Scrutin du 04 Mars : La transparence biaisée, la non-violence prônée


Depuis quelques semaines, presque toutes les sensibilisations ou messages du gouvernement et des organisations de la société civile sont axés sur un seul thème : la non-violence. Paradoxalement, les germes de la non-violence qui ne sont entre autres que l’opacité dans l’organisation d’élection est biaisée. La situation inquiète déjà plus d’un.

« De toutes nos discussions avec le facilitateur, on a l’impression que le pouvoir refuse tout ce qui a trait à la transparence du scrutin » c’est en ces termes que s’est exprimé le candidat de l’UFC Jean-Pierre Fabre devant le Sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines Johnnie Carson, le jeudi 4 février dernier. Ces points soulevés  par le porte étendard de l’UFC se confirment de jour en jour.

Le gouvernement bat d’un revers de main toutes les doléances de l’opposition en général pour devant permettre la transparence du scrutin et chasser de facto les fraudes massives toujours remarquées pendant les présidentielles au Togo et les actes de violence qui ont toujours découlées.

L’équipe à Gilbert Houngbo fait la sourde oreille à la traçabilité des urnes, à l’authentification des bulletins de vote avec une procédure transparente et fiable de collecte, de traitement et de proclamation des résultats sortis des urnes. De manière sibylline et pour faire accepter à la population le verdict des urnes même s’il est biaisé, le gouvernement préfère se verser dans des campagnes de sensibilisation pour prôner la non-violence et biaiser la transparence.

La non-violence n’est pas une bonne chose en soi, certes, elle engendre des pertes matérielles et en vies humaines mais, ne doit pas non plus être prise comme une fin à chasser si les plaies de ces violences ne sont pas panser à la base. Et, depuis un moment, outre le gouvernement, ce sont les acteurs de la société civile qui ont suivi le pas. Tout laisse à faire croire que les jeunes sont de nature très violents en période électorale, puisqu’ils sont la cible des campagnes, et qu’il fallait préparer les esprits à faire bon enfant.

Ainsi, on voit défiler tour à tour, des émissaires du gouvernement, apporter ‘la bonne nouvelle’, celle de la non-violence aux populations en particulier aux jeunes des quartiers qu’ils disent avoir reconnues ‘chaud’ en période électorale, nommément, Nyékonakpoè, Bè, Kodjoviakopé, Adéwui et autres encore.

 C’est à cette routine que se sont livré les responsables du Conseil National des Jeunes (CNJ) au centre Cesal le 12 février dernier. Le président Thierry Lakougnon a laissé qu’ils voulaient ainsi, « demander aux jeunes à s’inscrire dans la logique d’une élection paisible ». Une initiative appréciable quand les jeunes sensibilisent leurs pairs mais il faut relever que la contestation ne vient que quand les dés sont pipés et que des acteurs ne veulent pas jouer à un franc jeu, ce qui a d’ailleurs été toujours remarqué sur la terre de nos aïeux.

Même un collectif d’artistes de la musique togolaise, constitué à cet effet, se sont aussi prêtés au jeu. Ils ont unis leur voix pour prôner la non-violence. Les journalistes aussi se sont mêlés à la danse, portant sur les fonds baptismaux un réseau de Journalistes pour la Non-Violence Electorale en Afrique. Le rôle de des journalistes en période électorale n’est point à ignorer. L’expérience amère du génocide rwandais est encore vivace dans les mémoires. Mais, cela constituent-ils des raisons pour encouragée les fraudes ?

Sinon, depuis quelques semaines les togolais font ce constat. La plupart des activités organisées en ces périodes ont pour dénominateur commun ‘la non-violence’. Une situation qui laisse croire que c’est devenu un thème à la mode. Paradoxalement, beaucoup de ces acteurs ne daignent pas organiser des campagnes de même envergure pour réclamer la transparence des élections. La transparence ne doit pas être un vœu pieux, mais doit plutôt se traduire dans les actes pour proscrire les actes de violence.

 

 

Publicités

Une Réponse

  1. les élections d’octobre 2007 a été un cas palpable d’élection NON VIOLENTE ET TRANSPARENTE . Alors que craignez vous? quand il ya d’avantages d’observateurs et plus de policiers et de gendarmes (6000 FOSEP) .

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :