CAMBRIOLAGE AU SIÈGE DU CACIT /LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE SE MOBILISE


Quelques jours seulement après le cambriolage du siège du Collectif des Associations contre l’Impunité au Togo CACIT, la communauté internationale se saisit de l’affaire. Elle appelle les autorités togolaises à mener à terme,  des enquêtes aussi sérieuses soit-elles, pour situer les responsabilités et garantir le respect des dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme.fidh-

Le siège du Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) avait en effet, reçu dans la nuit du 28 au 29 août dernier, la visite de certains cambrioleurs. A en croire les responsables du CACIT,  l’ensemble du parc informatique composé de trois ordinateurs (3 unités centrales et 3 écrans plats, deux chargeurs, deux clés USB) à l’exception de l’imprimante et du fax, un vidéo projecteur appartenant à une organisation dite, sœur ont été emportés.  « Le combiné téléphonique ainsi que le mobilier de bureau, les  classeurs et d’autres matériels sont restés sur place », pouvait-on lire dans un communiqué signé de Togbui Komlanvi HOMEFA, le Vice-président du Collectif.

Face à cette situation, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), se saisit de l’affaire. Les responsables de l’Observatoire disent déplorer que ce forfait et s’inquiète de l’usage qui pourrait être fait des données récoltées par le CACIT dans le cadre de ses activités d’accompagnement des victimes. Il appelle donc les autorités togolaises à mener à son terme et sans délais, l’enquête entamée. L’observatoire tient à insister que cette enquête soit exhaustive, indépendante, effective, rigoureuse et impartial. Pour ce programme de la FIFH, les résultats devront être rendus publics et les responsables qui seront identifiés, traduits devant un tribunal indépendant, compétent et impartial conformément aux instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme, et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi.

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme,  demande à garantir le respect des dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, et plus particulièrement à son article 1 qui prévoit que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international” et son article 12.2 qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration”

A préciser qu’en décembre 2006 alors qu’il gérait des dossiers assez sensibles, le CACIT avait déjà été victime d’un premier cambriolage dans les mêmes circonstances et y avait perdu deux (2) ordinateurs. L’Observatoire, lui, a pour vocation de protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

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