Togo/ Faure Gnassingbé douterait-il de ses propres ministres ?


La crise de confiance au sein du gouvernement Ahoomey-Zunu est

Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu, PM

assez palpant. Après l ‘éviction du ministre de l’administration territoriale et des collectivités locales Pascal Akoussoulèlou Bodjona, la désignation du ministre des mines et plus encore, le porte-parole du gouvernement reste de la mer à boire.

Même si le Premier ministre Séléagodji Arthème Ahoomey-Zunu s’est efforcé à convaincre devant l’Assemblée nationale le 02 Août dernier, que le ministère de la défense est resté attaché à la présidence et celui des mines à la primature, cela n’a pas semblé beaucoup convaincre. Ce qu’il a manqué de faire est de donner des explications sur le fait que son gouvernement ne dispose pas de porte-parole.

Après Bodjona, plus personne ?

Etre le porte-parole d’un gouvernement au Togo, n’est pas chose facile comme on pouvait le croire. Soit l’on se résout à cultiver le mutisme devant toutes bavures (qui sont d’ailleurs choses fréquentes avec le régime en place) ou accepter porter les coups de ces bavures. A plusieurs reprises nous avons vu le porte-parole du gouvernement Pascal Bodjona dans de mauvais coups du parti au pouvoir. Mais de façon sibylline, il revient souvent comme le ministre ouvert d’esprit, ouvert au dialogue même s’il a déjà donné le ton de coups sordides. Il s’est alors illustré à défendre le gouvernement dans plusieurs dossiers comme entre autres, l’assassinat du journaliste politologue écrivain Joachim Atsutsè Kokouvi Agbobli, le fameux projet « Bodjona » portant sur la réglementation des manifestations publiques et de rues ou encore les grèves des étudiants, des médecins et le tout dernier, l’introduction à l’hémicycle togolais du projet de redécoupage électoral. Comme quoi, être parole du gouvernement « RPT/UNIR feat UFC » sous entend qu’il faut être un bon à tout faire. Sans revenir sur les rumeurs qui laissent entendre que le ministre Bodjona aurait été évincé pour avoir trop fait preuve d’ouverture vis-à-vis des revendications du Collectif Sauvons le Togo (CST), tout porte à croire qu’après le ministre Bodjona, la crème reste très difficile à prendre.

Et si Massina était nommé porte-parole ?

Et si le Colonel Yotroféi Massina était nommé porte-parole du gouvernement ? C’est bien l’interrogation qui taraude les esprits. Déjà, l’homme serait devenu le bras droit de Faure Gnassingbé. Il serait d’ailleurs à la base de la brouille entre le Chef de l’Etat et son grand ami Bodjona. Comme quoi, Faure Gnassingbé a plus confiance en cet homme, le patron du service de l’Agence nationale de renseignement (ANR). Si tous les indices montrent bien que Faure Gnassingbé doute de ses propres ministres, il y en a en qui il semble accorder le bénéfice du doute. Cela ne devra pas étonner quand au Togo, c’est la culture de la médiocrité qui est promue. L’homme est cité par des défenseurs de droits de l’homme comme étant un tortionnaire. Alors que des boulets rouges ne cessaient de venir de tout part contre l’homme fort de l’ANR, il a été dans les bonnes grâces du Chef de l’Etat.

Tout compte fait, et nous y reviendrons, la nouvelle équipe gouvernementale d’Ahommey-Zunu regorge en lui-même, les germes de sa propre destruction ou encore du déclin du régime bientôt vieux de 50 ans.

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