Des étudiants veulent marcher sur la présidence le vendredi 1er juillet


Les étudiants sont résolus à se faire entendre par tous les moyens. Vendredi 1er juillet prochain, ils entendent battre le pavé jusqu’à la présidence. L’information a été donnée lundi 27 juin, au cours d’une rencontre avec la presse à Lomé.

Des étudiants prêts à tout pour se faire entendre

Depuis le 23 mai, le campus universitaire de Lomé vit une atmosphère particulière. Les étudiants ont posé sur la table plusieurs revendications qui jusque là n’ont toujours pas encore de suite favorables, selon eux. Cette fois-ci, les étudiants veulent corser leur mouvement. Ils appellent à une marche populaire le vendredi 1er juillet prochain. Ils vont battre le pavé depuis la Colombe de la Paix jusqu’à la Présidence.

L’objectif est d’amener les premiers responsables du pays à mieux les écouter et trouver des solutions beaucoup plus idoines aux problèmes estudiantins.

Selon Awudi Kodzo, premier vice-président du Mouvement pour l’émancipation de l’étudiant togolais (MEET), les motifs principaux de cette mobilisation se résume à exiger la démission du président de l’Université de Lomé et la réintégration sans conditions du président du MEET, Adou Séidou exclu des universités du Togo, pour six ans. Selon lui, le président de l’UL le Professeur Ahadzi-Nonou Koffi n’a pas joué la carte de l’apaisement dans les revendications des étudiants.

A en croire Awudi Kodzo, les étudiants réclament aujourd’hui, l’ouverture d’une nouvelle table de négociations qui puisse amener à un véritable accord. « Sans cela, nous n’allons pas retourner dans les amphis », a-t-il dit avec véhémence.

Aussi a-t-il insisté sur le fait qu’aujourd’hui nombreux sont les membres du MEET, inclus lui-même, qui sont menacés. « Depuis un certain temps il ne m’est plus facile d’accéder au campus, ils nous menacent…ils viennent jusqu’à nous chercher dans nos maisons et nous appellent avec des numéros anonymes pour nous intimider », explique le premier vice-président du MEET qui se console : « mais nous savons que c’est une noble lutte que nous menons et nous pensons que le bon Dieu est avec nous ».

Pour cette fois, l’on se demande si les gendarmes pourront laisser les étudiants battre le pavé jusqu’à la présidence. Devra-t-on le rappeler, le président de l’Union libre des élèves et étudiants du Togo et de la diaspora (ULEETOD), Apékou Edi a été arrêté hier samedi matin et gardé à la direction de la police judiciaire (DPJ) à Lomé.  Il ne sera relâché que le lendemain. Son mouvement avait programmé une marche le samedi dernier pour exiger la réintégration de Adou Séibou.

Selon certaines sources, la marche n’avait pas encore commencé quand les forces de l’ordre ont assiégé le terrain des Bas-fonds de Saint-Joseph de Lomé, point de départ de la marche en mettant d’abord la main sur un étudiant.

Le même scénario ne risque-t-il pas de se produire avec le MEET ? « wait and see ».

Sylvio Combey

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :