Dossier/ La Banque populaire au bord de la faillite (2ème partie) Le DG Abissi Tagba empoche plus d’un milliard


Lentement mais sûrement, la Banque populaire pour l’épargne et le crédit (BPEC) marche vers la faillite avec la gestion qui est faite par son Directeur Alie Abissi Tagba. Il se retrouve dans les mailles de plusieurs malversations et détournements des fonds de ladite banque. Même les fonds alloués à la rénovation de l’institution bancaire se sont retrouvés dans les poches du DG. Une gestion cavalière et égocentrique qui risque d’envoyer les employés sur le carreau. Ceci est la deuxième partie de notre dossier entamé la semaine précédente. 

Aujourd’hui, il est bien clair que le climat au sein de la Banque populaire pour l’épargne et le crédit est plus que délétère. Des vigiles jusqu’aux premiers responsables de l’institution financière remuent sur le bout des lèvres, leur colère sans pour autant l’avouer de peur de subir des représailles de la part du « tout puissant inamovible» directeur Abissi Tagba. Même les délégués du personnel ont eu le 19 mai 2011, saisi le ministre de tutelle, Adji Otteh Ayassor l’invitant à s’impliquer activement pour remettre la banque sur de véritables rails de développement. Là encore, ils relèvent, entre autres, le fait que le Directeur Tagba ait accordé des crédits de 100 millions de francs CFA, des traites de avalisées de plus de 300 millions frs CFA sans garanties réelles à des sociétés comme BORGINA, SKY TRANSACTIONS ET CONNEXES et DMAF SARL. Ils ont aussi relevé leur inquiétude sur le fait qu’en 2009, la banque a enregistré une perte de plus de 700 millions francs CFA, plus de 800 millions pour 2010 et, le creuset de cette année 2011 s’annonce encore plus amer.

Non seulement il a accordé des crédits qui dépassent la bagatelle somme de 1milliard 500 millions de francs Cfa à des clients sans avoir eu le quitus du Conseil d’Administration ; des clients à l’instar de Akouavi HOUNDEGNON domiciliée au Benin dont le compte est débiteur de plus de 43 millions est à ce jour sans aucune nouvelle. Il reviendra à la Banque de rembourser donc, à cause de l’amateurisme du Directeur.

Or, dans le domaine des finances et de la banque, l’amateurisme ne figure dans leur dictionnaire, il faut une gestion rigoureuse. Mais, la manière cavalière et désastreuse par laquelle l’institution bancaire est gérée, presque tous les employés craignent perdre leur emploi. Du fait qu’il est décrié pour son incompétence à gérer une institution financière avec une formation qui ne cadre pas avec le profil (conformément au circulaire de la commission bancaire no 002-2011/CB/C), des voies s’élèvent au sein de la banque pour qu’un  autre directeur lui soit adjoint.

Le drame dans toute l’affaire est que le Président du Conseil d’administration le sieur KAVEGUE reste aphone sur la gestion préjudiciable qui est faite. Lui-même, le 11 novembre 2009, n’a-t-il pas aussi contracté un prêt de 10 millions de francs Cfa et que moins de 2 millions sont remboursés à ce jour.

Dans sa gestion calamiteuse de la banque, le DG Abissi Tagba a fait débloquer de façon solitaire 1 milliard 300 millions de francs Cfa pour l’ménagement de l’immeuble du siège. A ce jour seule la façade est faite et encore de façon superficielle surtout que les rubriques du budget n’ont pas été respectés. A l’intérieur du bâtiment, les murs sont restés tels qu’ils étaient au temps de la Caisse d’épargne et de crédit. Il est palpant de constater qu’aucune nouvelle couche de peinture n’a été faite, ne serait-ce que pour donner de l’éclat.

Le sol qui devrait être retapé, est resté en l’état, de même que les portes avec des serrures en de mauvais état. Dans les bureaux des responsables de la banque, c’est la décrépitude plus ou moins avancée avec de murs lézardés, des fissures par endroits, des plafonds perforés bref des conditions pas dignes d’une institution bancaire. Et pourtant, le DG a déjà fait débloquer de colossales sommes à cet effet. Qu’en a-t-il fait ?

Les installations sanitaires ne sont pas non plus au beau fixe. Aussi curieux que cela puisse se présenter, alors que le personnel se servait de l’eau de robinet fournit par la Togolaise des eaux (TdE) pour les besoins, cette fourniture  a été interrompue pour des raisons encore élucidées. Et pour cause, les employés sont contraints d’utiliser de l’eau de forage. Le vase contenant l’eau pour tirer la chasse se présente dans un état lamentable avec l’intérieur foncièrement rouillé.

Le rez-de-chaussée du bâtiment a été aménagé par la Compagnie d’assurances Bénéficial Life. Aujourd’hui, le rez-de-chaussée est gardé en l’état. Devra-t-on rappeler qu’un peu avant le départ de la Compagnie, cela a failli être source de conflit entre le DG et Beneficial Life Insurance surtout que cette dernière s’apprêterait en ce moment d’ester la Banque et le DG en justice.

Devra-t-on rappeler que vers la fin de l’année 2010, le ministre Ayassor a boudé la cérémonie de lancement officiel de la banque pour non respect de certaines dispositions. Un peu comme pour dribbler le ministre Ayassor, le DG Tagba a invité le premier ministre pour la cérémonie. Ce dernier l’aura renvoyé chez son ministre de tutelle.

Il lui est aussi reproché de ne pas respecter certaines normes notamment le respect du nombre d’heures légal de travail et le paiement des heures supplémentaires, le déblocage des avancements du personnel et la régularisation des congés non jouis pour ne citer que ces points. A cette panoplie s’ajoutent des revendications su syndicat qui réclame entre autres, l’amélioration des salaires de l’ensemble du personnel et l’extension des salaires de l’ensemble du personnel.

C’est dans tout ce méli-mélo que le Directeur de le BPEC s’est offerte gracieusement trois voitures notamment une Peugeot 407 qui, selon les indiscrétions, est à utiliser le matin, une autre Peugeot 307 pour le soir en rentrant et une autre 4×4 de type Prado pour le week-end. Sacré DG Abissi Tagba !

Pour la cérémonie de lancement officiel de ladite banque un budget global de près de 85 millions a été élaboré mais là encore on soupçonne une mauvaise gestion. Ce soupçon se confirme d’autant plus qu’au titre de ce budget, il est prévu entre autres, la confection de costumes, de Tee shirt, de polo, le tout pour une quantité de 900 pièces. A ce jour le personnel n’a toujours pas encore bénéficié de cela or, l’idée est d’arriver à doter le personnel d’un costume de travail comme cela en est le cas dans d’autres institutions bancaires. Juste sur ces points, 5 millions sont partis en fumée

Le grand patron de la Banque populaire a non seulement mis la main sur la somme débloquée pour le réaménagement de l’institution mais, est aussi suspecté de ne pas réellement financé la construction des agences à l’intérieur du pays comme celle de Cinkassé budgétisée à hauteur de 77millions 816mille francs, celle de Hedzranawoé à 41 millions, d’Aného à 97 millions 485 mille, de Baguida à 71 millions et la construction de l’agence de Sokodé budgétisée à hauteur de 106 millions 824 mille francs CFA.

Sylvio Combey

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