Révolution Kpatima : Le Colonel Yark entonne le chant de la répression de Déckon II


Nombreux sont ceux qui avaient prédit que l’œuf sera étouffé dans l’œuf. Même si le gouvernement a

Des jeunes en train de répondre aux grenades lacrymogènes

semblé ne pas interdire de façon directe la marche du Collectif Sauvons le Togo, la répression du premier jour des manifestations en dit long.
Sur les médias, les ministres de la sécurité et de la protection civile Yark Damehane et son collègue de l’administration territoriale Gilbert Bawara ne cessaient de marteler que sur le fond la marche suivie de sit-in que projetait organiser le CST n’était pas interdit, l’itinéraire non plus et que seul le lieu de chute était la pomme de discorde. Seulement, on aura noté un revirement à 180 degrés. Les responsables du CST, après avoir rencontré des ambassadeurs accrédités au Togo, se sont résolus à changer de lieu de sit-in.  Il ne devrait plus être question de Déckon mais de la place de l’indépendance.
Comme on pouvait s’y attendre, les Ministres concernés ont réclamé que l’itinéraire soit aussi changé. Le CST n’ayant plus voulu faire une autre concession s’est vu chargé par des grenades lacrymogènes.
A peine 30 minutes après le démarrage de la marche, les participants à la marche ont été coincés par des agents de la gendarmerie. Grenades lacrymogènes, cordelettes, balles en caoutchouc et à fragmentation bref, tous les moyens étaient

Un gendarme tirant des balles en caoutchouc

bon pour réprimer. Conséquence, c’est la débandade totale où les jeunes visiblement très révoltés ont répondu par des jets de projectiles. Les hostilités entre corps habillés et civils se sont poursuivis donc depuis 11heures jusque tard dans la soirée sur le boulevard notre dame des apôtres. L’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie (USIG) a été appelée en renfort. On aura noté de nombreux blessés et plusieurs interpellations. Certains de ces jeunes hommes interpellés disaient ne pas être des manifestants quand certains d’entre eux n’éprouvaient aucun remord. L’un d’entre eux n’a cessé de crier fort : « nous sommes tous des togolais, j’accepte mourir pour libérer ma patrie ».  Il aura fallu quelques coups de bottes pour le faire taire.
Sur tout le boulevard, les pavés ont laissé place aux projectiles et aux douilles des grenades lacrymogènes.
Dans l’après-midi, après une conférence de presse des responsables du CST, cap a été remis sur la place de l’indépendance. Ils seront réprimés une fois encore au niveau du quartier administratif dans les encablures de la place de l’indépendance.
On devra s’attendre à d’autres hostilités dans les prochaines heures. Le CST appelle une fois encore à une marche qui devra aboutir à la place de l’indépendance mais cette place est envahie dès l’aube par la gendarmerie. Le chant de la répression est déjà entonné par le patron du ministère de la sécurité ; les jeunes sont aussi bien décidés à aller jusqu’au bout.

Une sélection de photos accessibles https://www.facebook.com/media/set/?set=a.339487369477834.80936.100002497226382&type=1

Une Réponse

  1. […] Révolution Kpatima : Le Colonel Yark entonne le chant de la répression de Déckon II […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :