Violence faîte aux femmes: L’AMBASSADE DES USA AU TOGO VEUT BOOSTER LA LUTTE


L’ambassade des Etats Unis au Togo encourage la lutte contre les différentes formes de violences faites aux femmes. Une conférence débat a été organisée à cet effet avec les activistes de défense des droits de la femme et tous les acteurs impliqués le 23 novembre dernier, en présence de l’ambassadeur Patricia Hawkins, dans les locaux de ladite ambassade.

Depuis le 25 Novembre dernier, et comme chaque année, a démarré seize (16) jours d’action contre la violence à l’égard des femmes. « La communauté internationale doit répondre autrement que par de simples paroles à l’appel à libérer les femmes de la violence », l’appel a lancé la semaine dernière par l’ambassadeur des Etats Unis au Togo, Patricia Hawkins, en présence des défenseurs de droits de l’homme, d’éminents responsables de départements ministériels impliqués de même que des juges, magistrats et substituts du Procureur. Pour Patricia Hawkins, « aucun pays ne peut progresser si la moitié de sa population est marginalisée, maltraitée, et fait l’objet de discrimination ».

La coordinatrice de la Coalition Femme et Bonne Gouvernance au Togo de Wildaf-Togo, Prince-Agbodjan Akolé a, dans sa présentation, indiqué que au Togo, les femmes vivent dans une servitude notoire malgré qu’il soit stipulé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) que « tous les êtres humains naissent libres, et égaux en dignité et en droits ». Elle a énuméré ces formes d’oppression des droits de la femme par des pratiques comme le lévirat, le viol, le viol conjugal, l’inceste, le mariage précoce, la fistule obstétricale, des femmes au foyer sans aucune garantie légale. « Dans certains cas, les femmes n’ont pas confiance aux acteurs judiciaire et para judiciaires », a-t-elle déploré expliquant qu’l est constaté des cas où, la police ou encore la gendarmerie refuse de donner l’attestation de constat de violence. Selon ses explications les violences faites aux femmes interviennent sous plusieurs formes également, verbale, physique, matérielle, psychologique et institutionnelle. La recrudescence de la violence faite aux femmes, a-t-elle souligné, est due à certains facteurs comme l’impunité, l’ignorance des femmes en matière de leurs propres droits, et le pouvoir économique faible de la femme qui, les contraint, des fois, d’abdiquer.

Le tableau, selon Prince-Agbodjan Akolé, est sombre mais ; la femme dispose pourtant des boucliers, à en croire Raphael Kpande-Adjare, Président de la Ligue Togolaise des Droits de l’homme (LTDH). Pour les questions de viol, il a rappelé que l’article 87 du Code pénal punit de cinq à dix ans de réclusion l’auteur ou le complice du fait consistant à imposer par fraude ou violence des relations sexuelles à autrui contre son gré. Il a aussi précisé que la femme bénéficie d’une protection normative spéciale avec l’existence d’un arsenal juridique international et des lois spécifiques internes, appuyée par la protection institutionnelle.

L’ambassadeur Patricia Hawkins qui a suivi avec attention la quasi-totalité de conférence-débat, a attiré l’attention des institutions, des organisations et autres associations de défense des droits de la femme sur la nécessité de sensibiliser la populatio sur le sujet et surtout, la vulgarisation des dispositions légales mises en place par l’Etat togolais pour la protection des femmes et des victimes.

 

 

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