Interview / JEAN PIERRE FABRE : « PAS DE SCRUTIN A DEUX TOURS, PAS D’ELECTION


Outre le CAR, l’Union des Forces de Changement (UFC, le plus grand parti de l’opposition) a aussi pris part aux discussions de Ouagadougou, dimanche dernier. Seulement, l’UFC est beaucoup plus radicale par la voie de son Secrétaire Général Jean Pierre  Fabre. Dans une interview accordée à nos confrères du Journal Crocodile, il affirme que  » pas de scrutin à deux tours, pas d’élection ». Lecture…

(Photo sylvio Combey )

jean Pierre Fabre, SG UFC

Les discussions de Ouaga vous obliget-elles à opter pour le scrutin à un tour ?

Personne ne doit penser que nous, nous sentons liés par l’immobilisme actuel. En fait, on est parvenu à aucune décision. Il ne faut pas qu’on ait l’impression que le facilitateur nous a orienté vers des décisions, non ! C’est une situation de blocage. J’ai entendu monsieur Bodjona sur les radios claironner que le facilitateur a pensé qu’il valait mieux ne pas toucher à la constitution, c’est faux ! les débats ont été houleux mais le facilitateur est resté sur l’attitude selon laquelle il ne peut que gérer les possibilités de consensus. Ce qui veut dire en clair que s’il n’y a pas d’évolution, le statuquo demeure or, le statuquo favorise le RPT.

Avez-vous confiance au facilitateur ?

Je vais vous dire une chose, je ne compte que sur moi-même. Le facilitateur va où le rapport de force peut l’emmener mais si nous sommes là à dire que  nous voulons aller négocier avec le RPT en présence du facilitateur et que nous n’accompagnions pas sérieusement nos revendications de la manière qu’il faut, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mèmes.

Quelle sera donc votre stratégie ?

Je parle de la mobilisation  populaire parce que Lire la suite

Interview/ Me Apevon : « Nous devons continuer par réfléchir »


Les discussions sur un mode de scrutin consensuel sont au point mort depuis le dernier round de Ouaga, dimanche 27 Décembre dernier. Le journal Crocodile s’est entretenu avec le Président National du parti Me Apévon Dodji.

C’est le statu quo dans la recherche du consensus pour le mode de scrutin, que s’est –il passé à Ouaga.

(Photo Sylvio Combey)

Me Apévon Dodji Pdt National du CAR

Au cours de la dernière rencontre, chacun des deux camps a développé ses arguments et nous, nous disons que la question du mode de scrutin est une question de justice. Parce que nous avons un mode de scrutin que des gens se sont levés un beau matin pour modifier, parce que pour des stratégies électoralistes. Et ils ont changé le mode de scrutin parce que pour eux, c’est ce mode qui peut mettre le plus l’opposition en difficulté et qui leur permmettrait de conserver le pouvoir.  En réalité c’est en ces termes là que le problème se pose. Eux, le RPT, ayant été habitué au tripatouillage, ils savent qu’en maintenent le mode de scrutin à un tour et avec un peu de manipulation des résultats, le chef de l’Etat actuel peut sortir premier et il nous dame le pion. Nous avons développé nos arguments mais ils sont restés figés dans leur position malgré les tentatives du facilitateur pour concilier les points de vue, il n’ y a pas eu d’avancée réelle. Malheuresement, le mode de scrutin ne peut ètre changé aujourd’hui dans la constitution que lorsqu’il y a consensus des deux camps. Le consensus n’ayant pas été trouvé, le facilitateur a constaté que les deux positions étaient inconciliables et a donc mis fin aux discussions.

Vous confirmez que le facilitateur a indiqué que ce n’est pas seulement le mode de scrutin qui doit faire l’objet de discussion mais aussi l’organisation même des élections.

Tout à fait ! Le facilitateur a effectivement dit quelque chose en ce sens.  Ce que moi je voudrais rappeler c’est que avant qu’on ne vienne sur le problème épineux du mode de scrutin, nous avons passé en revue, tous les problèmes en suspens au niveau de l’organisation des élections. Ce que la CENI doit faire pour une meilleure traçabilité des bulletins de vote, comment les sécuriser, comment les Lire la suite

Togo: Adoption du budget de finance gestion 2010/ 8,3 milliards pour l’éducation, 6 milliards pour la Présidence


Les députés togolais se sont prêtés le vendredi18 Décembre dernier à leur routine. Ils ont examiné

Le chef de l'Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé

puis adopté le projet de finance gestion 2010. Ce projet validé par la sensibilité RPT, n’a pas reçu l’adhésion du CAR et de l’UFC. Quelques des secteurs sur lesquels on va s’appesantir sont l’éducation et les frais engloutis par la présidence de la République.

La loi de finance gestion 2010, adoptée en décembre dernier par le groupe parlementaire RPT révèle 8,3 milliards de francs Cfa consacrés à l’éducation. De cette bagatelle somme, l’enseignement technique et la formation professionnelle ne reçoit que 1,4 milliard et 310 millions d’investissement pour l’enseignement supérieur et de la recherche.  Pourtant ce sont des domaines qui demandent beaucoup plus d’investissement au vue des problèmes recensés.

