Université de Lomé / Reprise de tensions à l’horizon ; Prof Ahadji Nonou, le cul entre deux chaises


La crise qui secoue l’université de Lomé semble connaitre un dénouement avec l’ébauche d’accord entre les parties prenantes. Mais, il n’est pas à négliger que ce n’est qu’une relative accalmie qui pourrait favoriser à tout moment une reprise de

Adou Seibou, Pdt MEET

tensions.
Depuis le 1er juillet 2011, les deux parties semblent avoir baissé les armes grâce à la réintégration du président du MEET, Adou Seibou, auparavant exclu pour six ans des deux Universités (les seules) du Togo. Avec l’ébauche d’accord intervenu entre le gouvernement et la masse estudiantine, on pense arriver à la fin de la crise or, les termes de l’accord restent encore flous selon certains étudiants.

Entre autres points, le gouvernement dit avoir accepté le principe d’établissement de bourses d’études universitaires en lieu et place du système actuel et qu’un décret sera pris pour rendre effective cette mesure à compter de la rentrée universitaire 2011-2012. Aussi a-t-il donné sa parole sur l’octroie au titre de la période académique de l’année en cours, d’une prime pour vie chère de 10.000fcfa.

« Un montant de 2,4 milliards est prévu sur le budget actuel pour la construction de nouveaux amphithéâtres et blocs pédagogiques polyvalents dans les universités de Lomé et de Kara », peut-on également lire dans le fameux contrat. Sur ce point l’on devra se demander ce qui a été fait avec les millions débloqués au titre du budget de l’année 2011 qui prévoient la construction des amphithéâtres ?

« Pour les étudiants il faudra que certains termes soient bien élucidés avant  qu’ils ne signent. Il y a dans le documents certaines expressions qui sont abusives », a confié le président du MEET, au site d’information du gouvernement. Pour certains observateurs, cette attitude des étudiants est justifiée surtout que disent-ils, « le gouvernement est rompu à jouer sur les mots, à manipuler avec les gens avec les mots et à rejeter après les accords ». L’on donne pour exemple le jeu du pouvoir sur les mots « parapher » et « signer » dans la signature de l’Accord politique global APG.

Pour l’heure, on craint une nouvelle reprise de tensions surtout que les étudiants ne sont pas satisfaits.

L’autre point qui fait beaucoup de salive dans la masse estudiantine est le fait que le président de l’Université, le Professeur Ahadji Nonou avait menacé démissionner si l’on réintégrait  Adou Seibou à l’université de Lomé. Jusqu’alors, le grand patron de l’UL observe un silence radio. Ne se
souvient-il plus de ses propres propos tenus sur les media ? Il est tiraillé sur rester et être traité d’ « irresponsable » et partir pour avoir respecté sa parole. Comme quoi, il a le cul entre deux chaises.

Une Réponse

  1. Et il risque de glisser et ne même pas s’asseoir sur une des chaises.
    S’il ne démissionne pas, je suis sur que les étudiants vont continuer la révolte et cela va entrainer son limogeage et ainsi il aura glissé entre les deux chaises

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