Relecture de la loi organique de la HAAC / Des discussions houleuses ont libéré la Presse du joug de la HAAC.


La nouvelle loi organique de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication a fait l’objet d’une seconde lecture hier, au Palais des Congrès (siège du gouvernement). Cette séance a vu la participation de six délégués des organisations de presse, des honorables députés de la commission des lois, et de quatre (4) commissaires du gouvernement notamment les ministres Pascal Akoussoulélou Bodjona, Biossey Kokou Tozoun, Oulegoh Kéyéwa et le Secrétaire Général à la Présidence Séléagodji Arthème Ahoomey-Zunu. Au finish, toute la loi est révisée et les professionnels de la communication s’en félicitent. Au sortir de la rencontre qui a duré pratiquement toute une journée, le porte parole du gouvernement et le Secrétaire général de l’Union des Journalistes Indépendants (UJIT) se sont confiés à nous. Lecture.

Pascal Bodjona : « L’objet de la loi n’était pas de mettre en place un arsenal répressif contre la presse »

Pascal Bodjona, Porte-parole du gouvernement

L’objet de la loi n’était pas de mettre en place un arsenal répressif contre la presse, non !  Il y a eu des malentendus Le Président de la République, dans sa sagesse, a demandé à ce que l’ensemble des points qui ont fait l’objet de modification soit repris et relus. C’est ce que nous sommes venus faire dans la sérénité parfois avec des discussions très fortes mais nous sommes heureux de vous dire que  nous nous sommes entendus et l’étude a été faite sur l’ensemble des textes et je pu vous dire que c’est avec satisfaction que je peux vous dire que la loi sera adoptées très prochainement, la loi sera adoptée de manière consensuelle. L’objectif n’était pas de mettre en place l’arsenal répressif dans les mains de la HAAC contre la presse. Soyez rassuré que les modifications qui ont été étudiées aujourd’hui (lundi 16 Novembre ndlr), tendent à donner aux organes de presse et à l’institution qu’est la HAAC, les moyens nécessaires pour que la profession puisse se développer en respectant la déontologie et l’éthique qui devraient guider votre profession aussi noble.

Qu’est-ce qui a motivé l’introduction de cette loi organique ?

Je peux vous dire et cela c’est un défi que je lance à tout le monde. Peut-être le fait de n’avoir pas communiqué là-dessus à temps, vous a donné l’impression que cette modification a été introduite pour des raisons des élections, non ! Le gouvernement a introduit ce projet depuis le 26 Novembre 2008, à Kara. Nous l’avons envoyé à l’Assemblées Nationale il y a un an. Il a plu à l’Assemblée de l’étudier maintenant, il y a plein de projets sur la table du bureau. Donc pour le gouvernement, cela n’a aucun rapport avec les élections à venir.

Et-ce que vous reconnaissez que les journalistes avaient quand même raison de s’inquiéter

Les journalistes avaient raison de s’inquiéter mais il y avait plus de peur que de mal.

Crédo Tetteh : les attributions qui donnaient des attributions de gendarme et de policiers à la Haute Autorité, ont été modifiées

Crédo tetteh, Secrétaire Général UJIT

Concrètement, dites-nous, que retenir de votre rencontre ?

Nous dirons que la séance au parlement a été satisfaisante et à l’actif des organisations de presse parce que nous avons trouvé des honorables députés et des commissaires du gouvernement qui ont été très attentifs aux préoccupations des organisations de presse. Nous avions décortiqué les dix neuf (19) articles modifiés et aujourd’hui, nous pouvons dire que les attributions qui donnaient des attributions de gendarme et de policiers à la Haute Autorité, ont été modifiées. Maintenant, la Haac par  l’instance de son président peut sur requête saisir le tribunal compétent. Aussi, nous avons à notre actif, le rejet du rôle de conseil de discipline qu’on veut, par la modification du 30 Octobre dernier, donner à la Haute Autorité de l’Audiovisuel. Aujourd’hui, la HAAC doit jouer son rôle d’organe de régulation et a également cette possibilité d’organiser des séances d’audition en concertation avec les organisations professionnelles de presse pour réfléchir sur les manquements à l’éthique et à la déontologie donc ce n’est plus le rôle de gendarme et de policier.

Est-ce que vous vous n’êtes pas laissés piéger dans cette relecture ?

Non ! Nous nous sommes préparés avant de venir à cette session de relecture de ces dix neufs articles modifiés. Nous les avons pris article par article et nous avons fait des propositions. Ensemble avec les commissaires du gouvernement et les honorables députés, nous avons fait la part des choses. Nous pouvons dire que notre mobilisation générale au niveau de la presse a été un succès et puis nous a conduit à cette seconde relecture qui va dans l’avantage de la presse togolaise.

Interview réalisée par Sylvio Combey.

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