LA FIJ CONDAMNE LES MENACES DE MORT ET LES BRUTALITES CONTRE DES JOURNALISTES EN GUINEE


La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) condamne avec fermeté les brutalités et les menaces de mort par FIJla junte militaire au pouvoir à l’encontre de plusieurs journalistes. La FIJ appelle les autorités du pays à ne pas laisser les actes du 28 Septembre impunis.

Des journalistes nommément, Mouctar Bah, correspondant à Conakry pour l’Agence France-Presse (AFP) et Radio France Internationale (RFI), Amadou Diallo, de la British Broadcasting Corporation (BBC) et Mamadou Ba, du journal satirique Le Lynx ont été violentés durant les évènements tragiques du 28 septembre dernier. Un jounée qui s’est terminée avec un bilan assez alrmant, plus d’une centaine de personnes ont succombé avec un nombre important de blessés.

« Il est inacceptable  que ces journalistes pour avoir été témoins des exactions, soient pris pour des boucs émissaires » a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. « Nous condamnons toute forme de menace à l’encontre des journalistes et des médias » a-t-il ajouté.

Le 28 septembre 2009, Mouctar, Amadou, Mamadou et plusieurs autres collègues avaient fait une large couverture de la répression sanglante du rassemblement convoqué par l’opposition au Stade de Conakry qui aurait fait plus d’une centaine de morts, plus de 1200 blessés dont plusieurs violées en public. Ils ont été pris à partie par un groupe de militaires qui les a insultés, brutalisé et menacé de mort pour les réduire au silence avant de détrousser certains de leur argent et de leurs téléphones portables.

Après avoir été informés par des proches que les militaires étaient à leur recherche et sentant leurs vies en danger, Mouctar Bah et Amadou Diallo, sont aujourd’hui obligés de se cacher, ce qui constitue une sérieuse entrave au libre exercice de leur profession.

La FIJ, présente dans 123 pays dans le monde entier, demande aux autorités judiciaires guinéennes de diligenter une enquête pour identifier, juger et punir les coupables de violences contre les journalistes et tient la junte militaire pour responsable de tout ce qui arriverait à nos collègues. « Dans un contexte déjà tendu, toutes les dispositions doivent être prises pour garantir la sécurité des journalistes ».

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