Révolution Kpatima : Faure Gnassingbé attaque, l’ANC contre-attaque


Quelques heures seulement après la démission du premier

Jean-Pierre Fabre, Pdt ANC

ministre Gilbert Fossoun Hougbo, Faure Gnassingbé entame une opération de charme envers les partis politiques. Seulement, comme on pouvait s’y attendre, l’Alliance nationale pour le changement y oppose une fin de non recevoir, posant des conditions.

Déjà le 12 juillet 2012, l’on apprend que le Chef de l’Etat débute le lendemain une ‘’rencontre d’échanges’’ en vue de la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale. Une invitation a été envoyée aux responsables de l’ANC mais elle sera rejetée par ces derniers.

Ils s’indignent du fait que le Chef de l’Etat continue par violer la Constitution et les Lois du pays. Aussi, conditionnent-ils la reprise du dialogue par, entre autres, l’arrêt de « violence et de brutalités policières qui empêchaient les populations de prendre part aux manifestations pacifiques organisées par les forces démocratiques » ; la libération des personnes arbitrairement arrêtées à la suite des manifestations pacifiques des 12 et 13 juin 2012 ; et de ne plus priver le président de l’ANC des libertés élémentaires d’aller et venir.

L’une des conditions auxquelles s’accroche l’ANC est la réintégration à l’Assemblée nationale des neuf députés exclus, disent-ils abusivement.

Mais, ce serait une chimère de croire que l’ANC accepterait prendre part aux consultations. Le parti de Jean-Pierre Fabre se montre beaucoup plus radical et ferme. « L’ANC tient à préciser que dans le contexte actuel, elle n’est nullement intéressée par une participation à un quelconque gouvernement », peut-on lire dans un communiqué rendu public par le parti.

Pour certains observateurs avertis, cette démission du premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo, au-delà des supputations faites autour, il s’agit à encore d’un autre coup du RPT/UNIR pour faire que le « petit » est de bonne foi à discuter, à tendre la main aux autres. « C’est une main empoisonnée », nous confie-t-on.

Une chose semble sûre, avec la révolution Kpatima, l’étau se resserre autour de Faure Gnassingbé qui, tous les indices le montrent bien, veut envoyer les Togolais à l’abattoir en organisant des élections législatives et locales à la hussarde.

2 Réponses

  1. Loin de moi un jugement radical de la situation! Au vue des évènements du passé de la vie politique du Togo, les états de réactions puériles sont à proscrire! Le rôle de la jeunesse est de se presser à apprendre la politique démocratique qui nous convient et non à la francafrique!

    Les anciens ne doivent pas refuser le combat puisque de toute façon, nous sommes sur le front! Le plus important est l’appareil d’état mis en place par le 1er ministre! Ce ne sont pas forcément le gouvernement qui gèrent un pays, mais l’exécutif de ce gouvernement et donc, les finances, l’intérieur et l’armée sont des piliers qu’il faut s’allier, viendront l’agriculture pour une politique d’auto-suffisance alimentaire et l’éducation de la jeunesse pour un réveil de conscience politique!

    Une référence en la matière est l’économiste AMAIZO Yves dont je conseille vivement la lecture des analyses faites depuis de nombreuses années!!!

    Merci!!!

  2. En tout cas, nous suivrons la suite. Deux mandats, humblement, je pense que c’est trop suffisant. Ce serait que Faure lui-même demissionne, car la force ne gagnera pas toujours!
    S’enteter de rester au pouvoir ne fera que diviser le pays qui est deja fragilisé.
    Attendons de voir!

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