le Renouveau (photo Sylvio Combey)

 SC : Donc vous y trouvez une certaine anomalie.

AT : C’est une anomalie grave et c’est politiquement malhonnête. Lire la suite

PETCHELEBIA EJECTE ASSOUMA DE L’APMT


De gauche à droite Petchélebia et Abdou Assouma - photo focusinfo

De gauche à droite Petchélebia et Abdou Assouma - photo focusinfo

Ceux qui voulaient la tête du président de la Cour Constitutionnelle, monsieur Abdou Assouma, qui a osé « laver le linge sale de la corruption au sein de la magistrature en public » ont eu gain de cause.

C’est   au cours de l’Assemblé Générale Extraordinaire de l’Association Professionnelle des Magistrats du Togo (APMT) , tenue le samedi 20 juin dans les locaux de la Cour Suprême, situés dans l’enceinte du ministère de la sécurité ( allez-y comprendre quelque chose !)

L’AGE convoquée par monsieur Abalo Pétchélébia, qui se trouve être Président de la Cour suprême et donc hôte de la réunion, mais surtout le « pire ennemi » d’Abdou Assouma, a décidé à l’unanimité de virer l’ancien président, Abdou Assouma et d’élire un nouveau bureau composé de:
Abalo Pétchélébia, président, Houssin 1er vice-président, Atara N’Dakéna 2è vice-président, Robert Bakaï, secrétaire général.«  Les putschistes ont gagné » a simplement commenté un magistrat dépité, partisan d’Assouma, absent à l’AGE.

Joint au téléphone par notre rédaction,  le nouveau président de l’APMT a déclaré : « la tâche qui attend le nouveau bureau, notamment, son président, est lourde. Je dois remettre l’Association sur les rails et faire en  sorte que cela fonctionne effectivement comme une association, c’est-à-dire de façon démocratique. Je vais aussi lutter pour l’amélioration des condition de vie et travail des magistrats ». Lire la suite

L’UFC A MARCHE SUR LOME


marche UFCIls étaient des milliers, militants et sympathisants de l’Union des Forces de Changement (UFC) vêtus pour la plupart de tee-shirt jaune, à répondre ce dimanche à l’appel de leur ténor Gilchrist Olympio. Ils ont battu le pavé pour disent-ils protester contre l’élargissement du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC). Ils brandissaient des écriteaux  sur lesquels pouvait-on lire, « Non au CPDC de Savi De Tové », « Savi de Tové, Honte du Peuple »  « non au dilatoire », « pour des élections libres, soyons vigilants » ou « le peuple exige des élections libres et transparentes » et bien d’autres encore.

Cette marche après avoir démarré dans le quartier de Bè (quartier réputé être le fief du parti), et circulé les artères de la ville de Lomé, a échoué à la plage de la capitale avec un grand meeting. Une occasion pour les responsables du parti de fustiger tour à tour, l’élargissement du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation Nationale à d’autres partis de la société civile, la nouvelle configuration de la Commission Electorale Indépendante, et d’autres actions du RPT Lire la suite

THIERRY LAKOUGNON : « LE CNJ NE TRAVAILLE PAS POUR UN PARTI POLITIQUE »


Dans une interview qu’il nous a accordé, Thierry Lakougnon le président du Conseil National pour la Jeunesse dresse un bilan des douze (12) mois d’existence du Conseil mis en place par le chef de l’état Faure Essozimna Gnassingbé pour mettre en synergie les actions des jeunes regroupés en association. Il a laissé entendre que le CNJ ne travaille pour aucun parti politique bien qu’il se murmurait depuis leur installation qu’ils étaient à la solde du parti au pouvoir, le RPT.

Lecture…

Thierry Lakougnon bonjour !

TL: Bonjour !

Sylvio Combey : Vous êtes le président du CNJ, rappelez-nous un peu la mission du Conseil National de la Jeunesse.

TL : Thierry Lakougnon : Le CNJ a pour mission essentielle de fédérer toutes les énergies des jeunes à travers les organisations de jeunes qui sont membres et de coordonner les actions de façons à ce que ces actions que mènent les organisations de jeunes sur le terrain puissent avoir un impact certain en terme de contribution au développement du pays et aussi de défendre tous les intérêts des jeunes de façon à ce que toutes les préoccupations de jeunes puissent être prises en compte dans les différentes politiques nationales en faveur du développement national mais particulièrement des politiques en faveur de la jeunesse togolaise donc essentiellement, c’est un interface entre les décideurs et le organisations de jeunes pour leur meilleur devenir.

SC : Vous avez été mis en place il y a de cela plus d’un an ; est-ce que vous pensez avoir accompli d’une manière cette mission là ?

Thierry lakougnon Président du CNJ   photo republicoftogo

Thierry lakougnon Président du CNJ photo republicoftogo

TL : Oui certainement avec des difficultés mais certainement avec beaucoup de courage, nous posons les jalons essentiels parce que vous savez comme structure de jeunes, c’est une plateforme qui a besoin de beaucoup d’attention, qui a besoin qu’on puisse la mettre en place de façon à ce qu’elle ait des bases solides de façon à ce qu’elle réponde à sa vocation et en ce sens, nous pouvons dire que ce qui nous a le plus préoccupé pour ces premiers mois c’est en somme de mettre en place un plan d’action assez visible assez convaincant et qui viennent effectivement des jeunes sur tout l’ensemble du territoire à partir des démembrements qui sont installés partout. Donc il s’agit pour le comité national, le second organe de décision du CNJ de valider ce plan de manière à ce qu’on soit à même de dire que c’est un plan qui permette le développement des organisations de jeunes. Cela a pris du temps certes à cause des difficultés qui sont liés fondamentalement aux moyens financiers mais grâce à l’appui particulièrement de l’Organisation Internationale de la Francophonie, nous venons de sortir ce plan d’action qui est un plan étiré sur trois ans afin que le Conseil national de la Jeunesse soit plus dynamique. Cependant il faut avouer qu’on a posé des actes concrets…

SC: Lesquels ?

TL : D’abord en faisant en sorte que nous ayons aujourd’hui un siège Lire la suite

MOBILISATION POPULAIRE DU 21 JUIN : *DE L’ELECTRICITE DANS L’AIR


De l’avis de beaucoup d’observateurs de la scène politique togolaise, le soulèvement populaire auquel convie l’Union des Forces de Changement le 21 juin prochain pourrait mettre à nue le pouvoir en place toujours maître de sa politique qualifiée de ‘duplicité’. Fort probable que le gouvernement par l’entremise du ministre de la sécurité, ne voulant pas se faire déplumer, va encore jouer son éternel rôle de censeur.

Les responsables de l’UFC jusqu’alors ne comptent pas fléchir et maintiennent leur mot d’ordre. Patrick Lawson, le 1er Vice-président du Parti avait lancé lors d’un tout récent meeting de sensibilisation que lorsqu’ils se verront poussé au bord du fleuve, ils sauront vous dire à la population comment faire pour atteindre l’autre rive. Cette voie semble être aujourd’hui la marche dite pacifique du 21 Juin prochain.

Cette marche si elle arrivait à commencer, pourra t-elle, arriver à bout ? On se rappelle, le 27 Avril dernier, date de commémoration de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, ‘les fils d’Ablodé’ ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène par les ‘pions’ du colonel Mohammed Atcha Tittikpina. Tout porte à croire que nos forces de sécurité et de maintien de l’ordre sont assez bien outillées en matière de Lire la suite

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