Législatives et Locales au Togo : On fonce droit dans le mur


Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu, PM

Avec un consensus maquillé, les populations togolaises seront une fois encore appelées aux urnes. Le pouvoir RPT/UNIR a mis en route le processus électoral malgré les contestations de l’opposition. Pour l’heure aucune date n’est encore fixée mais le pouvoir continue par clamer qu’il veut respecter le délai constitutionnel. Une position qui entraine le pays tout droit dans le mur.

La situation sociopolitique qui prévaut actuellement au Togo, il faut faire preuve de cécité intellectuelle pour ne pas le reconnaitre, est emprunte d’un grand malaise. Les contestations sur le cadre électoral ne faiblissent pas, la détermination du pouvoir à organiser les élections, même dans des conditions critiques, n’est plus à démontrer. La machine électorale est mise en route, on s’en fout des contestataires et…on fonce droit dans le mur.

Les joutes électorales au Togo, faudra-t-il le rappeler, est dans la plupart des cas, sources de vives inquiétudes, de désolation et même de perte en vie humaine. Ceci, du fait d’un manque de consensus entre les acteurs où encore d’une mauvaise foi criarde affichée par ces derniers. Le pouvoir en place fait la sourde oreille aux critiques formulées et organise les élections dans des conditions rocambolesques. La suite, c’est la population qui en pâtit soit par des déplacés, des migrations, soit par des pertes matérielles et en vie humaine.

Aujourd’hui, les observateurs de la vie sociopolitique au Togo sont unanimes à reconnaitre que les indicateurs sont au rouge et organiser une élection dans de telles situations pourrait entrainer à une implosion. Il a été constaté chez les populations un mécontentement général et ce, dans plusieurs secteurs. Mais que constate-t-on ? L’abnégation du pouvoir à foncer droit dans le mur.

Le 25 Octobre dernier, c’était aux membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de prêter serment devant la Cour Constitutionnelle. Cette composition est faite sans les partis politiques, les poids lourds, de l’opposition. Il faudra donc comprendre que l’organisation des prochaines élections sera faite par le parti au pouvoir et ses collabos.

Au même moment, il n’y a toujours pas de consensus sur le découpage électoral dont l’actuel est qualifié d’inique par l’opposition togolaise. A cette allure, il faut avoir un amour pour sa patrie et dire haut qua ça va mal, que le pays est en train d’être dirigé droit dans le mur et que les conséquences pourraient être vraiment fâcheuses

2 Réponses

  1.  »Pour l’heure aucune date n’est enfonce fixée mais le pouvoir continue par clamer qu’il veut respecter le délai
    constitutionnel. » il manque quelque au titre je pense.

    Que Dieu nous aide tout simplement parce que je ne veux plus devoir écrire sur le portail  »déja frappé ». C’est épuisant ce cycle de violence sans fin.

  2. Il fallait s’y attendre … Moi je ne suis point étonné, c’était prévisible que cela irait comme ça et la victoire de nos Eperviers à baliser et faciliter le chemin pour arriver à leur fin.

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