DES JOURNALISTES DE LA CEDEAO EDIFIES SUR LEUR ROLE LORS DES PROCESSUS DE RECONCILIATION.


« Liberté et Responsabilité en Media » voilà le thème central qui a rassemblé pendant deux semaines, des journalistes de l’Union Economique et Monétaire Africaine (UEMOA). Ces derniers ont été édifiés sur le rôle qu’ils doivent jouer dans leur pays respectif, afin de contribuer à la réconciliation des peuples entre eux,  de maintenir, la paix, la stabilité et participer au développement. Le Togo, s’est fait représenter par Sylvio Combey de l’hebdomadaire L’Indépendant Express.

Beaucoup de pays africains ont traversé des périodes de crise et très souvent, des journalistes se heurtent à un dilemme dans leurs reportages surtout, lorsque ces pays sont dans une période de réconciliation. Se référer au passé est-il encore du ressort du journaliste ? Oui, répond l’expert en communication, Madame Massa Washington, de nationalité libérienne, invitée à la rencontre. Membre de la commission vérité et réconciliation au Liberia, Madame Washington, a encouragé les journalistes à jouer leur rôle de communicateur mais surtout avec tact. Ce tact, a-t-elle expliqué pourra se concrétiser à travers l’utilisation des mots qui ne doivent, en aucun cas raviver la haine, la révolte mais, qui rapportent la réalité, la vérité.

« La vérité doit être l’arme du journaliste », a renchéri madame Yasmin Sooka, membre de la commission vérité, réconciliation en Afrique du sud. La directrice de la fondation aux droits de l’homme a reconnu que le rôle des journalistes lors des périodes de transition est assez délicat et a appelé les ambassadeurs des pays de la CEDEAO à ne relater que la vérité. Cette vérité, ne devra pas aussi mettre en jeu, la réintégration des survivants, a-elle précisé, citant l’exemple des femmes qui ont été victimes d’abus, lors de la période d’Apartheid en Afrique du Sud. 

En clair, la presse, dans les pays qui marchent vers la paix, doit être assez prudente lorsque se référant à certains évènements douloureux du passé. « Si la communauté internationale qualifie aujourd’hui le Ghana d’être un modèle en Afrique en matière de démocratie, de liberté d’expression et de bonne gouvernance, c’est parce que la presse locale, joue son rôle », a lancé le directeur du quotidien ghanéen Daily Graphic, Yawo  Boadu-Ayeboafoh.

Pour l’heure, la commission vérité et réconciliation au Libéria, attend l’adoption de leur rapports sur les crimes commis sur les personnes. A en croire les responsables de la commission, 93,9 % des femmes ont été violées lors de la guerre civile de 2004-2005. En Guinée Conakry, la société civile attend que lumière soit faite sur les évènements du lundi 28 septembre qui ont engendré plus de 150 morts  et plus de 1000 morts, selon les rapports. Au Togo par contre, l’équipe de Mgr Barrigah est a pied d’œuvre pour que lumière soit faite sur les exactions commises de 1963 à 2005. Le vœu fort louable des togolais est que réparation soit faite à toutes ces personnes là qui ont subies des atrocités.

Les quinze (15) journalistes de la CEDEAO sont repartis dans leurs pays respectifs avec la détermination d’œuvrer au maintien de la paix et contribuer avec leurs plumes à la réussite des travaux du processus de réconciliation  

 

De retour d’Accra, Sylvio Combey

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