Education : L’absence d’infrastructures transforme les écoles en de véritables foutoirs


Depuis quelques années, nombreux sont les inspecteurs d’étude, conseillers pédagogiques, enseignants, parents d’élèves bref, des acteurs dans le domaine de l’éducation scolaire qui ne cessent de déplorer la abaisse du niveau des élèves. Du cours primaire au lycée, le constat est pareil mais

façade d'une école (photo Lynx togo)

seulement l’on manque de toucher du doigt, des facteurs exogènes, qui concourent à cet état de fait. Au nombre de ces facteurs peut-on relever le manque d’infrastructures et de matériels didactiques, la qualité de l’enseignement et des enseignants. Les causes sont légion et pourtant les actions sensées endiguer le mal, traînent à se concrétiser.

Depuis le 13 Septembre dernier, les élèves, sac à dos, ont encore repris les chemins de classe. La plupart vont encore revivre le même calvaire que l’année précédente, les infrastructures étant quasi inexistantes. Dans certains établissements scolaires, privés comme publiques. Les apprenants se voient contraints de se mettre à trois par banc, souvent, dans des salles de classes jumelées. Et, on peut très facilement retrouver des élèves des classes des cours préparatoires dans une même salle ; idem pour ceux des cours élémentaires et des cours moyens, bien agglutinés, les uns contre les autres. Et on note également un nombre pléthorique d’apprenants dans des salles trop exigües. L’aspect de certaines salles, construites en terre cuite, non achevées, couvertes de pailles, ne favorisent pas la continuation des cours en période d’intempéries. A Lomé comme à l’intérieur du pays, la situation est gravissime. Les cours sont continuellement, suspendus jusqu’à ce que les précipitations ne s’arrêtent ou encore que les salles de classe inondées ne sèchent. Voilà donc autant de facteurs qui ne favorisent un bon déroulement des cours et de facto, ce sont les résultats en fin d’année qui reçoivent le coup.

A ces aspects, s’ajoutent la qualité de l’enseignement amplifié par le manque de matériels didactiques. « Tel enseignant, tel élève », ironisent certains observateurs. Ils avancent qu’un instituteur mal formé, ne peut jamais prétendre inculquer, à son tour, d’exactes connaissances à ses élèves. Par contre, le rendement ne peut-être que médiocre, il ne pourra que perpétuer les tares qu’il porte lui-même. Sans vouloir, faire porter la croix aux enseignants, il faut noter qu’ils sont l’un des facteurs clés de la réussite des élèves dans leur cursus scolaire. Au finish on constate qu’il y a de ces élèves qui trainent ces tares jusqu’à l’université avec certains même qui n’arrivent pas à écrire de bonnes phrases ou encore à s’exprimer sans tordre le cou à la langue de Molière. D’autres se contentent de leur français approximatif. Loin de faire porter la croix aux instituteurs, il faut aussi faire remarquer que les parents ont également leur part de responsabilité.

La situation est encore beaucoup plus dramatique à l’intérieur du pays où certains parents d’élèves se font prendre dans des marchandages de la part des instituteurs. Ils proposent des cours de répétition mais en réalité ce ne sont que les devoirs ou interrogations de classe qui sont traités au préalable, emmenant l’enfant à avoir des notes plus ou moins satisfaisantes et faisant croire aux parents que leurs enfants est « brillant ». Le constat est plus amer quand l’enfant passe en classe supérieure et qu’il n’a plus accès aux mêmes facilités.

Aussi on devra pointer un doigt accusateur aux élèves eux-mêmes qui font relèguent les études à l’arrière-plan, faisant des distractions, leur chasse gardée. Des filles se proposent en concubine avec comme idée maîtresse de pouvoir se voir attribuer des notes fantaisistes. D’autres garçons, des fois avec la complicité des instituteurs, falsifient les bulletins de note. Les aspects sont légion et ne font que participer à forer une classe d’apprenants de moindre effort qui ne se plait à cultiver la médiocrité.

Les problèmes devrait interpeller les autorités compétentes et mêmes la société civile en générale car, cela aura d’incidence fâcheuse sur le devenir de la nation qui sera majoritairement composée de citoyen inefficaces et qui seront à la recherche du gain facile, et se livrer à de basses besognes, pour les garçons, et la prostitution pour les filles.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :