Réfection des routes à Lomé: Des travaux qui laissent entrevoir de l’amateurisme


Depuis quelques semaines, le gouvernement togolais n’a cessé de claironner sur les toits, l’exécution des travaux de réfection des routes de Lomé. Ceci nous-dit-on, « sous l’impulsion du chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé ». Certains de ces travaux viennent à peine de se terminer que transparaissent certains ratés laissant entrevoir l’amateurisme des entreprises auxquelles sont confiées ces marchés.

L’une des voies de la capitale qui ont été prises d’assaut par les ingénieurs en travaux publics est la Rue 3, Hédzranawoé qui mène, à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, voie qu’emprunte le chef de l’Etat pour ses voyages à l’extérieur du pays. Le constat fait après exécution des travaux est que la surface de la voie n’est pas homogène. Des ingénieurs en travaux publics, sous le couvert de l’anonymat, le reconnaissent et expliquent que cela est dû à plusieurs facteurs. Ils citent entre autres la vétusté des engins utilisés, une probable incompétence des conducteurs d’engins, du bureau de contrôle, du chef de chantier, ou du directeur de travaux ou encore l’incompétence des manœuvres. « La technique de replâtrage des routes n’a pas été maitrisée », nous conclut-on.

D’autres ingénieurs estiment que la faute peut ne pas être attribuable à l’entreprise exécutante car, indiquent-ils, « le Cahier de Prescription Technique (CPT)  n’a pas répondu aux exigences ». « Nous avons certains patrons qui n’ont aucune idée de la réalité du terrain et négocie des marchés en l’air. Au finish, on se voit contraint d’exécuter les travaux avec les moyens alloués qui malheureusement ne sont pas forcément chaque fois à la hauteur du travail à faire »,  a pesté un ingénieur qui a requit l’anonymat avant de poursuivre « je crains que ces travaux ne dépassent même pas une durée de cinq (5) ans ».

Selon ses explications, avant de réhabiliter une route, il est recommandé de niveler d’abord la route en procédant au replâtrage des nids de poule, chasser les poches d’air, avant d’y poser l’enrobé (ndlr : substance condensée et préparée sur mesure pour la réhabilitation avec du béton bitumineux).

Mais, bien avant la Rue 3, Hédzranawoé, des travaux ont été faits sur l’Avenue AKEI qui mène de la Nationale no1 à Novissi. De l’avis des professionnels en la matière les mêmes travaux exécutés par l’entreprise NECTO est plus ou moins appréciable. Mais, il faut souligner que, le fiasco était en branle, quand les conducteurs se plaignaient de l’état de l’infrastructure et que des ingénieurs avaient procédé à la pose des bornes aux abords de la voie.

Aussi, précisons que le calvaire des conducteurs se poursuit sur la Rue 1, Hédzranawoé où a été versé du concassé. En ces périodes d’harmattan, où souffle un vent sec et poussiéreux s’est mêlée la poussière que soulève la couche de concassée qui, par endroit, a d’ailleurs encore cédé.

Il est, certes, vrai que pour la relance de l’économie, les infrastructures routières, mais, il est aussi vrai que ce ne sont des infrastructures construites avec de la médiocrité qui y contribuent.

 

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