Togo : La vente du « boudè » pue de l’arnaque


Il s’est développé depuis quelques années déjà à Lomé et dans

Un étalage de boudè (photo MO5)

certaines villes du pays, la vente du carburant dit frelaté aux abords des routes. De jour en jour les acheteurs de ce type de carburant communément appelé « boudè » disent  y noter de l’arnaque.

Une petite table pour servir d’étalage, quelques bouteilles ravitaillées en carburant frelaté et le tour est joué ; on peut faire son affaire. La vente du boudè est devenue monnaie courante au Togo surtout avec les hausses à répétition des prix des produits pétroliers. Ce type de carburant est devenu le recours des conducteurs de taxi-motos communément appelés zémidjans (qui en ont d’ailleurs fait leur choux gras) et même des particuliers. Depuis quelques temps, ces acheteurs disent y constater de l’arnaque. L’un des zémidjans a malheureusement fait les frais en dénonçant le vendredi 05 Octobre dernier cet état de fait.

En effet, les acheteurs du boudè ont doigté un de leurs fournisseurs sur le boulevard Félix Houphouet Boigny de les escroquer. Ce vendeur est accusé d’embourber de chiffons et de chaussettes, l’entonnoir devant servir de faire passer le carburant, du contenant au réservoir. Comme ils pouvaient s’y attendre, ces chiffons retiennent une grande quantité du carburant et les acheteurs constatent qu’au finish, au lieu d’un litre par exemple, ils ne se retrouvent qu’avec le quart de litre. Après recoupements, presque tous les clients de ce monsieur le savent mais se contentent de le murmurer au bout de leurs lèvres.

Le vendredi 05 Octobre dernier, un client s’est montré courageux et a exprimé son ras-le-bol pour avoir constaté que le temps mis pour lui servir le litre du carburant est très court et a du coup remis en cause la quantité servie. Il a insisté à vérifier l’entonnoir mais le vendeur a montré une résistance et ira jusqu’à taillader le client avec une machette. La scène a suscité de vifs émois. Il aura fallu l’arrivée de la police pour atténuer la tension et la victime conduite à l’hôpital pour des soins ; le vendeur embarqué.

Devra-t-on le rappeler, le gouvernement veut mener une guerre contre cette vente de carburant dit illicite aux abords des routes. Des descentes policières ont été effectuées dans des localités pour saisir les bidons d’essence, la plupart d ces dernières se sont soldées par des affrontements entre policiers et civils.

La vente du « boudè » est devenue un peu comme une activité génératrice de revenu pour des jeunes qui pataugent dans une paupérisation sans précédent et faire face au sous-emploi et le chômage accrus. L’arnaque est devenue monnaie dans plusieurs secteurs de la vie socioéconomique du pays. La vente du boudè est aussi contaminée.

2 Réponses

  1. De la contrebande d’essence pour le petit peuple.Chacun profite de hausse du carburant pour faire ses affaires sur la place publique.J’ignorais qu’il y avait un boulevard FELIX HOUPHOUET-BOIGNY au TOGO.La création d’empois-jeunes est une solution parmi d’autres pour éradiquer ce phénomène ou l’INTERDICTION FERME…

  2. Salut Sylvio

    Tu fait bien de parler de cette manière de faire des vendeurs de ‘boudè ». Le confrère David DJAGBAVI a entre temps fait les frais de ce cette arnaque dans le quartier d’Agoè. Sa moto est tombé en panne ssèche quelque moment après avoir pris du boudè au bord de la route.

    C’est un manque de civisme de vouloir profiter des autres de la sorte.Déjà que le litre de boudè même est à partir de 600 F…

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