JOURNALISTES, ENSEIGNANTS ET JEUNES OUTILLES SUR LA SECURITE HUMAINE A ATAKPAME


Elèves, enseignants et professionnels de la presse se sont retrouvés du 14 au 16 octobre dernier pour s’approprier les notions de la sécurité humaine, de la

Photo de famille des participants

circulation et prolifération des armes légères et de petits calibres. C’était dans la ville d’Atakpamé, avec des corps habillés, des députés à l’Assemblée nationale et d’imminentes personnalités de la société civile.

Cette initiative du Réseau d’action sur les armes légères au Togo (RASALT), à en croire son président Félix kokou Aklavon, vise essentiellement à inculquer , les notions de paix et de non-violence dans la jeunesse qui selon lui, est l’un des acteurs d’un avenir paisible. D’où le thème : « Jeunesse togolaise, partenaire crédible pour la sécurité, la paix et le développement ».

Dans son intervention, Claudine Ahianyo Kpondzo, la coordinatrice du réseau ouest-africain pour l’édification de la paix, a indiqué que pour cultiver la non-violence, il appartient aux acteurs de revisiter leur histoire, réviser leur stratégie de lutte contre l’injustice sous toutes ses formes et penser sérieusement, a-t-elle dit, à une stratégie de mutation d’une culture de la non-violence et avec des actions concrètes. Et, une nation de paix est une dépourvue d’armes illicites. C’est donc dans cette perspective que le Colonel Assiah Toyi, président de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres, a édifié les participants sur les méfaits les armes légères, illicites ; source d’insécurité. Il s’est aussi appesanti sur les instruments juridiques réglementant le port et l’utilisation des armes de petits calibres tout en relevant que sa commission, depuis son installation en 2003, a détruit 9909 armes de tous genre et 699 228 munitions de tous genres.

Des discussions ont également eu lieu sur la bonne gouvernance et la participation citoyenne, , l’organisation territoriale de la sécurité publique et le maintien de l’ordre au Togo, les instruments internationaux intervenant dans ce domaine, de même que la place de la femme dans la politique au Togo. Roger Glokpor du Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC) s’est dit consterné du climat de peur et d’oppression qui a souvent régné entre civils et gendarmes. Le Commandant Amana Kodjo, chef d’escadron de la gendarmerie nationale a eu à répondre aux nombreuses préoccupations, des participants, relatives au climat socio politique qui règne au Togo avec les répressions à travers lesquelles s’illustrent les gendarmes. Pour sa part, le professeur Magloire Kuakuvi retraçant le parcours du Togo en matière des droits de l’homme depuis 1958, a précisé que la troisième République a été assez réfractaire aux libertés individuelles et collectives de type occidental. Abra Agnélé Christine Mensah Atoaemne, député à l’Assemblée nationale, présidente de la Commission des droits de l’homme a appelé les jeunes filles à se mobiliser plus pour défendre leurs droits, s’engager et se faire entendre, espérant que le travail commencera dès que les élèves retourneront pour former les « Peace clubs ».

Cette rencontre, rappelons-le, vient en prélude à un forum régional des jeunes qu’accueille le Togo en Janvier 2011.

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