Succession au sommet de l’Etat ghanéen : Encore une cinglante leçon de démocratie au Togo


Au Ghana, un président s’en va dans la douleur et sans crépitement d’armes, sans bruits de bottes, l’intérim est assuré conformément aux textes en vigueur dans le pays. Une situation qui contraste avec le cas Togo.
C’est avec un lourd froid dans le dos que les ghanéens, togolais, béninois, bref africains ou encore ceux qui aiment le Ghana ont appris la disparition subite du président ghanéen Evans John Ata Mills. Le grand homme a succombé d’une crise cardiaque à l’Hôpital Militaire 37 à Accra. Un évènement douloureux qui arrive à moins de six mois de la prochaine élection présidentielle. Néanmoins, cela ne fait pas entorse à la vie sociopolitique du pays.
Six heures (comme le dit si bien Nnenna sur son blog) auront suffit pour permettre au pays de reprendre une vie normale. Le vice-président John Mahama, conformément aux textes, prête serment et commence par assurer l’intérim. La cérémonie de prestation de serment a été officiée par la Présidente de la Cour Constitutionnelle Madame Justice Theodora Georgina Wood. Le lendemain, toutes les activités reprennent dans ce pays qualifié de modèle démocratique. Les drapeaux depuis ce matin sont en berne dans le pays et ce, pour deux semaines. Une autre leçon de démocratie au Togo.
Cet accouchement compliqué qui s’est fait dans une douceur et en toute transparence, et je le rappelle encore, dans le strict respect des textes.
Dans le cas du Togo, je ferai référence à 2005 plus précisemment le 5 février,  où le président d’alors Etienne Gnassingbé Eyadéma, il nous a été servi une suite de masturbation intellectuelle avec la Constitution foulée au pied. D’un rien du tout, Faure Gnassingbé (un des nombreux fils du président) devient Président par intérim. Comme chez nous, la passation se fait du père au fils ou comme si nous étions dans un royaume.
La communauté nationale soutenue par la communauté internationale a levé un bouclier de contestations. Le « président parachute » a finalement entendu raison pour qu’une élection soit organisée. La suite, c’est des morts. La mission Doudou Diène des Nations Unies parlera de 500 morts quand la société civile parle de milliers de morts.
La nouvelle leçon de démocratie du Ghana au Togo fait couler d’encre sur les réseaux sociaux en particulier facebook. Chacun dans son commentaire rappelle le triste souvenir en comparaison à 2005.
Comme quoi, quand on veut qu’un pays évolue, l’armée reste dans les casernes

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