Commercialisation du « boudè »: Des barons devenus les grands dealers


A chaque augmentation du prix des carburants, la commercialisation de l’essence frelatée communément appelée « boudè » devient l’une des premières activités de revenu des jeunes. Des barons semblent bien être les grands dealers en la matière.

C’est un secret de polichinelle que la commercialisation du boudè suit un circuit mafieux en provenance du Nigéria e transitant par le Bénin. Ceci grâce aux problèmes en continue dans le Delta du Niger au Nigeria. Si à cet endroit il est souvent doigté du doigt de hauts cadres pour encourager le crise afin de s’enrichir dans la commercialisation de l’or noir, au Togo des barons n’en sont pas non plus épargné. Même s’ils ne semblent pas être directement impliqués depuis le Nigeria, ils en sont pour quelque avec son entrée au Togo.

En effet, les vendeurs eux-mêmes le reconnaissent, c’est devenu la croix et la bannière de traverser la frontière de Hilacondji, avec de l’essence frelatée sans verser d’énormes pourboires aux douaniers et ceci encore, en fonction de la marchandise transportée. Pour ce faire, la stratégie trouvée entre temps consistait tout simplement à traverser la frontière et à faire le plein du réservoir de son engin avant de revenir à accuse du prix très bas comparativement au Togo.

D’autres encore préfèrent utiliser des voies peu recommandables pour faire entrer leur marchandise au Togo. En ce qui concerne la première option, de hauts cadres togolais sont aussi impliqués. Eux aussi font le ravitaillement avec leurs grosses voitures. Souvent, ils ne vont même
pas jusqu’en pleine ville mais à quelques kilomètres seulement de le frontière, loin des regards indiscrets et à l’abri de certains policiers béninois qui font souvent la ronde. Parce qu’utilisant de grosses voitures, ils en font le plein de leur réservoir tout en profitant pour faire des provisions dans des bidons.
Et sans surprise aucune, ils ne subissent pas trop de tracasseries douanières.

De cette manière donc, ils contournent les nouvelles fixations des prix. D’ailleurs, la quasi-totalité des stations d’essence n’appartient-elle pas à ces hauts perchés qui se sucrent avec les multiples
augmentations sur le dos du contribuable togolais ?

Le drame est que le gouvernement togolais se montre prompt à revoir à la hausse le prix des carburants au moindre changement des cours à l’international mais a toujours affiché son insouciance à revoir les prix à la baisse quand les cours redescendent. Le pactole de bénéfice est empoché au grand dam des populations qui continuent par payer le prix fort.

Il est aussi surprenant et paradoxale qu’au Togo, les prix soient revus à la hausse alors qu’ils restent inchangés dans les pays de l’hinterland qui viennent s’en approvisionner au pays.

Si seulement en l’espace d’un mois, on opère deux augmentations successives sur les produits pétroliers jusqu’à 10% et ce, sans aucune mesure d’accompagnement. Et pourtant, le salaire du togolais reste toujours en deçà des attentes alors que le niveau de niveau de vie ne cesse de grimper de façon vertigineuse. Autant d’indices qui appellent à s’interroger sur la bonne foi des dirigeants et si réellement ils se soucient du bien-être des populations.

Il ne sera donc pas étonnant de voir cette augmentation répercuter sur des produits de premières nécessités.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :