Reprise du dialogue: Le CPDC rénové en panne


Les discussions à peine reprises au sein du CPDC qualifié de rénové qu’ils se déroulent à pas de caméléon. Selon certains observateurs, ce cadre appelé à faire opérer des réformes constitutionnelles et institutionnelles est en panne.

Il aura fallu longtemps pour que le Cadre permanent de dialogue et de concertation nationale organise sa deuxième rencontre le jeudi 29 septembre dernier. Toujours les mêmes fanfarons, ceux qui se réclament de
l’opposition démocratique mais qui en réalité ne sont que des béquilles du parti au pouvoir. Et cela vicie l’esprit du dialogue.

Des partis politiques notamment le CAR, la CDPA, l’ANC à ne pas prendre part au dialogue. Le PRR qui était associé au départ a claqué la porte alors qu’il fustigeait ceux qui s’étaient abonnés aux absents. Aujourd’hui, ils sont donc quatre (4) partis politiques à s’inscrire en faux contre les conditions dans lesquelles s’organisent les discussions. Du coup, le CPDC est en panne.

Même si les motifs de l’absence de ces partis sont différentes les uns des autres, ils se rejoignent avec pour dénominateur commun, le démarrage des discussions sur de bases saines et démocratiques.

Les propos du gouvernement sont toujours les mêmes à l’issue des rencontres. Le ministre d’Etat, porte-parole du gouvernement Pascal Akoussoulèlou Bodjona, qui préside les séances aime rabâcher : « Nous pensons sérieusement que nos frères qui sont en marge des discussions comprendront cet appel lancé par l’ensemble des membres du cadre permanent et que très prochainement, nous allons nous retrouver parce qu’il est nécessaire que les réformes constitutionnelles et institutionnelles puissent être discutées et qu’elles soient engagées dans un esprit consensuel ».
Mais en réalité, qu’est-ce-qui empêche le pouvoir de faire table rase, de mesurer les conséquences de l’absence de ces partis politiques ? Le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo que d’aucuns qualifient de strapontin du pouvoir, après l’ouverture de la première séance ne s’en est plus soucié. Avec ces attitudes l’on semble donner raison que le gouvernement ne fait que de la pure et simple comédie.

A la deuxième séance du CPDC, à en croire Ephraim Mokli Tsikplonou, membre coopté, le CPDC a eu à examiner les recommandations de la mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE), sans pour autant dire concrètement ce qui en sera fait. Ces recommandations n’auraient même plus sa place si réellement les recommandations inscrites dans l’Accord politique global (APG). Le syndicaliste Tsikplonou indique qu’il s’est agit pour le CPDC de « réfléchir sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles notamment, le régime politique, la nomination et les prérogatives du Premier ministre, les conditions d’éligibilité du président de la République, la durée et la limitation du mandat présidentiel, l’institution d’un sénat, la réforme de la Cour Constitutionnelle et les questions relatives au découpage électoral ». A entendre cela on se demande bien ce que l’ancienne équipe que présidait Savi de Tové a pu réaliser pendant tout ce temps après qu’il ait été ouvert à suppôts du pouvoir.

On annonce une autre séance du CPDC pour demain 06 Octobre mais ce qui est sûr, le Cadre est en panne et, c’est fait à dessein. Le temps passe alors qu’il faut faire les réformes avant les législatives prévues pour 2012.

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