Liberté de presse en danger : Après les politiques, les journalistes dans le viseur


Crier le holà et dire que la liberté de presse est en péril peut sembler alarmiste mais ça en vaut la peine. Le confrère Zeus Aziadouvo, directeur de publication du quotidien « Liberté » a été convoqué le jeudi 21 Mars 2013 par le Service de renseignement et d’investigation (SRI).

En fin de matinée du 21 Mars dernier Zeus Aziadouvo a reçu une convocation du SRI à comparaitre dès réception de la convocation. Une convocation sans objet et illico presto. Fabuleux !

Sur place, on fera comprendre au directeur du journal jugé très critique envers le pouvoir d’avoir publié un article dans sa publication du lundi 20 Mars 2013. Mais la première observation c’est cet acharnement noté sur les journalistes. Une véritable tentative de museler la presse privée jugée critique envers le pouvoir.

Devra-t-on le rappeler, cette convocation intervient au lendemain de la décision de la Cour Constitutionnelle déboutant la HAAC dans sa tentative de renouveler sa loi organique pour mieux museler la presse. Du coup, la tentative de la HAAC échoue, on opte la voie judiciaire pour stopper les journalistes dans leurs élans à faire des investigations et révéler des zones d’ombres floues dans des dossiers politiques.

Au Togo, ils sont nombreux ces hommes politiques interpellés, d’autres gardés à la gendarmerie nationale dans l’affaire d’incendie des marchés du Togo. Ces hommes politiques sont tous de l’opposition avec leurs militants et sympathisants. Ils sont tous inculpés pour « association de malfaiteurs et destruction de biens publics » et il est interdit aux uns tout voyage hors du Togo et à d’autres déplacements hors de la ville de Lomé.

L’enquête prend une nouvelle allure depuis hier. Non seulement il y a de l’acharnement sur des journalistes mais le nommé Toussaint Tomety alias Loum Mohammed qui aurait fait des déclarations impliquant la responsabilité des hommes politiques dit finalement l’avoir fait sous le coup de la manipulation et de torture de la part de hauts gradés.

« Tout  le monde est en sursis, on peut tomber sur nous à tout moment » disait Francis Pedro Amuzun, Directeur de publication du journal « Crocodile News ». La liberté de presse est en danger au Togo…à quelques encablures des élections législatives dont le recensement est organisé à pas de charge.

2 Réponses

  1. […] Devant le revers que prennent toutes les initiatives rétrogrades et face à la détermination des journalistes, un plan machiavélique est aussi mis en route pour les éliminer dans la mesure où l’asphyxie pla… […]

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