Contestations des étudiants: Quand Bè se transporte à Kara


Trop souvent et toujours, le quartier populaire de Bè, à tord ou à raison, a été le fief de l’opposition, du fait que la majeure partie des

Des étudiants blessés emmenés par un véhicule de la gendarmerie ( à l'hopital ? Personne ne sait)

contestations y ont pour point de départ. Le Frac en a fait depuis plus d’un an, le lieu privilégié pour démarrer ses mouvements de contestations. Les populations de ce quartier, de facto se retrouvent dans l’œil de mire des gouvernants, des policiers et gendarmes et le coup de sifflet des répressions est donné là.

Depuis quelques années déjà, on a comme l’impression que le quartier Bè contamine plusieurs villes ou quartiers du pays. C’est visiblement à la ville de Kara dans la partie septentrionale du pays, à 410 km de la capitale, mieux de Bè, de prendre la contagion. Pour une fois encore, la contestation estudiantine à pris la ville. « Nos revendications sont simples, nous voulons une allocation de secours pour tous les étudiants sans exception et des bourses aux méritants », avait déclaré  le président du collège des délégués, Franck Elégbé sur le site officiel du gouvernement.

Comme un seul homme, les étudiants se sont levés le 07 décembre pour réclamer que les tranches d’aide soient accordées à tous les étudiants et ceci, sans condition. Du coup, les rues sont barricadées, le bureau de l’ex préfet de la Kozah, Kadja Abaloundjam, a été encerclé (certains témoins indiquent même qu’il est plutôt pris en otage), des pneus brûlés pour manifester leur colère. Selon notre témoin sur place, une voiture RTG a été saccagée. Ce 08 décembre le mouvement a repris.   Ce n’est pas la première fois que ces étudiants de l’Université de Kara manifestent cette année. Ils étaient déjà montés au créneau en novembre 2011.

Tôt ce matin, la ville est bien assiégée par des policiers et gendarmes. Ils n’ont ménagé aucun effort pour user de leur grenade lacrymogène sur les récidivistes. Selon un témoin, « cela ressemble bien à une razzia, les policiers mettent la main sur tout jeune qui ressemble à un étudiant ». Cela me rappelle encore le triste évènement de Lomé, lors de la contestation des étudiants de Lomé.

Une grenade lacrymogène déja dégoupillée

Pourquoi des grenades lacrymogènes contre des étudiants qui  ne font que réclamer leur droit ? Il y a encore moins d’une décennie sous le président Gnassingbé Eyadéma, il était inconcevable que les jeunes de cette ville mène une contestation…Longtemps, ils ont été considérés comme des « béni oui ».

Les grenades lacrymoont ont semblé ne pas arrêter les étudiants dans leur élan. Ces derniers avaient fait sortir des classes, les élèves du Lycée de Kara. Ensuite ils se sontlancés sur la Direction du service des impôts, le bureau de la poste qu’ils ont saccagé ansi que d’autres biens matériels dans la ville. Ceci, disent-ils, du fait que les autorités universitaires font la sourde oreille. Vêtus de rouge, les étudiants sont plus que décidés à se faire entendre. Selon les dernières nouvelles, on observe un calem précaire dans la ville de Kara après leur descente sur la Direction de la Police. Là, ont eu lieu des discussions avec les étudiants.

Notons au passage que par decret présidentiel pris en conseil des minsitres  le 07 Décembre 2011, le préfet Kadja Abaloundjam a été purement et simplement remplacé par l’aide de camp du Chef de l’Etat, le Colonel Bakali Bagoubadi.

Les gouvernants devront plutôt se raviser et assurer les besoins fondamentaux aux togolais où qu’ils soient. Si non, Bè que certains surnomment avec ironie Benghazi risque de contaminer tout le pays et…

3 Réponses

  1. […] Contestations des étudiants: Quand Bè se transporte à Kara […]

  2. je dirai que c’est larmoyant tout ce que j’ai assisté aujourd’hui;des gaz lacrymogènes provenant de toutes directions,des arrestations.on se demande à quoi tout cela servira.au lieu de mettre sur table les revendications que font les étudiants et de réfléchir dessus,ils sont là à raconter des fatutés,des idioties et meme vouloir utiliser la force pour mettre de l’ordre.le gouvernement doit mener une réflexion plus mure sur ces faits sinon vues les actions d’aujourd’hui,les étudiants sont presque prèt à faire tout pour manifester leur ras-le-bol.

  3. c’est bizarre que les choses se dégénèrent ainsi. cependant cela n’est pas encore la fin. si ce gouveernement ne fait rien de murement réfléchi, nous tendons vers un soulèvement populaire d’ici 2 mois.

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