Développement humain/ de la nécessité de lever les barrières.


la Représentante résidente du PNUD Rosine Sori-Coulibaly remettant le rapport à Gilbert BAWARA, ministre de la coopération

L’hôtel Eda-Oba a servi de cadre en fin de semaine dernière au lancement du rapport mondial sur le développement humain. C’est le ministre de la coopération Gilbert Bawara qui a présidé la cérémonie placée sous le thème « Lever les barrières : mobilité et développement humains », en présence des autorités de marque au nombre desquels Sory Coulibaly, Représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement au Togo (PNUD).

Depuis 1990 et ce, chaque année, le PNUD produit un rapport mondial sur le développement  humain plaçant l’homme au centre des préoccupations. « Ce rapport a pour but d’analyser sous le prisme du développement humain durable, les problèmes auxquels fait face le monde afin d’attirer l’attention de la communauté internationale et des décideurs sur les défis du développement » a expliqué Sory Coulibaly ajoutant que « Ce rapport présente aussi l’évolution de l’indice de développement humain qui traduit les conséquences des choix politiques sur le bien-être des populations ».

Selon les études, dans les pays d’origine, la migration a pour effet ’augmenter les revenus et de stimuler la consommation ainsi que d’améliorer l’éducation et la santé. C’est bien le cas du Togo où à se fier aux  enquêtes, il se révèle que le nombre de médecins togolais exerçant seulement en ville parisienne en France est plus élevé que celui au bercail.

Concernant l’impact de la politique nationale sur l’immigration le ministre de la coopération a estimé que le gouvernement met en route une stratégie visant à créer un climat pour le retour des togolais de la diaspora. « Les Togolais qui sont à l’extérieur du pays, nous travaillons afin qu’ils puissent mieux s’impliquer dans la reconstruction et le développement du pays, de même que dans le processus de réconciliation nationale » a déclaré le ministre Bawara.

La migration apporte généralement divers bénéfices, dont la forme la plus directe est l’argent envoyé à la famille proche. L’incidence positive de ces transferts est diffusée plus largement lorsqu’ils sont dépensés, générant des emplois pour les travailleurs locaux, tandis que les comportements peuvent évoluer en réponse aux idées venues de l’étranger. Les femmes, en particulier, trouvent ainsi l’occasion de se libérer des rôles traditionnels qui leur sont dévolus.

Il se révèle aussi que  les flux d’idées induites par les déplacements humains peuvent avoir un impact profond  sur les normes sociales et la structure de classe à l’échelle d’un pays tout entier. La situation entraine, néanmoins, une fuite de compétence.

Au vue de ces analyses, le rapport dresse un paquet de réformes reposant sur six points essentiels. Pour les experts, il est important de libéraliser et de simplifier les canaux légaux qui permettent aux personnes peu qualifiés de chercher du travail à l’étranger ; de garantir les droits fondamentaux des migrants ; de réduire les coûts de transaction associés à la migration. Ils proposent également d’améliorer l’impact pour les migrants et les communautés de destination ; d’exploiter les bénéfices de la mobilité interne ; et intégrer la mobilité aux stratégies nationales de développement.


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