Des responsables syndicaux bientôt démis de leur fonction


La grève du vendredi 02 juillet dont la tenue a été suspendue sine die par les responsables mais qui pourtant a été largement suivie, semble donner du tournis à l’Intersyndicale. Selon certaines sources, un congrès extraordinaire se profile à l’horizon pour démettre les responsables syndicaux.

Routes quasi désertes, activités sociaux-économiques au ralenti, voilà l’une des conséquences de la grève du vendredi 02 juillet 2010 à Lomé et sur toute l’étendue du territoire national. L’autre conséquence de ce mouvement est la marche inexorable vers un congrès extraordinaire au sein des syndicats pour, nous-dit-on, démettre les responsables.

En effet, les membres des syndicats se disent consternés de l’attitude de leurs responsables à la veille de leur mouvement de colère du vendredi dernier. Selon des sources concordantes, lors d’une assemblée générale tenue le mardi 29 juin dernier, les syndiqués ont exigé que la note d’augmentation du prix des produits pétroliers soit purement et simplement rapportée. Le constat est que les responsables vont, contre toute attente, opter pour un croc-en-jambe, acceptant des conciliabules avec le gouvernement et, avorter après le mouvement de grève. « Il avait formellement été demandé à la CSTT de soutenir la décision de l’ISTT d’aller à la grève si la décision n’est pas rapportée avant d’aller en négociation », soutient avec véhémence, Yawo Gbandjou de la Fédération des Travailleurs en Bois et Bâtiments (FTBC) au sein de laquelle se retrouvent six organisations de base. Cette attitude des responsables fait monter la tension au sein des syndicats. A l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC), on estime que les syndicats se font faits prendre au piège en acceptant de dialoguer avec le gouvernement, en réactivant le Conseil national de dialogue social pour canaliser les contestations de rues.

Le Président de la FTBC a aussi confirmé qu’il est prévisible d’aller dans les prochains jours à un congrès extraordinaire pour démettre leurs porte-paroles. « Les responsables syndicaux ne représentent plus la base », a martelé Yawo Gbandjou.

Le constat est clair, les conducteurs ont observé un mouvement de grève malgré la volte face des responsables des centrales syndicales. Pour Agouta Aladjou de l’ATC, la situation montre au gouvernement qu’il faut « écouter les gémissements du peuple et discuter avec les vrais acteurs ».

Ce revirement des responsables syndicats sont loin d’étonner les observateurs avisés de la scène socio-politique togolaise. Pour bon nombre de personnes, la plupart ou presque tous les patrons de syndicats sont désormais acquis au pouvoir. Faut-il le rappeler, depuis 1993, les syndicats ne sont plus arrivés à tenir parole

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