Le RPT aux abois : le gouvernement au bord du gouffre


La proportion que prennent les évènements politiques au Togo semble donner raison à ceux qui pensent haut que le régime RPT avec leurs nouveaux collaborateurs, Amis de Gilchrist Olympio (AGO), se fourvoient dans des contradictions sans précédent.

Au lendemain des joutes présidentielles du 04 mars où le Front républicain

Col. Mohammed Atcha Titikpina, ministre de la sécurité

pour l’alternance et le changement (FRAC) et l’Union des forces de changement (UFC) ont annoncé des mobilisations populaires pour contester la réélection du candidat-président Faure Gnassingbé, nombreux étaient ceux du pouvoir qui s’en moquaient. « Ça ne mènera nulle part », se plaisaient-ils à dire. A un moment où le Frac soulevait chaque samedi, de véritables marrées humaines « jaunes », des campagnes de démobilisation n’ont pas tardé à fuser.

S’en suivront les séances de prières du Front qui seront réprimées au début, au siège de l’UFC, par des corps habillés, faisant des blessés ; entraînant des arrestations, et plusieurs dégâts matériels. L’alchimie sera trouvée avec le Temple Salem pour animer ces séances, cette fois-ci, tous les mercredis. A un moment donné, des sous fifres du parti au pouvoir ont commencé par dire que les chandelles des sympathisants du Frac s’émoussaient. Une manière sibylline, pour eux, de dire qu’il n’y avait plus d’affluence et que la stratégie était nulle. Seulement, grand était l’étonnement du citoyen lambda, surtout, de voir les mobilisations qui disaient-on, ne gênaient pas, interdites, de même que les séances de prières. Les contrevenants étaient purement et simplement soumis au châtiment de matraques et de grenades lacrymogènes.

D’autres observateurs poussent plus loin leur analyse et font observer que « la stratégie du pouvoir, c’est Lire la suite

Jean-Pierre FABRE « L’opposition s’organise »


Jean Pierre Fabre- Secrétaire Général de l'UFC-Député à l'Asemblée Nationale

Jean Pierre Fabre- Secrétaire Général de l'UFC-Député à l'Asemblée Nationale

Depuis quelques semaines, le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) censé discuter des questions d’intérêt national se trouve bloqué. A quoi cela est dû et quelle est la réaction de l’opposition face à cette situation ? Ce sont là des questions que nous avons posées à Jean-Pierre Fabre, Secrétaire Général de l’UFC.

Jean Pierre Fabre Bonjour !

Bonjour !

Pourquoi remarque-t-on le statu quo au CPDC ?

Le Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) est convoqué par le représentant du chef de l’Etat, le ministre Pascal Bodjona. Il y a longtemps qu’il ne l’a plus fait. La dernière réunion du CPDC a eu lieu le lundi 30 mars et depuis, on n’a plus assisté à aucune réunion du CPDC.

Est-ce que ce n’est pas parce qu’il y a eu des points de désaccord ?

Pas du tout ! Si vous voulez dire que le RPT se trouve coincé au CPDC entre l’UFC et le CAR et souhaiterait reporter la discussion ailleurs ou que le RPT ne pense plus tirer profit de l’existence du CPDC et veut faire en sorte que le CPDC ne fonctionne plus, je serais d’accord avec vous. Le constat est là : le CPDC ne fonctionne pas. Le RPT a cherché à contourner le cadre de dialogue.

Vous l’avez dit, le ministre Bodjona ne convoque plus les réunions et l’opposition aussi contemple.

L’opposition ne contemple pas, elle s’organise. Nous ne sommes pas engagés dans cette lutte-là pour entendre dire que nous sommes toujours à la remorque du RPT ou Lire la suite