Après le 04 Mars, un vent de peur souffle sur Lomé


Depuis le 04 Mars, un vent de peur a commencé par souffler sur le territoire togolais. La circulation, comme dans la matinée était limpide. Trouver un conducteur de taxi-moto à la recherche de clients était une perle rare. Déjà à 19 heures, beaucoup de boutiques ont fermé. Les stations d’essence aussi. Ils n’avaient qu’un seul argument « on n’a voté…et nous ne voulons pas de problèmes… » la question devrait bien étonner mais la situation togolaise est assez particulière et délicate.

Le lendemain des élections présidentielles au Togo a toujours été émaillé de violences faisant même des morts. Le tout récent, celui de 2005 à la suite de la mort de Gnassingbé Eyadéma a fait plus de 500 morts selon un rapport des Nations Unies.

Non seulement les togolais étaient démobilisés mais, dans la soirée, ils se sont accordés à rester chez eux dans l’attente de la publication des premières tendances. On pourrait croire à un couvre-feu décreté d’eux-mêmes. En revanche, certains stoïques sont restés dans les centres de vote jusqu’au convoiement des urnes au siège des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI).

Au lendemain du 04 mars, les activités ont repris assez timidement. Des boutiques ont tardé à ouvrir, des particuliers ont préférer rester chez eux, des élèves n’ont pas repris le chemin des classes et, même des centres, comme les marchés, où l’affluence est toujours au rendez-vous ont été par moment déserts.

48 heures après le vote, les togolais sont dans l’attente des premières tendances. En ville les rumeurs vont crescendo alimentant encore plus la peur. Pour certains observateurs, le climat peut se dégénérer si la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ne joue pas d’une manière responsable don rôle et proclamer les vrais verdicts des urnes.

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3 Réponses

  1. rien de plus mauvais ici à lome.notre president à déjà gagner,le reste n’est de tolerer et de rester tranquille.merci.

  2. on ne peux jaimain prendre le lion par la mian. IL faut faire la violence avec lui et retirer ce qu, il a par force parce que c, est trop au togo.

  3. C’est normal que l’athmosphère soit ainsi car en réalité, nul ne sait à quels saints se vouer après un scrutin jalonné de menaces partout à Lomé! La population a peur car on la croit toujours apte à se jeter dans la rue pour dénoncer des éventuelles irrégularités constatées dans le déroulement du scrutin.
    Et voilà que les résultats provisoires veulent leur donner raison!
    En tout cas, la population a de quoi s’inquéter dans un pays bien connu pour ses après-élections surtout quand les résultats sont empreints de tout ce qu’on sait. Elle sortira de sa torpeur ou de sa phobie.
    Merci.

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