LA CSTT ET LA SAAD RECLAMENT UN TRAVAIL DECENT POUR LES EMPLOYES.


travailleursLa Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) et la Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD) se disent préoccupées par les conditions dans lesquelles travaillent les employés au Togo. Des conditions qualifiées d’exécrables. Lors d’une rencontre avec la presse la semaine dernière, ces deux organisations ont réclamé la prise de mesures idoines afin d’assurer un travail décent dans la zone franche  et dans l’enseignement privé laïc et confessionnel du Togo.


Le centre CESAL à Lomé avait en début de semaine dernière, servi de cadre pour abriter une conférence de presse animée par deux organisations de la société civile notamment la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) et la Solidarité et Action pour le Développement Durable (SAAD). Les responsables de ces deux organisations ont fustigé tour à tour, les conditions de travail des togolais. Pour eux, ce sont des conditions exécrables qui encouragent plutôt une sorte de brimade sur les lieux de travail.

Ils se sont levés contre le fait que les travailleurs ne soient pas déclarés par leurs employeurs à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) en vue de leur garantir une protection sociale.  Pour eux, la crise sociopolitique dans laquelle baigne le pays depuis plus d’une décennie ne devrait pas être un alibi.

Ils ont eu à rappeler que le gouvernement togolais, pour réduire le taux de chômage, avait  pris le décret Nº 90/40 du 4 avril 1990, portant création de la  Zone Franche Industrielle (ZFI). Une initiative sensée relancer l’économie togolaise. L’implantation de la ZFI, à en croire les responsables de la SAAD et de la CSTT, a conféré un certain nombre d’avantages spéciaux et de dérogations par rapport à la législation du travail au Togo, mais, ne sont pas allé du dos de la cuillère pour soulever que les employés opérant dans ces sociétés sont pour la plupart privés de sécurité sociale, de liberté syndicale et travaillent dans des conditions exécrables. « Ces travailleurs n’ont aucun statut dans leur service et leurs licenciements ne causent pas de problème à leurs employeurs car aucun contrat valable n’existe entre eux » ont-ils ajouté.

Monsieur Yves Dossou, le Coordonateur de la SAAD a rappelé qu’en l’an 2006, et à l’initiative des syndicats et des organisations de promotion et de défense des droits de l’homme, la question de la Zones Franches Industrielle et des enseignants du privé laïc et confessionnel a été soulevée. Le gouvernement togolais avait pris des engagements pour revaloriser la situation des travailleurs mais trois ans après la signature du Protocole d’Accord du Dialogue Tripartite, l’engagement pris par le gouvernement à réviser les textes relatifs à la Zones Franches Industrielle n’est pas toujours honoré.

Face à cette situation qui n’évolue pas, la CSTT et la SADD interpellent le gouvernement à mettre en exécution non seulement les engagements pris lors de la signature du Protocole d’Accord mais aussi la révision des textes instituant les Zones Franches Industrielles dans le pays.

M. Yves Dossou, Coordonateur SAAD, a par ailleurs appelé les employés à faire corps avec les syndicats afin de rentrer en possession de leurs droits. Du coté des autorités, a-t-il dit, le plus important est de prendre des mesures contraignantes pour  obliger les employeurs à déclarer leurs employés à la CNSS en vue de garantir leur protection sociale.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :