Des Togolais devenus champions avec des imaginations fertiles


J’avais toujours dit à mes confrères et consœurs qu’en 2012, il me faut être indépendant, ne plus bosser pour un média togolais du fait que le journalisme au Togo ne nourrit pas autant son homme. Et chaque jour, il me faut trouver ma pitance journalière à travers ma plume. C’est ce que je faisais alors que je me rendais chez une personne ressource pour une interview pour compléter un travail que je dois envoyer à l’extérieur.

A peine arrivé au carrefour Anani Santos, ex-Fréau Jardin que les propos d’un jeune homme, la quarantaine, a capté mon attention. Le jeune homme avait un chiot en main gauche et un portable dans la droite et lançait : « achetez, le chiot et vous avez droit à un portable. C’est une nouvelle promotion de Moov Togo (Atlantique Telecom) ».

« Comment-ça ? », me suis-je exclamé. Les quelques secondes qui ont suivi m’ont permis de me dire que ce gars blaguait et qu’il avait tout inventé. Un petit sourire s’est glissé sur mon visage quand le jeune homme dans ses propos a continué : « Vous devez vous précipiter car la promotion de Moov s’arrête à 12h GMT ». A l’heure j’ai vu le monsieur, il sonnait déjà à ma montre 10h ce mardi.

Et, le feu a viré au vert me donnant la voie pour partir, l’intérêt de rechercher ma pitance journalière a finalement primé sur ma curiosité d’en savoir plus avec cet homme.
Je contactai un ami fonctionnaire à Moov Togo, juste pour avoir le cœur net, et il m’a rit au nez. Conclusion, tout ce que le jeune homme racontait était sorti de sa pure imagination fertile.
Ce fait, il faut bien le classer dans les divers mais cela m’a fait rappeler mes jours dans des capitales africaines où de jeunes gens tout comme celui que j’ai rencontré, inventent des histoires vraisemblables, d’autres à faire lever les cheveux sur la tête juste pour une seule fin : tromper la vigilance des naïfs.
Et qu’est-ce qui entraine cela, indubitablement, la pauvreté. Quand plus de la moitié de la population vit en dessous d’un dollar par jour, il faut craindre le pire. Il y a péril en la demeure, nos villes pourraient bientôt être remplies de ceux qu’on qualifie sous d’autres cieux de : « 4-1-9 ».

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