Assemblée générale de l’Unapeep : LES PARENTS D’ELEVES S’INSURGENT CONTRE LE RACKET DES CHEFS D’ETABLISSEMENTS


L’une des pratiques érigée en règle dans de écoles d’enseignement public est le racket des parents d’élèves de la part des chefs

Des membres du Bureau exécutif

d’établissement. Des parents d’élèves réunis au sein de l’Union nationale des parents d’élèves de l’enseignement public, ont levé le voile sur cet aspect au cours de leur assemblée générale la semaine dernière à Lomé, et entendent mener des actions pour mettre fin.

Malgré la gratuité des frais de scolarité décrétée par le gouvernement togolais, des parents d’élèves ne sont toujours pas exempts des cotisations parallèles. Une situation que ces derniers ont toujours dénoncée indiquant que le gouvernement a pris une décision sans prendre en considération les mesures d’accompagnement. Pour ces parents d’élèves, l’abîme devient de plus en plus grave avec des chefs d’établissements qui, disent-ils, se prêtent à une forme de racket. « Il y a beaucoup de chefs d’établissements qui ont créé de diverses taxes comme achat de chemise, de pochette, garde-vélo, achat de badge, de carte d’identité », explique  Assiongbon Philipp, le conseiller en communication d el’Union qui indique aussi que « ces chefs d’établissements exigent des parents d’élèves des cours de répétition et, les parents qui n’obtempèrent pas sont contraints de voir leurs enfants reprendre la classe l’année suivante ».

Selon ses explications, cet état de fait est dû à un décret maladroitement pris par l’ancien ministre de l’éducation Yves Madow Nagou qui a relevé les prérogatives des chefs d’établissements.

Cette Assemblée générale de l’Union nationale des parents d’élèves de l’enseignement public placée sous le thème « l’école et les parents », a aussi donné l’occasion aux membres de condamner une fois encore la révocation de  Parkoo Kwami Kudzodzi, le proviseur du lycée d’Attiégou, sur un coup de tête du ministre pour n’avoir pas figuré à la première page d’une périodique que publient les élèves dudit lycée.

Aussi, les parents d’élèves disent constater que les conditions d’étude de leurs enfants ne sont pas du tout réconfortantes. « Nous avons des salles de classes insuffisantes, le nombre d’élèves est pléthorique dans des salles à telle enseigne que les allées sont presque inexistantes empêchant les enseignants de bien dispenser les cours », confie Césarus Doto, président de l’Association des parents d’élève au Collège d’enseignement général (CEG) d’Anié, dans la préfecture de l’Anié.

L’Unapeep s’est aussi plaint des conditions dans lesquelles le système Licence Master Doctorat (LMD est appliqué dans les universités du Togo. Selon eux, le système anglo-saxon donne du fil à retordre aux enseignants et aux étudiants qui, jusqu’alors, disent-ils, ne cernent pas encore les contours.

En revanche, ils se sont félicités de la réouverture des centres de formation, de la suppression du concours d’entrée en classe de seconde et de certains efforts de construction de salles de classes même si elle se fait à un rythme de tortue et que les besoins en matière d’enseignement de qualité ne sont pas encore satisfaits.

S.C

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