Le RPT aux abois : le gouvernement au bord du gouffre


La proportion que prennent les évènements politiques au Togo semble donner raison à ceux qui pensent haut que le régime RPT avec leurs nouveaux collaborateurs, Amis de Gilchrist Olympio (AGO), se fourvoient dans des contradictions sans précédent.

Au lendemain des joutes présidentielles du 04 mars où le Front républicain

Col. Mohammed Atcha Titikpina, ministre de la sécurité

pour l’alternance et le changement (FRAC) et l’Union des forces de changement (UFC) ont annoncé des mobilisations populaires pour contester la réélection du candidat-président Faure Gnassingbé, nombreux étaient ceux du pouvoir qui s’en moquaient. « Ça ne mènera nulle part », se plaisaient-ils à dire. A un moment où le Frac soulevait chaque samedi, de véritables marrées humaines « jaunes », des campagnes de démobilisation n’ont pas tardé à fuser.

S’en suivront les séances de prières du Front qui seront réprimées au début, au siège de l’UFC, par des corps habillés, faisant des blessés ; entraînant des arrestations, et plusieurs dégâts matériels. L’alchimie sera trouvée avec le Temple Salem pour animer ces séances, cette fois-ci, tous les mercredis. A un moment donné, des sous fifres du parti au pouvoir ont commencé par dire que les chandelles des sympathisants du Frac s’émoussaient. Une manière sibylline, pour eux, de dire qu’il n’y avait plus d’affluence et que la stratégie était nulle. Seulement, grand était l’étonnement du citoyen lambda, surtout, de voir les mobilisations qui disaient-on, ne gênaient pas, interdites, de même que les séances de prières. Les contrevenants étaient purement et simplement soumis au châtiment de matraques et de grenades lacrymogènes.

D’autres observateurs poussent plus loin leur analyse et font observer que « la stratégie du pouvoir, c’est détruire l’UFC, la seule force d’opposition réellement implantée dans toutes les régions du Togo et dans toutes les couches sociales, se servir des forces armées pour réprimer toute contestation populaire, museler les médias, provoquer et prétexter de l’insurrection pour mettre fins aux libertés publiques, emprisonner les leaders politiques, instaurer l’état d’urgence, supprimer les partis et les activités politiques, mettre en place un gouvernement militaire, revenir au parti unique RPT ».

Pourquoi interdire une mobilisation de rue si la constitution garantit ces droits ? Pourquoi interdire les séances de prières alors que les textes constitutionnels que le peuple s’est lui-même donné garantie la liberté de religion ? Pour certains observateurs, ce sont des signes avant-coureurs du déclin d’un régime bientôt vieux de cinquante ans.

Sylvio Combey dans Crocodile no808

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