Sommet de l’UA : Des citoyens maliens et congolais réclament la paix, et maintenant


L’offensive des Organisations de la société civile (OSC) en marge de la rencontre des Chefs d’Etat et de gouvernement se poursuit. Deux

Des responsables d'OSC àla table au cours de la conférence

Des responsables d’OSC àla table au cours de la conférence

Organisations représentants le Mali et la République démocratique du Congo appellent le sommet de l’UA « pour la paix maintenant ».

Deux organisations de la société civile africaine notamment Tassagh et RRSSJ ont, au cours d’une conférence de presse conjointe, appelé l’union africaine à « mener des actions décisives pour une paix durable sur le continent et des initiatives novatrices en faveur du développement durable pour un espoir renouvelé au sein de la population africaine ».

« La situation s’aggrave par la fermeture des frontières avec les pays voisins. Dans deux, voire trois semaines, les approvisionnements alimentaires seront épuisés à Gao » c’est là le cri lancé ce samedi 26 janvier 2013 par Adul Aziz Ag Awali de l’ONG Tassagh basée à Gao, au nord Mali. « L’Union africaine doit prendre le leadership nécessaire pour créer un accès illimité à toutes les personnes ayant besoin d’aide au Mali. Des personnes innocentes sont les otages de cette guerre et sont en train de souffrir inutilement », a poursuivi le sieur Abdoul Aziz. Selon lui, il y a trois mesures urgentes à prendre notamment l’accès humanitaire, la protection des populations et aussi, l’accompagnement de toute initiative de restauration de la cohésion sociale.

Emmanuel Kabenguele du Réseau pour la réforme du secteur de sécurité et de justice en RDC a levé le voile sur la catastrophe humanitaire qui a cours dans le pays. « Près d’un million de personnes sont déplacées dans le Nord-Kivu et aujourd’hui encore, certains d’entre eux vont se réveiller sans savoir s’ils vont pouvoir passer la nuit à la même place. C’est une situation terrible et inacceptable », s’est lamenté le porte voix de la RDC avant d’ajouter « l’heure est grave, la RDC a déjà franchit ce qu’on peut qualifier de tolérable ».

La question genre est aussi bien défendue par SOAWR, la solidarité pour les droits des femmes africaines. « C’est une illusion d’essayer de trouver des solutions aux conflits sans prendre en compte les points de vue des femmes, c’est une illusion de viser un développement durable en Afrique sans voix de femmes qui ont besoin de prendre une part active dans ce processus », a mentionné Osai Ojigho de SOAWR. Elle dit attendre aussi beaucoup de la présidente de la Commission Dlamini-Zuma qui a plus forte raison est une femme.

C’est également le son de cloche au niveau de la Coalition d’ONGs SOTU qui soutient que les crises au Mali et en République démocratique du Congo auraient pu être évitées si les gouvernements africains avaient mis en œuvre les décisions importantes prises au sein de l’UA.

D’Addis Abéba, Sylvio Combey

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