Impartialité des membres des Commissions: Le Togo sur la voie du Libéria ?


Depuis juin 2009 où la commission vérité et réconciliation du Libéria a rendu public son rapport final, le Parlement n’a toujours

Mgr barrigah, Pdt CVJR Togo

pas adopté le document, les membres de cette Commission restent divisés, faisant douter de leur impartialité. 

L’impartialité des membres de la Commission vérité et réconciliation du Libéria sont aujourd’hui mis en jeu. L’un des points de discorde est l’implication de le Présidente Ellen Johnson Sirleaf. Des membres jugés proches d’elle auraient refusé de valider le rapport pour adoption à l’Assemblée nationale. La Commission, faudra-t-il le rappeler, est formée de neuf membres, notamment de personnalités religieuses et avocats pour refléter la diversité religieuse et ethnique du pays, déchiré par 14 ans de guerre civile. Ils sont nommés par le chef d’Etat après concertation avec sept membres d’un jury de sélection. La commission que préside Jerome J. Verdier est assistée par trois conseillers techniques internationaux, dont deux nommés par la CEDEAO et un par le Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, qui forment le Comité international de conseil technique.

Cette Commission a, entre autres recommandations, publié une liste de 36 personnes qui ne devront pas faire objet de poursuites malgré leur implication dans le conflit, seulement pour le fait qu’ils aient « admis leurs torts, témoigné en toute honnêteté et exprimé des remords antérieurement ou devant la Commission ».

Dans ce lot figure le commandant rebelle Milton Blayi qui serait responsable du meurtre de 20.000 personnes durant la guerre civile.

Elle recommande aussi l’établissement d’un Tribunal pénal extraordinaire pour le Libéria à Monrovia, citant en particulier le nom de huit anciens chefs de guerre devant être poursuivis, parmi lesquels l’ancien président Charles Taylor, dont le procès est en cours devant le Tribunal spécial pour la Sierre Leone, à la Haye, ainsi que Prince Johnson, actuellement sénateur.

Le Togo pourra-t-il échapper à cette triste réalité ? Comme au Libéria, les membres de la CVJR ont été nommés par le Chef de l’Etat. Des voix se sont alors élevées pour fustiger certaines personnalités qui sont accusées d’une manière ou d’une autre, responsable ou pour avoir encouragé des bavures et massacres.

L’on ne peut plus aller de retro sinon il aurait judicieux que ces commissaires soient choisis à l’issue d’un référendum.

Une Commission de ce genre devrait former une chaîne de référence mais quand il y existe un maillon faible, dont la réputation est entachée, le discrédit est jeté sur le résultat final.

Ces Commissaires pourront-ils vraiment rester impartiaux ? Nombreux sont les Togolais qui restent sceptique qu’optiques.

S.C

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