Des journalistes discutent de la liberté de presse à l’Ambassade des USA au Togo


Une vingtaine de professionnels de la communication se sont retrouvés vendredi 20 mai dernier à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique pour plancher sur l’état de la liberté de presse en Afrique. C’était à travers une visioconférence en direct de paris avec deux spécialistes média. Il s’agit en l’occurrence du camerounais Thomas Yatenga et d’Eduardo Cue correspondant du magazine américain U.S News and World Report à Paris.

Pendant près de deux heures, les professionnels du micro et de la plume ont débattu sur un point essentiel de leur métier : la liberté. Selon certains journalistes togolais, cet effort est en train d’être sapé avec ce qu’ils ont qualifié de ‘corruption de la presse’. « Des organes naissent par et pour des réseaux politiques, se développent et survivent grâce à ces réseaux tant et si bien qu’il se développe actuellement au sein de la presse togolaise, une forme de corruption qui va malheureusement va faire disparaître le métier tel qu’il devrait exister dans les années à venir » a fait observer un journaliste d’une télévision. Cette affirmation a amené les deux experts à proposer des états généraux pour la communication au Togo, en Afrique, surout que le phénomène semble se généraliser selon eux.

Même si les journalistes sont unanimes à reconnaitre  que cette liberté ne doit pas être assimilée au libertinage, ils ont également souligné que cette profession se heurte à un problème essentiel : le nerf de la guerre. Pour certains, cette crise, surtout de la presse écrite, provient de la concurrence avec l’audiovisuel et plus loin, des média sociaux. Thomas Yatenga a fait remarquer qu’en 2009, un milliers de journalistes ont été licenciés, dans le monde, à cause de cette crise. Pour d’autres encore, il est plutôt souhaitable que les journalistes tendent à la spécialisation pour faire prospérer ce métier que beaucoup qualifient de noble. Mais, le deuxième expert Eduardo Cue, contrairement à thomas Yatenga a relevé que la presse africaine généraliste encore beaucoup d’avenir devant si elle surtout en compte le facteur de proximité. A Lomé, on fait noter que cette spécialisation sera confrontée à beaucoup d’obstacles surtout que c’est un secret de polichinelle que certaines rédactions ne comportent que deux voire trois journalistes et pire encore ne dispose pas de siège social.

Tour à tour, les journalistes avec les deux experts ont échangé sur les différents sujets qui handicapent une véritable liberté de la presse en Afrique. Faut-il le rappeler, Thomas Yatenga est actuellement chargé d’enseignement et de recherche au Centre d’Etudes des Mondes Africaines (CEMAF) de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Eduardo Cue lui, n’est pas à son premier contact avec le Togo, il y était en 2008, aux côtés des étudiants des écoles de communication au nombre desquelles,  l’ISICA.

Après celle du 5 mai dernier, cette visioconférence est la deuxième du genre qu’organise l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique avec les journalistes togolais sur la liberté de presse.

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