Nomination de Chef canton à Kpendjal : LE GOUVERNEMENT VIOLE LES US ET COUTUMES


La nomination de chef canton par le gouvernement, en janvier dernier, attise encore la furie des populations concernées. Après la préfecture des Lacs, c’est au tour de ceux de la préfecture de Kpendjal de se lever contre la décision du gouvernement. Les populations accusent le gouvernement d’avoir violé leurs us et coutumes.

La gestion des affaires politiques dans un pays est une chose, la gestion des affaires traditionnelles en est une autre. Même si celle-ci tente à se conformer à certaines règles de démocratie, il n’en demeure pas moins vrai que qu’il existe certaines valeurs jugées sacrées

Le ministre Pascal bodjona interpelé

par les populations qui, bafouées, attisent mécontentement, haine, voire violence. C’est malheureusement le cas aujourd’hui dans beaucoup de préfectures du Togo comme celle de Kpendjal.

 La nomination du Chef canton viciée

Pour arriver à la nomination d’un Chef canton, il existe plusieurs règles qui doivent être respectées appuyées de plusieurs enquêtes morales. Dans le grand nord, même si le Chef est désigné à l’issue d’un vote populaire, ces règles ne sont pas non plus offusquées. Les populations de Kpendjaga ont été on ne peut plus surprises de constater par voie de presse qu’en début du mois de juin, un décret présidentiel dit reconnaitre un chef canton pour Kpendjaga. C’est encore les us et coutumes des populations qui sont une fois encore bafouées. La séance de vote qui devrait permettre de dégager un chef pour toute la communauté n’a même pas eu lieu.  Or à Kpendjaga, Lire la suite

Conflit de Chefferie dans les Lacs: LA COLLECTIVITE ADJIGO AVEC DEUX CHEFS


Les carottes semblaient être cuites pour les collectivités Adjigo avec le décret présidentiel reconnaissant Ahlonko Marc-Stéphane Bruce comme Chef canton de la préfecture des Lacs. Seulement, le nouveau chef canton est contesté par des groupes de personnes qui parlent de violation des us  et coutumes et menacent de nommer eux-mêmes un Chef, de façon parallèle. On sent un véritable bras de fer dans l’air.

Théodore Anani Kponton, pdt du conseil du trône

Depuis 2007 et ce jusqu’à ce jour, la collectivité Adjigo est minée par une crise intestine profonde, qui ne cesse de connaître des rebondissements.

En effet, à la mort du roi Nana Ohiniko Quam-Dessou XIV, Chef traditionnelle de la ville d’Aného, le 02 Octobre 2007, la succession a été déclarée libre. De ce fait, le Conseil du trône, organe suprême après la Cour, a commencé par assurer l’intérim conformément aux règles traditionnelles en vigueur dans le milieu. Et il appartenait donc à ce Conseil que dirige Anani Thédore Kponton de mener à bien les préparatifs et les rituels dans la désignation d’un nouveau Roi. Cela, selon les aînés du milieu, est toujours fait avec la bénédiction des ancêtres. Mais, la mission du Conseil du trône a été écourtée par la nomination, contestée, d’un Régent.

Et naquit le conflit

Un groupuscule de quatre personnes, non mandatées, se sont retrouvées pour nommer de façon solitaire un Régent pour se substituer au rôle du Conseil du Trône a entonné le début d’un conflit béat entre les collectivités. Faisant fi de la tradition le régent Ata Kué Sipohon Gaba en question a mis en place un Comité de 6 membres à qui a été dévolu le rôle de choisir un Chef pour la communauté. Et le choix aura été porté sur le sieur Ahlonko Marc-Stéphane Bruce, comme l’aurait voulu ce dernier. La famille Kponton Quam Dessou a commencé par dénoncer une violation flagrante des us et coutumes. « C’est de là qu’a commencé toute la supercherie », a pesté Hermann Ohin Ata, un contestataire. Aussi, aucune des familles ayant proposé de candidat ne figure dans le fameux comité.

Selon les familles contestataires, Lire la suite

Université de Lomé : Repressions, course-poursuites, grenades lacrymogenes encore au quotidien


L’atmosphère sur le campus universitaire de Lomé est loin d’être propice à la reprise des cours pour les examens. Les forces de l’ordre déployées sur les lieux ont encore « distribué » des grenades lacrymogènes, réprimé et engagé

Des gendarmes, lors de la répression

des course-poursuite contre les étudiants. Et pourtant ces derniers réclament la réintégration de leur camarade du MEET, Adou Seibou avant toute discussion.

A l’appel du Mouvement pour l’émancipation de l’étudiant togolais (MEET), nombreux sont les étudiants qui se sont regroupés encore hier devant l’amphi 600 pour une Assemblée générale. Mais aussitôt se sont-ils rassemblés qu’ils ont été dispersés par les forces de l’ordre. Les grenades lacrymogènes n’ont pas tardé à pleuvoir. A bords de leur voiture 4×4, bien outillées de grenades lacrymogènes et de matraques, les forces de l’ordre ont engagé une véritable chasse à l’homme contre les étudiants, même jusque dans la brousse. « C’est gravissime si les étudiants doivent être poursuivis jusque dans la brousse comme des lapins », a vociféré un jeune étudiant sous le couvert d’anonymat. Des étudiants, en masse, tentaient de rallier le campus nord mais ils ont été aussi stoppés par les forces de l’ordre. Et le scénario de course-poursuite aura repris, des gendarmes dans leur 4X4 et les étudiants à pieds.

