1er Salon sur les déchets plastiques: Les exposants invitent à des comportements éco citoyens


Les jeunes togolais sont de plus en plus soucieux des risques auxquels sont exposées les populations avec la prolifération des sacs déchets plastiques. Un salon vient d’être organisé à cet effet. Une occasion pour les exposants

Visite d'un stand de lampe solaire

de parler des possibilités de recyclage, de réutilisation pour réduire ces déchets dans la nature. C’est l’Université de Lomé qui a abrité ce rendez-vous la semaine dernière.

Pavés, briquettes, sacoches et sacs en bandoulière, objets d’art et de décoration, poupées ou encore jouets, voilà autant de produits faits à base de sachets de pure water, de papiers, et de cannettes de boisson que des jeunes issus de diverses associations ont exposé au à l’Université de Lomé, le vendredi 07 mai dernier. Ce salon des 3R c’est-à dire Recyclage, Réutilisation et Réduction est une initiative de l’Ambassade des Etats Unis au Togo en collaboration avec l’Association Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (STEJ). Ils étaient donc, outre l’Ambassade des Etats Unis, neuf (9) associations à exposer au Campus de Lomé, en face de « American Corner ».

Certains de ces exposants sont de pure produits de l’Université de Lomé comme ceux de l’Association des scientifiques environnementalistes pour un développement intégré (ASEDI) qui pour s’auto employer, après leur formation en environnement,  ont jugé bon de se réunir et cogiter sur les voies à travers lesquelles ils peuvent mettre en pratique leur connaissance. Dans cette perspective, ils ont mis en route des initiatives pour sensibiliser les agriculteurs sur l’utilisation écologique des engrais chimiques et pesticides. Selon leur explication, l’objectif est d’arriver plutôt à l’utilisation des compostes pour la préservation de l’environnement. Ces compostes sont d’ailleurs fabriqués par d’autres exposants. C’est aussi dans ce souci de préservation de l’environnement que d’autres jeunes ont pris l’initiative d’utiliser des sachets de Pure water déjà utilisés pour servir de support aux pépinières, ce, pour les jardiniers qui n’auront plus à dépenser des fortunes pour s’acheter des petits pots.

Le génie de certains jeunes regroupés au sein de l’Association pour un environnement ensoleillé les a emmené à fabriquer des pavés en plastique qui auront à remplacer valablement les pavés aujourd’hui en utilisation dans la construction des routes. Et, toujours dans le souci de recyclage et de préservation de la flore, en fabriquant des briquettes. Ces briquettes sont fabriquées après transformation des papiers déjà utilisés, pour remplacer des charbons de bois utilisés dans les ménages, après abattage de bois. D’autres encore exécutent des programmes d’éducation à un environnement sain en milieu scolaire avec l’utilisation des poubelles.

En attendant que ces objectifs soient atteints, les Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE) qui ont aussi exposé, proposent des foyers améliorés qui pour réduire la consommation en charbons de bois de 40%. Leur utilisation contribuera à réduire l’émission du dioxyde de carbone (CO2) toxique à l’environnement et à l’homme et donc, de gaz à effet de serre nuisible pour la couche d’ozone. Ils proposent aussi des lampes solaires.

Des déchets de peu sont même utilisés par certains jeunes pour fabriquer des sandalettes. Comme quoi comme l’a dit Lavoisier : « rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme ».

En clair, le leitmotiv des exposants est la protection de l’environnement avec un  message commun, celui de recycler, réutiliser et réduire essentiellement les déchets plastiques qui sont laissés dans la nature. Ils espèrent bénéficier de financements pour pouvoir continuer leurs œuvres.

Ce salon, selon les organisateurs, rentre dans le cadre de la célébration de la journée internationale de l’environnement et de la terre célébrée respectivement les 16 et 22 avril dernier.

Protéger l’environnement en créant de l’emploi

« Si on dit qu’on est deux millions à Lomé et que tous consomment au moins un sachet de pure water par jour, cela sous entend qu’il y a au moins deux millions de ces sachets qui sont jetés dans la nature chaque jour », a souligné Abra Aimée Tenu, la coordinatrice de projets à STEJ pour mettre en exergue les catastrophes environnementales auxquelles l’action humaine exposent les prochaines progénitures. Ces sachets faut-il le rappeler, mettent au minimum, 400 ans avant de se détériorer. « Le taux d’extinction actuel des espèces vivantes animales et végétales est de 100 à 1000 fois supérieur au taux moyen constaté dans l’histoire de l’évolution de la planète », a observé Brenda Soya, la Directrice de la section des affaires publiques à l’Ambassades des Etats Unis. Le souhait pour les organisateurs et que ce salon, une première au Togo, soit un déclic pour des comportements éco citoyens.

 

Sylvio Combey

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