Noun Fare retrouve ses amours avec « La Sirène des bas-fonds »


Le rang des romanciers togolais ne cesse de grossir. La journaliste Noun Fare vient d’y faire son entrée avec « La Sirène des bas-fonds ». Une cérémonie de dédicace a eu lieu samedi 27 Août dernier à l’Institut français (ex centre culturel français CCF). 

Elle est beaucoup plus connue sous le nom de Marthe Fare avec un chapeau de journaliste. Noun Fare vient de retourner à ses vieux amours : l’écriture romanesque avec « La Sirène des bas-fonds ». Il aura donc fallu deux ans pour que la crème puisse prendre avec l’onction de l’écrivain togolais Kangni Alem qui a d’ailleurs préfacé l’œuvre. « De la manière dont on dit que de l’amour à la haine il n’y a qu’un pas, de même, du journalisme à l’écriture romanesque il n’y a aussi qu’un pas. Mais ici, la particularité est que j’ai commencé par écrire avant de devenir journaliste », confie-t-elle.

Aujourd’hui, Noun Fare parle de l’amour, de l’adolescence et  de la prostitution des jeunes filles. Cette œuvre qui est en fait une Nouvelle, parle d’une jeune fille Winie. Celle-ci, bien que disposée à aimer,  rencontre quelqu’un qui n’était pas en mesure de la récompenser par amour. Au contraire, l’homme la fera vivre des pires moments de sa vie. Non seulement elle sera esseulée par ses parents, elle se verra embrasser la prostitution grâce à son homme. Mais, la chance finira par lui sourire avec un prince charmant qui sera finalement à ses côtés et partir poursuivre ses études à l’extérieur du pays.

Au-delà de cette aventure entre deux adolescents, Noun Fare. Avec « La Sirène des bas-fonds », Noun Fare se fait accueillir dans la famille des romanciers togolais, mais l’écrivain Kangni Alem lui semble ne pas être encore rassasié : « Les femmes ont des conditions très difficiles c’est pour ça que  je provoque en disant si chaque deux ans, nous pouvons avoir Noun Fare présente par un roman, nous en serons fiers ». Du côté de l’auteure, on vise encore plus loin : « Je ne veux pas grossir le rang de mes prédécesseurs qui n’ont écrit qu’un seul roman. Je veux aller au-delà, sortir de nouvelles choses et pourquoi ne pas être le premier prix Nobel de littérature au Togo ».

Ces ambitions, Noun Fare ménage sa monture pour les atteindre. A peine le premier bébé sorti aux Editions Awoudy, elle annonce le second « Rival » pour très bientôt. « Toute femme peut oser, toute le monde peut oser surtout la jeune fille togolaise. Il faut que la jeune fille togolaise prenne son destin en main, aille au devant de la scène et rayonner comme une femme leader », voilà un peu son appel à la junte féminine togolaise.

Sylvio Combey

2 Réponses

  1. je suis ETEKA fabrice.j viens de lire le roman aujourd’hui mème .et vraiment j tire un chapeau a FARE et tout ceux qui ont contribué. la question que je me suis posée jusqu’à lors est pourquoi le l titre « la sirène des bas-fonds »

  2. […] Sylvio Combey retrace le déroulement de la présentation de la nouvelle à travers son article Noun Fare retrouve ses amours de jeunesse. Togoportail est aussi revenu sur la présentation. C’est presque un résumé du livre […]

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