Dans les Universités de Lomé et de Kara, les étudiants crient le manque d’amphithéâtres et de professeurs pour leur dispenser les cours. A l’heure où le gouvernement s’évertue à imposer l’application du système LMD (Licence-Master-Doctorat), un système anglo-saxon de formation ; des étudiants sont encore contraints de Lire la suite

DISCUSSIONS DE OUAGA : TOUJOURS PAS DE CONSENSUS SUR LE MODE DE SCRUTIN


Jean Pierre Fabre, SG UFC

Les émissaires des partis de l’opposition de même que ceux du parti au pouvoir ne sont toujours pas parvenus à s’accorder sur un mode de scrutin consensuel. Les discussions sont reportées au mois de janvier, une fois encore sous l’égide du facilitateur Blaise Compaoré, Président du Burkina-Faso.
Le mode de scrutin devant conduire la prochaine échéance électorale était au centre des discussions dimanche dernier à Ouagadougou en terre burkinabé. Les responsables de l’Union des Forces de Changement (UFC) et du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR)  n’ont pas fléchi sur leur revendication du retour au mode de scrutin prévu dans la constitution de 1992. Le Rassemblement du Peuple Togolais non plus, ne veut céder.
Jean Pierre Fabre Secrétaire Général de l’UFC a confié à nos confrères de RFI qu’ils se verront contraints d’obtenir le mode de scrutin à deux tours par Lire la suite

Présidentielle 2010/ Des observateurs de l’UE au Togo dès Janvier.


Patrick Spirlet, chef de délégation, ambassadeur de l'UE au Togo

Des observateurs électoraux de l’Union Européenne (UE) seront au Togo dès janvier prochain. L’information a été donnée en de semaine dernière par le chef de délégation ambassadeur de l’UE au Togo, Patrick Spirlet. C’était en marge d’une double cérémonie de signature de convention entre le gouvernement togolais et l’Union  Européenne (UE) et, entre l’UE et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

La salle de conférence du ministère de la coopération a servi de cadre jeudi dernier, à deux cérémonies de signature de convention. La première, entre l’UE et le gouvernement togolais, est évaluée à 9 millions d’euros soit environ 6 milliards de francs Cfa. Elle est signée sous le chapeau d’appui de l’UE au processus électoral. Gilbert Bawara le ministre de la coopération a indiqué que l’appui de l’Union Européenne est un pas supplémentaire dans la bonne préparation de l’élection de 2010. Il a rappelé qu’au-delà des 9 millions d’Euros, 3 millions 500 mille Euros ont été récemment accordé au Togo par l’Union Européenne et qui sont destinés à la sécurisation du processus électoral. Il a aussi souligné que Lire la suite

DES COUPS DE BATONS POUR AVOIR LE « RIZ FAURE »


(Photo Sylvio Combey)

Un agent de l'ANSAT assènant des coups de bâtons aux acheteurs

Cordelette en  caoutchouc, branche d’arbre, tout était bon pour réprimer la foule venue s’acheter le riz Faure. La scène, nous l’avons vécu jeudi 17 Décembre dernier au point de vente Agence Nationale de Sécurité Alimentaire du Togo (ANSAT) devant la lagune de Nyékonakpoè sur la rue des Calais.

Il sonnait 11heures quand nous apercevions une véritable foule autour d’un kiosque. Approché, nous avons pu constater que c’était un véritable attroupement colorié d’hommes, de femmes et de jeunes venus s’approvisionner en riz au prix de 2010francs, le riz Faure.

L’évènement qui a le plus sidéré plus d’un est de voir des hommes au grand gabarit, repousser et frapper  à la cordelette, avec des branches d’arbre ces femmes en file indienne. « Oh! On va aussi nous battre avant qu’on achète du riz ? », a lancé d’un air furieux une dame qui a reçu un coup de caoutchouc sur son bras gauche. A une autre femme visiblement plus âgée d’ajouter « si c’est comme ça, dites-le nous, on va Lire la suite

Vote du budget 2010/ L’UFC ET LE CAR REJETTENT, LE RPT APPROUVE.


Les parlementaires togolais se sont retrouvés vendredi dernier à l’hémicycle pour étudier le projet de finance gestion 2010. Estimée à quatre cent quatre vingt dix neuf milliards sept cent vingt cinq millions cinq cent vingt huit mille (499.725.528.000) francs Cfa, les sensibilités CAR et UFC n’ont pas accordé leur voie au vote de cette loi. Les travaux

Photo sylvio Combey

De gauche à droite, Jean Pierre fabre (UFC)Dama Dramani (RPT), Kossi Amegnona (CAR)

ont été dirigés par le Président de l’Assemblée Nationale El-hadj Abass Bonfoh.

Les députés du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et de l’Union des Forces de Changement (UFC) étaient unanimes pour condamner le projet de finance gestion 2010 soumis à leur vote le vendredi 18 Décembre dernier. Comme on ne devrait pas s’en étonner, ceux du Rassemblement du Peuple Togolais majoritairement représentés à l’Assemblée Nationale ont pu frayer un passage favorable au projet adopté par le gouvernement le 23 Novembre dernier. Ce projet de 499 milliards725millions 528mille francs Cfa creuse un gap de 67 milliards 60 millions de nos francs.

L’UFC dit s’insurger contre l’opacité dans l’exécution budgétaire et un siphonage continu des deniers publics et des dépenses fantaisistes notamment celles consacrées à l’achat de matériels de la Présidence de la République qui totalise six milliards en 2010. « Tout comme ceux des gestions précédentes, le projet de loi de finance de la gestion 2010 manque de pertinence, de cohérence et de crédibilité, Lire la suite

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