Le CAR et la CDPA tournent dos à Houngbo


Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et la Convention

De gauche à droite, Me Apévon du CAR et Prof Gnininvi de la CDPA

Démocratique des Peuples Africains (CDPA) rejettent toutes deus, une éventuelle participation au gouvernement dit d’union nationale et de large ouverture que prétend former Faure Gnassingbé par l’entremise de Gilbert Fossoun Houngbo.

Ces deux partis politiques qui se réclament encore de l’opposition tournent ainsi dos aux propositions du locataire de la primature à faire partie de son équipe.  Le parti de Me Apévon Dodji fait remarquer que « si sous la pression des événements le RPT a fait semblant de concéder un certain nombre de mesures concernant le cadre électoral, il s’est en revanche employé à bloquer systématiquement toutes les réformes susceptibles de mettre fin à son emprise sur les institutions républicaines. » Le Président National de ce parti souligne que c’est cela qui a amené toutes les institutions qui devraient concourir par leur neutralité républicaine à l’équité des élections, ont œuvré à ce que Faure Gnassingbé soit déclaré vainqueur. En clair, « le CAR n’entend pas participer au gouvernement ».

C’est le même son de cloche du côté du parti du professeur Léopold Messan Gnininvi qui estime que ce gouvernement doit être celui des réformes. Cette équipe selon la CDPA devra être en mesure d’assurer « la mise en place de procédures transparentes et justes en matière de recrutement dans la fonction publique, de nomination aux postes de responsabilité administrative ; une meilleure répartition des richesses nationales ; le respect des procédures en vigueur dans la gestion et l’attribution de marchés  publics ; de même que la traduction dans les faits de la réforme de la justice en vue de rendre notre justice indépendante et crédible ». Pour la CDPA, la fin aux privilèges socio- économiques, la lutte contre la corruption et la fin de l’impunité économique à travers le renforcement de l’autorité des organes de contrôle et de régulation ; la mise en œuvre d’une politique de l’emploi encore plus hardie en direction de la jeunesse ; le soutien des médias privés à travers l’octroie d’une subvention conséquente leur permettant de se soustraire aux influences politiques et de jouer en toute indépendance leurs rôles d’alerte et d’éclaireur sont aussi entre autres les conditions préalables pour une entrée au gouvernement.

Ces deux formations politiques ont déjà fait la triste expérience de ce qu’est une entrée dans un gouvernement d’un Gnassingbé et ressortir déplumé politiquement.

Mandaté par le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé, le Premier ministre reconduit Gilbert Fossoun Houngbo a entrepris depuis lundi 10 mai dernier, des consultations pour la formation d’un « gouvernement de large ouverture ».

 

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