Dissolution d’OBUTS : Une décision juridico-politique contestée


Agbéyomé kodjo, le Président national d’OBUTS est loin de se réjouir de la décision de justice faisant prononçant la dissolution de son parti. « Cette décision inique est l’aboutissement de la

Agbéyomé Kodjo

cabale orchestrée par les membres de la Nomenklatura en complicité avec le sieur VIDADA et affidés pour faire payer à OBUTS son engagement résolu pour la vérité des urnes et des comptes ainsi que son refus motivé d’entrer dans le pseudo + Gouvernement de Large Ouverture et de Grande Compétence + », ne cesse-t-il de lancer.

Le siège du parti étant sous scellés, depuis vendredi 04 Juin dernier, le patron d’OBUTS a rencontré lundi dernier, la presse, dans un hôtel de la capitale. Pour Agbéyomé Kodjo il est judicieux de refaire une lecture tant sur la forme que sur le fond de la décision.

En ce qui concerne la recevabilité du dossier, il estime que la décision défie le bon sens et que « le sieur VIDADA régulièrement exclu du parti et ses affidés démissionnaires ne sauraient justifier de qualité ni d’intérêt né et actuel à agir ». Pour lui, le Ministère de l’Administration Territoriale en charge des partis reste la seule institution habileté à agir.

En déclarant l’action recevable, souligne Agbéyomé Kodjo, la juridiction de Grande Instance renvoie les partis à mieux se pourvoir. Cependant, poursuit-il, elle fonde les mesures provisoires  (interdiction provisoire et mise sous scellés du siège) sur l’hypothétique éventualité de troubles à l’ordre public. Ce qui ne saurait être anticipé ni démontré, précise,-t-il.

« En s’appuyant sur la démission de 7 membres fondateurs sur les 45, provenant de 21 préfectures, le sieur VIDADA et affidés demandent abusivement que la justice prononce la dissolution d’OBUTS qui selon eux, par ce fait serait illégal. Au regard  des centaines de milliers d’adhérents d’OBUTS répartis dans toutes les préfectures du Togo, une telle prétention de la  part  de personnes exclues ou démissionnaires du parti, laisse perplexe et ne saurait être  recevable », martèle Agbéyomé Kodjo.

Il dit aussi voir en cette décision, une volonté politique de faire taire l’une des voix les plus audibles qui ne cesse de porter le cri de détresse de toutes les filles et de tous les fils du Togo tout entier pour réclamer la vérité des urnes et des comptes dans le pays.

Le leader d’OBUTS rappelle aussi que « dans sa décision n° 0003 du 1er Février 2010, la Cour Constitutionnelle a mis fin aux turpitudes du Ministère de l’Administration Territoriale qui déniait la légalité à OBUTS en lui refusant la délivrance de son récépissé contrairement aux dispositions législatives et réglementaires régissant les partis politiques au Togo ».

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