Togo / Scrutin 2010 et le jeu dangereux du gouvernement.


Moins de 30 jours et les Togolais seront appelés aux urnes, selon le calendrier

Pascal Akoussoulèlou Bodjona, porte-parole du gouvernement

établi par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Seulement, le consensus n’est pas encore trouvé sur certaines conditions relatives à une bonne organisation du scrutin mais, le gouvernement veut jouer dans la précipitation.

Depuis quelques mois, l’opposition togolaise et le parti au pouvoir sont à couteaux tirés sur le mode de scrutin devant régir la prochaine échéance électorale. Des rencontres se sont succédées à Ouagadougou sous la facilitation du Président du Faso Blaise Compaoré mais, la fumée blanche n’est pas encore sortie même si un autre round de discussion est encore prévu. Le 30 Décembre dernier le gouvernement prend deux décrets perçus dans les rangs de l’opposition comme la goutte d’eau qui a débordé le vase.

Le décret convoquant le corps électoral

Alors que l’opposition dans son ensemble dénonceune révision de listes électorales totalement bâclée avançant la nécessité de la reprendre, le gouvernement lors du conseil du 30 décembre 2009, prend un décret convoquant le corps électoral pour le 28 février prochain.

Le gouvernement se permet de se cacher derrière l’article 61 de la constitution qui stipule que « le scrutin présidentiel est ouvert sur convocation du corps électoral par décret pris en conseil des ministres 60 jours au moins et 75 jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice ». Ainsi, l’équipe à Gilbert Fossoun Houngbo feint de reconnaitre que l’article 51 de cette même constitution souligne que « tous les togolais des deux sexes, âgés de dix-huit (18) ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, inscrits sur les listes électorales et n’étant dans aucun cas d’incapacité prévue par la loi » Chose étonnante, la révision des listes pour établir une liste définitive et le gouvernement se prononce d’une manière jugée un peu trop maladroite.

Ils sont pourtant très nombreux ces acteurs politiques qui dénoncent un simulacre de révision avec des matériels défaillants. « Cette affirmation du gouvernement laisse croire qu’il veut foncer droit dans le mur, malgré les disfonctionnements » affirme un jeune de parti politique ajoutant « ils veulent encore nous amener à l’abattoir ».

20 millions, un cautionnement jugé trop exorbitant

Selon l’article 174 du code électoral, les candidats à l’élection présidentielle sont astreints au dépôt au Trésor public d’un cautionnement dont le montant est fixé par décret en conseil des ministres sur proposition conjointe de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et de l’administration électorale.  Alors que consensus n’est pas trouvé sur le montant lors de sa plénière du 24 Décembre, le Président de la CENI, Taffa Tabiou a unilatéralement demandé au Chef de l’Etat de trancher. « …Le président de la CENI s’en remet à l’arbitrage de votre Excellence afin que le montant qui sera retenu en conseil des ministres fasse coincider aussi bien la hauteur de la fonction du Président de la République… » -peut-on lire dans une correspondance adressée au Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé, correspondance dont Crocodile a pu se procurer copie. Ainsi donc Taffa Tabiou a donné la latitude au gouvernement de fixer le montant à 20 millions un peu comme en Côte d’Ivoire or, le PIB de ce pays fait à lui seul, 40% des pays membres de l’UEMOA.

Le RPT et la peur du report du scrutin

Au vue de la mauvaise préparation du prochain scrutin, les forces démocratiques de l’opposition réclament le report du scrutin. Un report qui selon eux, devra permettre de mieux et de bien préparer cette élection qui revêt un enjeu capital. Seulement, le parti au pouvoir persiste et martèle à tout bout de champs qu’il n’ ya aura aucun report Des propos qui font croire que le gouvernement veut continuer dans la précipitation et ne veut toujours pas céder. L’argument avancé est qu’on risque de se retrouver dans une situation de vide constitutionnel. « Archi faux, c’est du dilatoire » rétorquent des professionnels du droit qui expliquent que la constitution togolaise a pris en compte la question de vide constitutionnel.  « Le Président de la République reste en fonction jusqu’à la prise de fonction effective de son successeur élu » peut-on lire dans la constitution en son article 59. Qui trompe qui ? Le RPT a visiblement peur du report des élections.

2010 devra être une année de réjouissance des Togolais avec la célébration du jubilé d’or de l’indépendance du Togo. Les autorités ont donc obligation à organiser ces élections dans la pure transparence avec des règles acceptées par tous.

Sylvio Combey

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Une Réponse

  1. Quelle autre famille porte le nom Eyadema? Hein!!!
    QUI EST LE FRERE DU PERE D’EYADEMA, SES COUSINS? SES ONCLES ??? hein!!!
    Quelle est son arbre Généalogique? Hein!!!

    Très progressivement, on se convertit en Gnassingbé (famille très populaire à Kara) mais l’histoire ne meurt pas.

    Alors une leçon Mr BODJONA: NE REVENNEZ PLUS JAMAIS SUR LA CITOYENNETE DES CANDIDATS : JAMAIS!!! JAMAIS!!! JAMAIS!!!

    Sinon des VERITES vont sortir et ça va faire très mal.

    Quand il y avait eu des conflits entre le Commandant ADEWUI et Eyadema dans les années 1970, ADEWUIl avait commencé par faire ces révélations et Eyadema Etienne a pris peur. Il a alors payé des journalistes Européens pour réécrire son histoire (sa fausse BIOGRAPHIE) officielle que nous connaissons aujourd’hui dans « IL ETAIT UNE FOIS EYADEMA »(dans la précipitaton il a lui-même commis l’erreur en AVOUANT L’ASSASSINAT de Mr Sylvanus O.).

    Mais il n’y aucune trace de son père dans nos archives, ni de sa mère. C’est seulement Mr Robert ASSIH qui a confirmé sa présence au sein de sa famille autour de l’âge de 10-12 ans.

    C’est pour cela que AMAH GNASSINGBE dissait qu’il est un VRAI GNASSINGBE :allez-y comprendre.

    Alors Mr BODJONA, Etienne Eyadema était TCHADIEN ce qui explique sa méchanceté et sa barbarie envers le peuple togolais dont il n’a jamais fait partie. Donc ses enfants sont des togolo-tchadiens (mais togolais quand même car leur papa a occupé de haute fonction nau Togo) et nous ne devons rien espérer d’eux.

    Leurs comportements ne sont pas les comportements de vrais togolais ce qui confirme la thèse sur leur origine TCHADIENNE.

    PAS DE KOFFI = PAS D’ELECTION

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