Législatives et Locales 2012 au Togo : La Communauté internationale se veut-elle complice ?


L’un des points principaux qui déchire la vie sociopolitique au Togo

Patrick Spirlet, représentant UE au Togo

est le cadre d’organisations des prochaines élections législatives et locales au Togo. La réaction de cinq chefs de missions accrédités au Togo vient une fois encore enfoncer le clou.

Les 25 et 31 Mai 2012, des députés acquis au pouvoir en place à l’Assemblée nationale togolaise ont adoptés deux textes fondamentaux devant régir les prochaines élections législatives et locales. Il s’agit du nouveau code électoral et du projet de loi portant redécoupage électoral.

Ces deux textes, on le note encore, a été adopté unilatéralement dans la mesure qu’ils n’ont pas bénéficié du consensus de la classe politique togolaise. Une attitude qu’on peut taxer de « coup de force ». Mais cela n’étonne aucun observateur attentionné de la situation politique togolaise, le RPT aujourd’hui UNIR en a toujours l’habitude.

La classe politique togolaise et des organisations de la société civile sont unanimes à condamner cette attitude. Si d’aucuns appellent le Chef de l’Etat à ne pas promulguer ces lois, d’autres, à l’instar du Réseau africain des journalistes sur la sécurité humaine et la paix (RAJOSEP), cette situation pourra conduire à une crise sans précédent.

L’adoption de ces deux textes, il faut le rappeler, viole l’esprit de l’Accord politique togolaise (APG) et des recommandations formulées par les missions d’observation électorale en 2007 et 2010.

Et voilà, le 07 juin dernier, dans un communiqué conjoint, les Chefs de missions de l’Union européenne, de la République fédérale d’Allemagne, de la France, des Etats-Unis d’Amérique ainsi que la Coordinatrice résidente du système des Nations Unies accrédités au Togo ont dt avoir « pris note de l’adoption, par l’Assemblée Nationale ».

Aussi, se félicitent-ils  des dispositions qui vont dans le sens des recommandations formulées par les missions d’observation déployées par l’UE lors des élections de 2007 et de 2010, et relèvent cependant que certaines de ces recommandations n’ont pas encore été prises en compte ou ne l’ont été que partiellement. Seulement sans pour autant demander que les recommandations restantes soient intégrées, les Chefs de mission se sont versés dans la précipitation pour réclamer plutôt la mise en place rapide d’une CENI.

Sans un large consensus sur des textes aussi fondamentaux, le Togo qui revient de loin, pourrait se replonger dans un autre chaos. Et le peuple togolais n’épargnera pas la Communauté internationale qui se montre ainsi « complice ».

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