Liberté de presse en danger : Le juge d’instruction met les pieds sur le code de la presse et inculpe le journaliste Aziadouvo


Le journaliste Zeus Aziadouvo, directeur de publication du

Zeus Komi Aziadouvo, DP du quotidien "Liberté"

Zeus Komi Aziadouvo, DP du quotidien « Liberté »

quotidien « Liberté » est inculpé après plusieurs heures d’audition. Le juge d’instruction met les pieds sur le code de la presse et inculpe le journaliste avec le code pénal. Une attitude maison.

A en croire Me Claude Amegan, l’un des avocats du journaliste Aziadouvo, le juge d’instruction s’est servi des articles 13 et 14 du code pénal pour inculper le journaliste. Mais il a pris de mentionner que « Le juge d’instruction était embarrassé pour poser l’inculpation »

L’article 13 du Code pénal stipule que les complices d’un crime ou d’un délit sont passibles de la même peine que l’auteur principal sauf lorsque a loi en dispose autrement.

Il en résulte donc que comme les présumés auteurs de l’incendie du grand marché de Lomé, Zeus Aziadouvo peut être condamné jusqu’à perpétuité.

L’article 14 de stipuler que « sont considérés comme complices de l’infraction, ceux qui ont sciemment procuré des instruments armes, véhicules ou tout autre moyen ou outil à la préparation, la consommation de l’action ou favorisé l’impunité de ces auteurs ».
Il faut donc comprendre que pour le juge d’instruction l’article écrit dans les colonnes du journal « Liberté » du 20 Mars dernier était destiné à favoriser ou encourager l’impunité des présumés auteurs de l’incendie.

« En réalité cet article du code pénal parle de ceux qui ont aidé les auteurs à se soustraire de la justice. Aujourd’hui les présumés auteurs de l’incendie sont déjà entre les mains de la justice », a expliqué ce matin Claude Amegan, un des avocats du journaliste sur une radio locale. « Je ne sais pas en quoi un article de journaliste peut soustraire les présumés auteurs de la justice », a-t-il renchérit.

Pour Me Amegan cette position de la justice est très dangereuse évoquant le fait qu’il soit aussi plausible qu’on s’acharne aussi sur eux avocats pour aide à soustraire les auteurs de la justice.

Ainsi, le juge d’instruction passe outre le code de la presse et de la communication qui régit la profession du journalisme et brandit le code pénal. Une véritable entorse à la liberté d’expression et de presse au Togo. Cela rappelle encore les mêmes attitudes au temps de feu président Gnassingbé Eyadéma très allergique à la liberté de presse. Cette observation réconforte dans la thèse d’un acharnement sur les journalistes à défaut de se servir de la loi organique liberticide de la HAAC.

« Toussaint Tomety alias Mohammed Loum, le jeune manipulé qui crache des noms. Quel sort pour lui après avoir participé à la comédie judiciaire » est le titre de l’article pour lequel on inculpe le confrère Zeus Aziadouvo.

Pour l’heure, le journaliste très critique envers le pouvoir n’est pas encore écouté sur le fond. Le concerné se montre très serein. Le monde de la presse privée togolaise reste mobilisé.

2 Réponses

  1. […] Devant le fiasco de la tentative du gouvernement c’est la justice qui est mise au pas. Le directeur de publication du quotidien « Liberté » est inculpé sur des dispositions du code … […]

  2. […] Liberté de presse en danger : Le juge d’instruction met les pieds sur le code de la presse et inc… […]

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