Campagne électorale: Des activistes du RPT encore dans leur rôle d’intimidation


Certains activistes du Rassemblement du Peuple Togolais semblent ne pas avoir encore divorcé avec leur pratique sous le règne de Gnassingbé Eyadéma. Ainsi, tout au long de la campagne électorale, certains d’entre eux n’ont même pas

Un militant du RPT jubilant avec ceux due l'UFC

hésité de multiplier des actions d’intimidation à l’égard de l’opposition. Une situation qui aurait dégénéré n’eut été l’intervention des Forces Sécurité Election Présidentielle (FOSEP) ou de préfets par endroits.

Le mercredi 24 fevrier dernier, alors qu’une délégation du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) se rendait à Guérin Kouka, au nord du pays dans la région de la kara, dans la préfecture de Dankpen, pour rencontrer son électorat, une bande de jeunes militants du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) ont fait obstruction à la caravane. Il aura fallu l’intervention des agents de la FOSEP sensés assurer la sécurité pour que ces jeunes réputés être de ‘durs enagagés militants’ du RPT ne soit écartés.

La veille, un autre incident majeur s’est produit entre ces mêmes jeunes du RPT et des militants du RPT. Tout reposait sur les affiches à coller aux murs. Au grand carrefour de Guerin-Kouka, les militants RPT ont refusé à leurs adversaires politiques d’apposer les leurs. Une histoire anodine qui a failli amener ces militants à venir aux mains. Là encore, il aura fallu l’intervention rapide du prefet pour que cet incident soit traduit devant les responsables de la Commission Electorale Locale Indépendante (CELI), en présence des observateurs de l’Union Européenne (UE) et de ceux du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH).

Un des deux observateurs de l’UE déployé dans la région et sous le chapeau de l’anonymat, a confirmé cet incident et a d’ailleurs émis le vœu de ne plus voir se répéter ces genres d’incompréhension. Ce dernier relate qu’il a été convenu au cours de la rencontre avec les représentants des partis politiques à la CENI de ne plus poster d’affiche sur le lieu à problème. Mais fort est de constater que ceux du RPT, visiblement, n’ont pas respecté le consensus, les affiches sont toujours restés là.

Un des responsables de l’UFC confie que la situation devient de plus en plus récurrente dans la région et ils n’ont comme secours que les émissaires de l’UE dont les contacts leur ont été fournis et les membres de la CELI. Il dit subir des provocations lors des séances de mobilisation de leurs membres. « Nous pouvons être en plein meeting entrain de parler à nos militants et ils viennent aussi se mêler à nous pour nous provoquer mais nous ne réagissons pas » indique le même responsable de l’UFC avant de préciser « et pourtant nous sommes très souvent ceux qui avons la permission d’organiser nos réunions à ces lieux précis ». La scène s’est d’ailleurs produite en plein meeting à Kévé, dans la préfecture de l’Avé. Alors que les membres du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) s’entretenaient avec son électorat, des jeunes arborant des t-shirts à l’effigie du parti au pouvoir se sont mêlés à la foule, chantant et scandant les slogans du parti sous les regards passifs des agents de la FOSEP.

Aussi, le sieur Martin Tchin NAPO, militant de l’UFC, professeur à l’université de Kara, qui a délivré un discours à l’arrivée de la délégation du FRAC dans leur préfecture, s’est plaint après de voir un des violentés. Dans une correspondance adressée au bureau national du parti, a fiustigé l’agression d’un des leurs à domicile. Il indique qu’il s’en sort que c’étaient des militaires en tenue civile qui ont commis l’acte.

Et pourtant, quelques jours plutôt, on pouvait voir s’entrelacer militants des deux forces politiques. Bien qu’arborant des t-shirts à l’effigie du RPT, on les voyait se mêler à la foule, chanter et exécuter avec les autres, des pas de danse.

Le vendredi 26 février, un autre incident aurait été en préparation pour chasser du lieu de meeting, les militants de l’UFC. Des témoignages recueillis sur place quelques plus tard ont confirmé la présence de quelques jeunes portant des t-shirts mettant en exergue le candidat du RPT, Faure Essozimna Gnassingbé. Ces jeunes auraient été persuadé de vider par les membres de la FOSEP.

Cette situation fait déjà craindre aux observateurs avisés de la scène politique togolaise, le retour des habitudes décriées sous le règne d’Eyadéma. Les militants du pouvoir seront-ils eux aussi prêts à céder s’il arrivait qu’ils perdent ? la question beaucoup se la posent puisque le pouvoir prône la non-violence en période post-électorale.

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