Nioto dans la tourmente : Le DG menace de licenciement, les employés observent un sit-in et déposent un préavis de grève


La seule usine de fabrique d’huile au Togo, Nioto est dans la tourmente et fonctionnera ces jours-ci au ralenti. La totalité des employés de cette usine a déposé hier auprès de la direction, un préavis de grève de quarante-huit (48) heures renouvelable. Ce préavis fait suite à un sit-in que ces derniers ont eu à observer hier et aujourd’hui dans l’enceinte de l’usine pour amener la direction à reconsidérer sa décision de licencier plus de soixante-une (61) personnes sur les cent soixante treize (173) que compte l’entreprise et de mettre au chômage technique, quatre-vingt (80) autres.

La direction de Nioto a, en effet décidé de procéder à un dégraissage de son personnel en licenciant soixante une (61) personnes et en mettant au chômage technique quatre-vingt (80) autres, le temps de régler des problèmes de comptabilité et pouvoir faire face aux dépenses de fonctionnement. Pour expliquer leur décision, les dirigeants de Nioto pointent du doigt les déboires de la Société togolaise des cotons (Sotoco) qui n’arrive plus à leur fournir la matière première nécessaire à leurs activités, c’est-à-dire des graines de coton.

Tous les employés, y compris les cadres de l’administration ont engagé un bras de fer avec les responsables de l’usine et demandé à négocier avec la direction afin de parvenir à une entente. Les conditions posées par les agents de Nioto pour accepter d’être mis à la porte, s’articulent autour de trois point : Le versement aux licenciés de cinq (05) ans de salaires comme mesure d’accompagnement, le remboursement de dix ans de cotisations aux employés et à ceux qui vont en chômage technique, le versement de 75% du salaire mensuel jusqu’à la fin de la mesure. Niet, a répondu M. Olivier Kergall, le Directeur général de Nioto aux grévistes. Il propose aux employés qui vont être mis sur le carreau, un mois de salaire comme mesure d’accompagnement, et à ceux qui iront en chômage technique, 25% du salaire mensuel jusqu’à la fin de la mesure. Ce qu’ont refusé ces derniers qui estiment que la direction « est en train de se moquer d’eux ». « Un mois de mesure d’accompagnement pour quelqu’un qui a travaillé durant des années dans une entreprise, c’est se foutre de notre gueule », a pesté un des grévistes avant de poursuivre : « Quelqu’un qui ne gagne même pas 60.000 F le mois et on veut le chasser du boulot en lui proposant un mois de salaire comme mesure d’accompagnement… Les mesures d’accompagnement se négocient et dans toutes les sociétés dans le monde, ces mesures excèdent au moins trois ans ».

Les grévistes ont profité de l’occasion pour lancer un appel à l’aide au service du travail du Togo et aux autorités gouvernementales.

Olivier adja

 

 

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