Prévalence du VIH en Afrique : Les femmes en paient le lourd tribut


Ils sont aujourd’hui,  plus de 33 millions à être porteurs du virus du VIH/Sida dans le monde avec plus de 8000 morts par jour dans le monde et près de 20 millions depuis l’apparition de la maladie en 1981. L’Afrique subsaharienne continue par prendre la grande part du « gâteau ». Les femmes en particulier, en paient le lourd tribut mais la lutte contre ce fléau gagne du terrain.  

La population africaine qui ne représente que 12 % de la population mondiale mais le continent regorge 68 % des personnes vivant avec le VIH SIDA. L’Afrique australe mène le peloton avec l’Afrique du Sud à lui qui compte un nombre exceptionnel. Des chiffres exceptionnels évoquent près de 5,6 millions de séropositifs, faisant du pays de Nelson Mandela, le premier pays regorgeant le fort taux au monde.

La lutte ne diminue pas d’intensité

Selon les statistiques officiels, le sida a fauché un million de vies au moins par an en Afrique depuis 1998. Les campagnes de sensibilisation n’ont jamais cessé. Plutôt elles se sont intensifiées grâce aux Organismes internationaux, aux associations communautaires qui se sont mobilisés pour la cause, des initiatives locales, l’implication des gouvernements et mieux, grâce à la prise de conscience des populations et des séropositifs eux-mêmes. Et depuis quelques années, la courbe n’a cessé d’aller decrescendo.

En 2010, près de la moitié des décès liés au sida se sont produits en Afrique australe. Les enquêtes révèlent bien que le nombre total de nouvelles infections à VIH en Afrique subsaharienne a chuté de plus de 26 %, pour atteindre 1,9 million contre 2,6 millions lors du pic de l’épidémie en 1997. D’autres recherches montrent que l’incidence du VIH a diminué de plus de 25 % entre 2001 et 2009. Cela comprend certains des pays les plus touchés par l’épidémie au niveau mondial notamment l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Nigeria, la Zambie et le Zimbabwe.

Les femmes en paient le lourd tribut

La propagation du VIH SIDA en Afrique subsaharienne s’est beaucoup plus féminisée et ce, pour diverses raisons. La femme ayant toujours été considérée comme le sexe faible, l’homme a toujours eu ce « droit de sexe » sur sa femme. L’Afrique étant aussi très attachée aux valeurs de procréation, les femmes au foyer accordent aussi peu d’importance au port de préservatifs pendant leur coït. L’homme, toujours avide du sexe, encouragé par la polygamie et l’infidélité masculine, contracte très souvent des infections dehors, qu’il retransmet très facilement à sa femme.

Selon le Dr Arthur Ammann (Président du Global Strategies for HIV, Prevention, Californie), les femmes représentent actuellement la grande majorité des personnes infectées par le VIH dans le monde, comptant jusqu’à 2 millions de nouvelles infections par an (sur 2.5 millions au total). Le ratio de jeunes femmes infectées par le VIH par rapport aux jeunes hommes dans l’Afrique sub-saharienne peut aller de 1 à 8, soit 8 fois plus de femmes infectées que d’homme.

Selon des experts, cette féminisation s’explique aussi par l’anatomie de la femme. Le sexe féminin a une réceptivité biologique au VIH plus élevée que le sexe masculin. La fragilité de la muqueuse de l’appareil génital féminin surtout au niveau du vagin et du col de l’utérus facilite les microlésions qui constituent des portes d’entrées au virus. Et l’on explique que la surface de la muqueuse vaginale concernée est plus grande comparée à celle du pénis.

Aussi, précise-t-on que l’homme séropositif a une probabilité de 1/500 d’infecter une femme séronégative. Dans les mêmes conditions la femme séropositive a une probabilité de 1/1000 de transmettre le virus à son partenaire masculin à cause du faible taux de concentration du VIH dans les secrétions vaginales.

Le viol constitue aussi un des moyens de transmission par excellence surtout dans un pays comme l’Afrique du Sud où le taux de viol est assez élevé.

L’on ne devra pas passer sous silence que cet état de fait est encouragé par la  prostitution féminine et le phénomène de « Suggar Daddy » ou « grottos » où de jeunes filles acceptent entretenir des relations sexuelles, parfois non protégées avec des hommes susceptibles d’être leur parent, sans port de préservatif contre quelques pécules d’argent.

Aujourd’hui, la tendance se renverse, même si ces phénomènes continuent la prise de conscience sur la nécessité de port de préservatif commence par être ancré dans les mœurs.

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