Atteinte aux droits de l’Homme : Des militants de Sursaut et OBUTS interpelés/ Kofi Yamgnane réclame leur libération immédiate


Le respect des droits de l’homme n’a plus droit de citer au Togo. Ces principes reconnus par des textes internationaux et que le Togo a d’ailleurs ratifié sont encore foulés au pied. Ces violations deviennent légion dans la capitale avec des intimidations, des interpellations et arrestations tous azimuts.

Des militants de Sursaut et OBUTS au frais

Des jeunes militants des formations politiques de l’opposition sont depuis quelques mois, poursuivis, interpelés et soumis à des traitements inhumains et dégradants. La dernière scène en date est celle de deux jeunes militants de

kofi Yamgnane

Sursaut Togo. Les sieurs Assimé Kokou et Azaléko Narcisse,  ont été enlevées par des inconnus au domicile de kofi Yamgnane à Lomé, samedi 03 juillet dernier à 3 heures du matin. Ils ont été conduits vers une destination inconnue par des hommes en tenues. Contactés, les responsables du parti de l’ancien maire de St-Coulitz confirment les faits. « Ces jeunes ont été interpellés et jusqu’alors les motifs de leur arrestation ne leur sont toujours pas encore notifiés » confie Sam Djobo, le bras de kofi Yamgnane. Il précise que le parti ne reste pas indifférent. « Nous avons commis un avocat à cet effet » a-t-il conclut tout en se préservant d’autres commentaires.

« On est sans nouvelles d’eux depuis cette date. On ne sait pas les raisons de cet enlèvement ni le lieu où ils se trouvent. Il s’agit donc d’un enlèvement comme en ont l’habitude la dictature togolaise, son gouvernement et ses milices ». a précisé kofi Yamgnane dans un communiqué rendu public. « L’ensemble des membres de Sursaut Togo et moi-même exigeons la libération immédiate de nos deux compatriotes ainsi que celle des membres de l’UFC, l’OBUTS, MCA… arrêtés dans les mêmes conditions », a-t-il conclu. .

 Kofi Yamgnane, rappelons-le, a été candidat à la présidentielle du 04 mars dernier au Togo mais il fut recalé à la dernière minute par la Cour Constitutionnelle. Il apporte son soutien inconditionnel à Jean-Pierre Fabre.

Visiblement, il n’est plus bon d’être militant de partis politiques de l’opposition au Togo. Outre ces deux militants de Sursaut-Togo, Aimé Apédo de la formation politique OBUTS avait été aussi interpellé dans sa maison au quartier Hanoukopé par des forces de l’ordre et conduit aussi vers une destination inconnue. Selon certaines indiscrétions, il lui est reproché de faire partie d’une bande de jeunes qui se préparaient à perpétrer des actes de vandalisme dans la capitale. Ces allégations ont été très vite rejetées par Agbéyomé Kodjo dont le parti est dissout et cité comme le cerveau de l’opération.

Des militants du FRAC menacés

Non seulement les militants des partis politiques sont harcelés, des sympathisants du FRAC qui expriment leur soutien lors des manifestations hebdomadaires sont aussi intimidés et menacés. Ils confient qu’il leur est désormais délicat d’aller aux mobilisations du FRAC, habillés en t-shirt de militants. Ces jeunes viennent très souvent de Bè Kpota, Gbényedji, Kodjoviakopé, Bè et bien d’autres quartiers de la capitale, réputés hostiles au régime RPT.

En effet, ces arrestations remontent au lendemain du simulacre du dernier scrutin présidentiel. Des jeunes militants de l’opposition ont été soumis à une vague d’arrestations et jusqu’alors les motifs de leur arrestation ne sont toujours pas élucidés. Pour cause, Fulbert Attisso et Guillaume Coco, deux responsables du MCA, un mouvement engagé à ne plus vivre un hold-up électoral ont été arrêtés et transférés à la prison civile de kara où ils sont détenus jusqu’à ce jour.

Les défenseurs des droits de l’homme à la charge

La situation devient préoccupante. Les défenseurs des droits de l’homme dénoncent des traitements cruels, inhumains et dégradants. « Il faut, purement et simplement, libérer les détenus », a martelé, Etsri Hihedeva Clumson-Eklu, président de l’Association Togolaise des Droits de l’Homme (ATDH). Il confie avoir effectué une visite à la prison civile de Lomé et s’est dit consterné de constater que « les jeunes interpellés à la suite du soulèvement social des 22 et 23 juin derniers, sont détenus dans des conditions carcérales effroyables ». Les défenseurs de droits de l’homme précisent que Spinoza reconnait qu’ «il existe le droit à l’insurrection lorsque les libertés fondamentales sont bafoués ». Aussi la Constitution togolaise reconnait ces droits à tout citoyen. Le président de l’ATDH a donc, appelé les autorités au respect de la Constitution et des textes internationaux que le Togo a ratifié.  La Déclaration universelle des droits de l’homme en son article 5 stipule : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants »

Doit-on le rappeler, il y a quelques jours seulement, des textes sur la torture ont été votés par les députés togolais. « Chasser le naturel, il revient au galop » les caciques du RPT et tenants du pouvoir sont encore loin de faire siens, les principes des droits de l’homme.

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :