Sécurité de la Présidentielle/Obligation de désarmer la population civile avant 2010.


 Pour promouvoir la paix, la sécurité, la stabilité et le développement durable, il s’avère indispensable de résoudre le problème de la prolifération, de la circulation et du trafic illicites des armes légères et de petit calibre. Et à grand pas, les togolais s’approchent des élections présidentielles, une élection jugée de capitale vu, les conséquences amères qui ont toujours découlé de ces rendez-vous. Toutes les attentions sont focalisées sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles et les leaders politiques feignent d’oublier un point crucial, celui du désarmement de la population civile.

Armes légères

Armes légères

 Avant 1990, la détention illégale d’arme est sévèrement réprimée, le gouvernement Olympio avait en 1962, pris des dispositions pratiques en ce sens. La situation a commencé par prendre de l’ampleur depuis les périodes 90 où le grand vent du multipartisme a soufflé sur le pays après des vagues de violences. Une occasion que les responsables politiques se sont offertes pour armer leurs milices afin de terroriser la partie adverse. Le hic, les discussions qui ont permis d’aboutir aux accords, ne se sont pas penchés sur la question. Et depuis lors, circulent dans nos rues, des milliers d’armes légères et de petit calibre. Nul n’ignore les conséquences qui découlent de la prolifération des armes légères. Loin de contribuer à instaurer un climat de paix et de sécurité, le phénomène attise la violence, crée un environnement propice à la criminalité et à la contrebande, alimentent les viols sur les femmes et les enfants. Les vols perpétrés dans les villes, d’après un sondage de la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères, ont été commis par des armes légères de petit calibre et de fabrication artisanale.

Aujourd’hui, la situation devient de plus en plus inquiétante du moment où, les détenteurs de ces armes sont toujours dans le pays et multiplie les réseaux pour commettre des forfaits. Cet état de fait, avertit un observateur politique, est très dangereux pour le Togo qui marche vers les élections que les fils et filles et même la communauté internationale souhaitent voir se dérouler dans les normes et sans heurt.

On peut citer comme armes légères ; les mitrailleuses lourdes, les lance- grenades portatifs, amovibles ou montés, les canons anti-aériens portatifs, les canons anti-chars portatifs, les fusils sans recul, les lance-missiles, les lance- roquettes antichars portatifs. Pour ce qui est des armes de petit calibre, on a les mitraillettes, les fusils d’assaut, les mitrailleuses légères dont les FAL Belges, les G3 allemands, la mitraillette israélienne UZI et surtout l’AK 47 arme légère russe la plus répandue et la plus utilisée dans les conflits armés.

Selon une étude fiancée par le Programme de contrôle des armes Légères de la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (ECOSAP), le problème de la prolifération des armes légères est réel dans toutes les régions du Togo. Parmi les causes figurent l’autodéfense, la perte de confiance en les forces de l’ordre, les conditions de vie précaire qui poussent les jeunes à subvenir à leurs besoins par tous les moyens, la possibilité de la fabrication locale par les forgerons, le manque de rigueur des agents de sécurité au niveau des frontières, la gestion des stocks légaux mis à la dispositions des forces de défense et de sécurité.

Les chiffres sur les armes légères devraient beaucoup plus effrayer. Elles ont fait plus de 3.500.000 morts en République Démocratique du Congo entre 1990 et 2004 et plus de 3.000.000 en Afrique de l’Ouest. Au Togo, les violents affrontements qui ont suivi le scrutin d’avril 2005, ont aussi leurs poids dans la balance avec le bilan alarmant présenté pas les associations de droits de l’homme. De ces évènements, le commissariat d’Aného a reçu la visite d’un groupe de jeunes qui se sont accaparés des armes mais seulement, ces armes après les enquêtes, n’ont pas toutes été récupérées. Et la situation devrait encore beaucoup plus inquiéter avec l’élection présidentielle de2010 qui s’annonce à grands pas.

Qui veut marcher vers la paix est appelé à contrôler et à limiter la circulation de ces ALPC qui ne mettent en aucun cas la population à l’abri. Aujourd’hui parce que à la portée de tous, facilement maniables, peu coûteuses et nécessitant qu’une formation sommaire, les armes légères et de petit calibre ne font qu’alimenter les réseaux mafieux. Le phénomène nourrit déjà la peur dans les rangs de la population civile et les autorités devraient encore plus se pencher sur la question et en faire une priorité afin que les togolais connaissent, pour une fois,  des élections libres, transparentes, apaisée et dont les résultats pour une fois, ne seront plus contestés. Que de se cantonner seulement aux réformes constitutionnelles et institutionnelles, la classe politique togolaise devrait penser à un accord pour désarmer la population civile. « Les mains vides d’armes, les mains vides de violence. »

 

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