LE GF2D TIRE A BOULET ROUGE SUR L’ACCORD DE OUAGA


 

Kuwonou Kafui, La Secrétaire Générale de GF2D

Kuwonou Kafui, La Secrétaire Générale de GF2D

Le Groupe de Réflexion et d’action, Femme, Démocratie et Développement (GF2D) était devant la presse en fin de semaine dernière. Les responsables du GF2D s’insurgent contre le consensus trouvé à Ouagadougou entre le RPT, l’UFC et le CAR avec le facilitateur Blaise Compaoré sur le parrainage des membres de la société civile devant siéger à la CENI,  par ces partis.

 

 

L’article 15 du code électoral préalablement adopté unilatéralement par les députés RPT stipulait que  la CENI est composée de 17 membres dont 3 membres élus par l’Assemblée Nationale pour le compte de la société civile. Le GF2D dit ne pas comprendre le revirement des acteurs politiques à statuer sur le fait que  la désignation des membres de la société civile devant siéger au sein de la Commission Electorale indépendante CENI soit effectuée avec le parrainage des partis représentés à l’Assemblée Nationale. Une décision qu’ils disent être loin d’accepter. Pour le Groupe, ce consensus constitue une dérive grave et porte atteinte au principe d’impartialité qui constitue l’essence même de la société civile.

« Cette tendance de acteurs politiques à la bipolarisation de la société civile est une tactique pour la fragiliser et l’empêcher de jouer de manière efficient son rôle de veille et de contre-pouvoir », se sont plaints les dames du GF2D et, appelle la société civile togolaise à rester mobilisée et vigilante afin de disent-elles, déjouer les pièges des acteurs politiques et de veiller au respect des principes démocratiques et à l’intérêt des populations togolaises. « Il ne saurait y avoir de société digne de nom qui accepte d’être parrainée par quelque parti politique que se soit dans l’accomplissement de sa mission », précisent-elles.

Il est à rappeler qu’en réponse à la saisine de la Cour constitutionnelle par l’Union des Forces du Changement sur la composition de la CENI, la Cour a estimé que « le choix des représentants des partis extra-parlementaires et des organisations de la société civile au sein de la CENI nécessite une référence à l’Accord Politique Global (APG) du 20 Août 2006 » et de renchérir que  « l’application de l’article 15, 3è et 4è tirets du code électoral doit prendre en compte les signataires de l’APG qui a établi un consensus national sur les questions d’intérêt national ».

Par ailleurs, le GF2D s’inquiète de ce qu’à moins de 6 moins des élections présidentielles, l’essentiel des réformes constitutionnelles convenues par l’APG ne soient pas encore intervenues. Il rappelle que « à ce jour, les questions aussi cruciales en démocratie et pour des élections répondant aux normes internationales telles que le mode de scrutin, la limitation du mandat présidentiel par exemple, n’aient pas encore trouvé une réponse consensuelle des parties prenantes à la vie politique nationale, et que les préparatifs des élections n’aient pas encore démarré »

 

 

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