 « Je suis venu réclamer mes droits, je veux vivre comme un étudiant et être respecté comme tel », a pesté un autre étudiant qui dit s’être rendu sur les sites avec ses propres moyens. Selon ses propos, le circuit de ralliement du campus universitaire par les bus est coupé mais les étudiants ne comptent pas s’arrêter en Lire la suite

Des étudiants veulent marcher sur la présidence le vendredi 1er juillet


Les étudiants sont résolus à se faire entendre par tous les moyens. Vendredi 1er juillet prochain, ils entendent battre le pavé jusqu’à la présidence. L’information a été donnée lundi 27 juin, au cours d’une rencontre avec la presse à Lomé.

Des étudiants prêts à tout pour se faire entendre

Depuis le 23 mai, le campus universitaire de Lomé vit une atmosphère particulière. Les étudiants ont posé sur la table plusieurs revendications qui jusque là n’ont toujours pas encore de suite favorables, selon eux. Cette fois-ci, les étudiants veulent corser leur mouvement. Ils appellent à une marche populaire le vendredi 1er juillet prochain. Ils vont battre le pavé depuis la Colombe de la Paix jusqu’à la Présidence.

L’objectif est d’amener les premiers responsables du pays à mieux les écouter et trouver des solutions beaucoup plus idoines aux problèmes estudiantins.

Selon Awudi Kodzo, premier vice-président du Mouvement pour l’émancipation de l’étudiant togolais (MEET), les motifs principaux de cette mobilisation se résume à exiger la démission du président de l’Université de Lomé et la réintégration sans conditions du président du MEET, Adou Séidou exclu des universités du Togo, pour six ans. Selon lui, le président de l’UL le Professeur Ahadzi-Nonou Koffi n’a pas joué la carte de l’apaisement dans les revendications des étudiants.

A en croire Awudi Kodzo, les étudiants réclament aujourd’hui, l’ouverture d’une nouvelle table de négociations qui puisse amener à un véritable accord. « Sans cela, nous n’allons pas retourner dans les amphis », a-t-il dit avec véhémence. Lire la suite

Face à l’augmentation des prix des carburants : DES SYNDICATS SE PREPARENT A « ARRACHER » LES DROITS DES TRAVAILLEURS


Deux semaines après l’augmentation des prix des carburants, un cocktail Molotov est en préparation pour parer à l’attitude

Ahoomey-Zunu, Ministre du Commerce

d’insouciance du gouvernement et permettre aux travailleurs d’arracher leurs droits socio économiques.

En moins de six mois, les Togolais ont reçu deux coups de massue en plein dans le dos. Ils ont dû entamer, impuissants, l’année 2011 par une augmentation des frais d’électricité et en juin dernier, ce fut le tour du ministre du commerce et de la promotion du secteur privé, Sélégaodji Arthème Ahoomey-Zunu et quelques caciques du pouvoir de décréter la révision à la hausse des prix des carburants. Et, pour très bientôt, les factures d’eau seront aussi revues à la hausse.

Pour certains patrons syndicaux comme Ayao Gbandjou de la Fédération des travailleurs de bois de construction (FTBC), c’est un message fort du gouvernement pour faire comprendre aux populations qu’« il est prêt à les emmener à l’abattoir ». Emmener quelqu’un à l’abattoir sous entend qu’on est peu soucieux du bien être de son prochain et prêt à le Lire la suite

Contre la prolifération des armes légères dans l’espace CEDEAO : Des experts gouvernementaux en réunion à Lomé pour harmoniser les législations nationales


Depuis le 21 juin 2011, se tient à Lomé, Togo, une réunion des experts gouvernementaux de la CEDEAO pour harmoniser les législations

Vue partielle des participants

nationales sur les armes légères et de petit calibre dans la sous-région. La cérémonie d’ouverture officielle de cette rencontre de trois jours a été présidé le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile, Dokessim Gnama Latta. 

 Les conséquences de la prolifération la circulation et le trafic illicites des armes légères et de petits calibres (ALPC) sur la vie humaine et le développement harmonieux des Etats sont énormes. Les Etats ne cessent de multiplier les efforts pour réduire ce fléau.

Dans cette perspective, le guide d’harmonisation des législations nationales sur les ALP est en étude depuis le 21 juin dernier à Lomé par Lire la suite

Impartialité des membres des Commissions: Le Togo sur la voie du Libéria ?


Depuis juin 2009 où la commission vérité et réconciliation du Libéria a rendu public son rapport final, le Parlement n’a toujours

Mgr barrigah, Pdt CVJR Togo

pas adopté le document, les membres de cette Commission restent divisés, faisant douter de leur impartialité. 

L’impartialité des membres de la Commission vérité et réconciliation du Libéria sont aujourd’hui mis en jeu. L’un des points de discorde est l’implication de le Présidente Ellen Johnson Sirleaf. Des membres jugés proches d’elle auraient refusé de valider le rapport pour adoption à l’Assemblée nationale. La Commission, faudra-t-il le rappeler, est formée de Lire la suite

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